La mécanique libertarienne

Un mécanicien libertarien fait face à des problèmes de moteur.

Il dit à son client :  »  vous savez, la source du mal vient des pièces du véhicule.  Il y en a trop . »

Le client acquiesce en se disant qu’il doit connaître son affaire.

Alors, le mécano procède, éliminant ce qu’il considère comme inutile et, après son ouvrage, remet les clefs de l’automobile à son propriétaire.

« Voilà! Pourquoi faire compliquer quand on peut faire simple? », clame-t-il.

Le jour suivant, le client revient.  Il soutient que sa voiture est moins fonctionnelle qu’avant et fait un boucan d’enfer.

« Je vois.  Je connais la solution » affirme le mécanicien.  Ce dernier reprit la voiture devant un client exaspéré.

Et il appliqua sa solution.  Il enleva encore plus de boulons et amputa le moteur de plus de ses composantes,  tout fier de son accomplissement.

Le surlendemain, l’automobiliste reprit sa voiture en espérant que tout était en ordre.

Cette même journée, il eut un grave accident et se ramassa à l’hôpital pour plusieurs jours.

Colérique, le client téléphona à son mécanicien en lui lançant des bêtises.  Celui-là répondit : « Bien là. Ce n’est pas de ma faute si vous ne savez pas conduire . »

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Le paradis sur terre du libertarien

Oui, mes frères, le paradis sur terre au Québec est à notre portée.

Il se situe à l’exogène de l’État et de la dictature syndicalo-socialiste qui empêchent le Québec d’avancer dans la prospérité perpétuelle.

Depuis 40 ans, le peuple québécois est prisonnier du joug arbitraire gouvernemental associé à la mafia syndicale qui brime nos libertés individuelles et nous maintient sous sa coupe afin de nous accroupir dans les pires conditions de vie du continent nord-américain.

Cuba, Corée du Nord, ancienne URSS, Québec, du pareil au même.  La pauvreté du Québec n’a d’égale que celle des pires régimes communistes.

Ne croyez pas les indices de qualité de vie ou les rapports évoquant fallacieusement une juste répartition des richesses qui soutiennent que le Québec est un bon endroit où vivre.

Ne tenez pas compte des études démontrant que le ratio de la dette publique nette du Québec (c’est-à-dire en considérant les actifs) versus le PIB est dans la moyenne des nations occidentales, et même un peu en deçà.

Ne tombez pas dans le panneau des fanatiques de l’environnement.  Jacques Brassard l’a bien dit : le réchauffement planétaire repose sur des données erronées.  Il faut continuer le développement économique sans se soucier des conséquences environnementales.  La terre est pérenne et les humains ne perturbent nullement son équilibre.

Tout cela est mensonger, issu d’un vaste stratagème des réseaux tentaculaires des grandes centrales syndicales internationales et du complot socialiste qui manipulent tous les médias mondiaux.  Et encore pire, vos esprits.

La seule solution pour remettre le Québec sur les rails de la prospérité économique éternelle est d’ouvrir les vannes de l’exploitation de nos ressources naturelles et de notre main-d’œuvre sans contrepartie fiscale ainsi que de s’engager sur la même voie que l’Irlande et l’Islande ont emprunté : privatiser tous les services publics, abolir les impôts aux entreprises et en finir avec la racaille syndicale responsable de tous les maux de la terre.

Mais, ces deux nations sont présentement en faillite, me direz-vous? Oui, c’est justement l’œuvre des génies syndicaux qui ont magouillé et ont mis des bâtons dans les roues aux réformes émancipatrices afin de pousser ces pays à la banqueroute.  Leur ignominie n’a pas de limite.

Laissons l’individu gérer ses affaires lui-même en parfaite liberté.  Le despotisme du social sur la personne est voué à l’échec.  La chute du communisme l’a bien démontré.  Il faut alors éradiquer toute intervention du gouvernement désormais dépassée.

La main invisible et le divin marché régulateur régleront toutes nos difficultés. L’État, ce n’est pas la solution, mais le problème…

Les solutions faciles

La solution afin d’enrayer le décrochage scolaire: tout privatiser le réseau public car il y a peu de décrocheurs dans le privé.  N’est-ce pas d’une évidence limpide?

Encore une autre de mes idées de génie: comment éliminer les files d’attente en santé?  Privatiser les hôpitaux!  C’est logique!  Dans le privé, il n’y a pas beaucoup d’attente, c’est bien connu!

