Données à méditer concernant l’épuisement des ressources

Voici un texte fort intéressant d’un blogueur belge:

« Epuisement des ressources

Dates d’épuisement des richesses exploitables de notre planète au rythme actuel de consommation (1)

2021 : fin de l’argent
2025 : fin de l’or et du zinc
2028 : fin de l’étain
2030 : fin du plomb
2039 : fin du cuivre
2040 : fin de l’uranium
2048 : fin du nickel
2050 : fin du pétrole
2064 : fin du platine
2072 : fin du gaz naturel
2087 : fin du fer
2120 : fin du cobalt
2139 : fin de l’aluminium
2158 : fin du charbon

Notre planète n’est pas infinie. On le sait. Ses ressources sont limitées et ne peuvent satisfaire ad vitam eternam les exigences voraces de milliards d’êtres humains.

Nous devons anticiper la pénurie proche des matières premières en vivant tout simplement autrement. Sinon des guerres terribles risquent d’éclater dans un futur proche à la surface de tout le globe pour l’accaparement des gisements restants, atomisant les villes et faisant un carnage parmi les populations. Cela en moins d’une petite génération!

Si nous voulons éviter le pire, retroussons nos manches! Une nouvelle civilisation reste à inventer, ici et maintenant, plus propre, plus économe, plus respectueuse et dont l’objectif premier soit réellement le bonheur de tous et non le profit égocentrique de quelques uns au détriment de tous les autres. »

(1) D’après Science et Vie hors série N° 243, construire un monde durable, de Juin 2008. http://www.mondedurable.science-et-vie.com