Ça cogite fort dans mon cerveau!  Appelez l’ambulance! 😉

L’idéal du capital

Que le monde serait beau sans les fonctionnaires syndiqués! L’offre et la demande s’appliqueraient à tous les aspects de la vie sociale.

Pourquoi s’embarrasser d’un appareil étatique dispendieux, lourd et bureaucratique, lorsque l’entreprise privée peut se charger du travail?

Imaginez. Tous les services publics seraient offerts par le plus bas soumissionnaire et ainsi la population serait délivrée du fardeau de la taxation et de l’impôt. Plus de fonctionnaires inefficaces, plus de syndicats revendiquant toujours plus sur le dos des contribuables. La loi du marché dans son état le plus pur. Celui qui utilise paie la facture.

Au ministère du Revenu, pourquoi ne pas donner la gestion des fonds du gouvernement à une firme d’administration? Le privé est meilleur, tout le monde le sait, et nous confierons ainsi notre argent à des gens responsables et loin des magouilles financières.

La santé, bien sûr, remise au privé, dont les utilisateurs seraient les payeurs. Cela permettrait des économies substantielles aux citoyens payeurs d’impôt.  Si quelqu’un est malade, c’est qu’il ne travaille pas assez.  Après tout, le travail, c’est la santé, c’est bien connu. Alors pourquoi payer pour quelqu’un qui ne désire pas travailler?

Le ministère du transport, quelle perte incroyable d’argent. Donnons les routes aux compagnies de construction routière qui elles ne surfactureront pas les montants des travaux. Péages à tous les coins de rue, et pourquoi pas un GPS sur chaque voiture afin de calculer combien de kilomètres de route vous consommez? À chaque mois, les compagnies dont vous aurez parcouru les routes vous enverraient la facture. Vous roulez, vous allongez les bidous. Ce serait paradisiaque.

Même principe pour les municipalités. Finis les cols blancs assis derrière leurs bureaux à rien faire et à nous rire en pleine face. Terminés aussi les cols bleus, ces parasites de la société. On donnerait la place aux personnes, engagées par les entreprises, voulant travailler pour un salaire moindre afin, encore, d’abaisser les taxes de la population. Vous allez dans un parc ou dans un aréna de quartier avec la famille? Vous devrez débourser les frais d’entrée au commis privé payé au salaire minimum présent sur place.

L’environnement, pas besoin de ce ministère! Laissons les compagnies s’occuper elles-mêmes de ce problème. Ce sont des gens conscientisés et leurs groupes-conseils veilleront à assurer le bien être futur de la planète. Le gouvernement n’a pas à leur mettre des balises pouvant nuire à leur développement.

Vous êtes sans emploi? Pas de trouble. Ceux qui ont l’argent, c’est-à-dire les banques, vous en prêteront jusqu’au temps où vous trouverez un emploi. Et si vous n’y parvenez pas, ils incomberont le montant de la dette à vos descendants, et si vous n’avez pas d’enfant, ils prélèveront, à votre décès, vos organes encore fonctionnels afin de se rembourser. Rien n’est gratuit sur cette terre.

Enfin,  la rentabilité au service du bien commun! Que le monde serait merveilleux ainsi.

Et, quant à y être, pourquoi ne pas tout remettre au soin du privé?

Que la planète se porterait bien sous l’égide des multinationales.

Éliminons les gouvernements.  À quoi servent-ils après tout?  Ils créent des conflits, des guerres et des atrocités.  Annihilons ces plaies de la terre et laissons la domination du monde à la bonne gouvernance des grandes compagnies privées de la planète.

Tous les problèmes de l’humanité se régleront par eux-mêmes sous leur sage direction.

Il faut s’attaquer à la pauvreté?  Les multinationales s’y attaqueront en éliminant le problème à la source!  Le seul bon pauvre est le pauvre que l’on ne voit plus. Tout compte fait, on ne transige pas avec une personne qui n’a pas un sou, alors, on la laisse mourir dans la plus complète indifférence et ce souci se résoudra par lui-même.

Le droit et la justice sociale? Les colosses économiques n’en ont rien à foutre. Celui qui ne paie pas ne mérite pas leur attention. Dans un univers contrôlé par les goliaths commercio-industriels, les droits de chaque individu seront reliés à sa position sociale.

Vous êtes un haut cadre d’entreprise? On ne vous tracassera pas pour excès de vitesse sur la route parce que votre contribution à la société vous exempte des petits délits que vous pouvez commettre. Vous êtes chômeur? N’espérez aucune clémence de la Cour : vous n’êtes qu’un poids pour la société et on vous emprisonnera dans des conditions inhumaines pour la moindre infraction. Un citoyen qui ne travaille pas est nécessairement un parasite et un criminel potentiel. Il vaut mieux le coerciser et le mettre à l’écart afin de protéger le bien-être des dirigeants de ce monde qu’on ne doit pas embêter avec des tracas sans importances.

Estimez-vous chanceux de travailler et surtout restez dans votre trou car les syndicats seront interdits et les leaders syndicaux emprisonnés pour « terrorisme économique ». Soyons clair : les droits des entreprises priment sur les droits individuels ou collectifs.

L’environnement? Foutaise! La biosphère va toujours bien et rien ne presse. Les profits, eux, sont concrets et les PDG d’entreprises n’ont pas à tenir compte des fabulations des fascistes de l’écologie, une autre race de terroristes économiques qu’on enfermera à la première occasion.

Au niveau du régime fiscal, il faut optimiser la recherche du travail et l’initiative personnelle. Finie la dictature de l’État en ce domaine. Les compagnies fixeront elles-mêmes la taxation sur les salaires de leurs propres employés en échange d’une protection médicale ou sociale en cas de malchance. Aussi, on inversa l’ancien régime d’imposition étatique des revenus en proposant un système inversement progressif.  Plus vous générerez de l’argent, moins vous paierez d’impôts. Quoi de mieux pour résoudre le chômage et assurer la croissance de l’économie que d’inciter la personne à faible revenu à travailler davantage et à gagner plus afin qu’elle paye moins d’impôts? En ce sens, le niveau de vie de tous augmenterait ainsi que la productivité.

Au summum de la domination mercantile, les grandes sociétés devraient avoir le droit de créer leurs propres monnaies et leurs propres milices privées. Les gouvernements étant une espèce en voie de disparition, on devrait reléguer la charge du maintien de l’ordre aux seules organisations efficaces et capables de gérer le globe.

Finalement, la création d’un conseil pan-entreprises de gestion occulte permettrait aux grandes corporations de se concerter, de se diviser le monde et de diriger à leur façon la race humaine au-dessus des préoccupations insignifiantes du petit peuple.

Note: ce texte est purement sarcastique et ironique. Il tente de démontrer que la logique capitaliste poussée à l’extrême n’a aucun sens.

Donnons une chance aux idées de Nathalie Elgrably!

Nathalie Elgrably évoque depuis plusieurs semaines dans ses chroniques la futilité de l’interventionnisme de l’État dans l’économie qui endetterait davantage les nations et aggraverait encore plus la situation économique difficile.

 

Elle doute des effets stimulants de l’injection de capitaux gouvernementaux bien que le passé démontre qu’une présence accrue de l’État dans la sphère économique permet une certaine stabilité sociale. 

 

Le laisser-faire économique est exactement ce qui nous a mené à cette crise et elle persiste et signe pour continuer dans cette direction. 

Alors je dis : appliquons ce qu’elle préconise.

 

Laissons les entreprises en déroute se démerder seules.  Laissons jouer la sacro-sainte loi de l’offre et de la demande et donnons la possibilité au libre-marché de démontrer ses mérites.

 

Et lorsque que l’économie mondiale sera à terre, que l’échec du mercantilisme nous sautera au visage, que les miséreux deviendront la majorité, que les conflits sociaux seront le lot de notre quotidien, peut-être enfin verrons-nous que le besoin collectif l’emporte sur le besoin individuel et que l’avenir se définie plus par le « nous » que par le « moi ».

Ajout : le meilleur aboutissement à la résolution d’un problème est de le confronter jusqu’à ses derniers recoins et alors d’envisager une alternative.

Lire:

La mauvaise foi de Nathalie Elgrably

Les contre-vérités environnementales de Nathalie Elgrably

L’inconsistance de Nathalie Elgrably

La petite démagogue

Les Dix Commandements du Capitalisme

• Premier commandement: Je suis l’Argent, ton Seigneur et ton Dieu.
• Deuxième commandement : Tu prononceras toujours le nom du Dieu-Argent et te soumettras à ses volontés.
• Troisième commandement : Tu convoiteras le bien de ton prochain.
• Quatrième commandement : Tu accumuleras des montagnes de richesses sans considération envers la misère d’autrui.
• Cinquième commandement : Honore le marché et le saint système financier.
• Sixième commandement : Tu ne remettras jamais en question les saintes paroles des grands prêtres de l’économie mercantile.
• Septième commandement : Tu pollueras impunément l’environnement tout en espérant t’en tirer à bon compte le plus longtemps possible.
• Huitième commandement : Tu ne tueras point, sauf de manière détournée (appauvrissement, guerres… ) et si cela permet de t’enrichir encore plus.
• Neuvième commandement : Tu ne voleras point, sauf si cela est encadré de façon « légale » avec tes copains au pouvoir.
• Dixième commandement : Tu ne feras point de faux témoignages, sauf pour t’éviter la prison en cas de fraude.

Le monde idéal du capital II

Que la planète se porterait bien sous l’égide des multinationales.

Éliminons les gouvernements. À quoi servent-ils après tout? Ils créent des conflits, des guerres et des atrocités. Annihilons ces plaies de la terre et laissons la domination du monde à la bonne gouvernance des grandes compagnies de la planète.

Tous les problèmes du l’humanité se régleront par eux-mêmes sous leur sage direction

Il faut s’attaquer à la pauvreté? Les multinationales le feront en éliminant le problème à la source! Le seul bon pauvre est le pauvre qu’on ne voit plus. Tout compte fait, on ne transige pas avec une personne qui n’a pas un sous, alors, on la laisse mourir dans la plus complète indifférence et ce souci se résoudra par lui-même.

Le droit et la justice sociale? Les colosses économiques n’en ont rien à foutre. Celui qui ne paie pas ne mérite pas leur attention. Dans un univers contrôlé par les goliaths commercio-industriels, les droits de chaque individu seront reliés à sa position sociale. Vous êtes un haut cadre d’entreprise? On ne vous arrêtera pas pour excès de vitesse sur la route en raison que votre contribution à la société vous exempte des petits délits que vous pouvez commettre. Vous êtes chômeur? N’espérez aucune clémence de la cour : vous n’êtes qu’un poids pour la société et on vous emprisonnera dans des conditions inhumaines pour la moindre infraction. Un citoyen qui ne travaille pas est nécessairement un parasite et un criminel potentiel. Il vaut mieux le coerciser et le mettre à l’écart afin de protéger le bien-être des dirigeants de ce monde qui ne faut pas embêter avec des tracas sans importances.

Compter vous chanceux de travailler et surtout rester dans votre trou car les syndicats seront interdits et les leaders syndicaux emprisonnés pour « terrorisme économique ». Soyons clair : les droits des entreprises priment sur les droits individuels.

L’environnement? Foutaise! La biosphère va toujours bien et rien ne presse. Les profits, eux, sont concrets et les PDG d’entreprises n’ont pas à tenir compte des fabulations des fascistes de l’écologie, une autre race de terroristes économiques qu’on enfermera à la première occasion.

Au niveau du régime fiscal, il faut optimiser la recherche du travail et l’initiative personnelle. Finie la dictature de l’État en ce domaine. Les compagnies fixeront elles-mêmes la taxation sur les salaires de leurs propres employés en échange d’une protection médicale ou sociale en cas de malchance. Aussi, on inversa le tout en proposant un système inversement progressif d’imposition des revenus. Plus vous générez d’argent, moins vous paierez d’impôts. Quoi de mieux pour résoudre le chômage et assurer la croissance de l’économie que d’inciter la personne à faible revenu à travailler davantage et à gagner plus afin qu’elle paye moins d’impôts? En ce sens, le niveau de vie de tous augmenterait ainsi que la productivité.

Au summun de la domination mercantile, les grandes sociétés devraient avoir le droit de créer leurs propres monnaies et leurs propres milices privées. Les gouvernements étant une espèce en voie de disparition, on devrait reléguer la charge du maintient de l’ordre aux seules organisations efficaces et capables de gérer le globe. En outre, la création d’un conseil pan-entreprises de gestion occulte permettrait aux grandes corporations de se concerter, de se diviser le monde et de diriger à leur façon la race humaine au dessus des préoccupations insignifiantes du petit peuple.

Note: ce texte est purement sarcastique. Il tente à démontrer que la logique capitaliste poussée à l’extrême n’a aucun sens.

Voir aussi le premier texte: Le monde idéal du capital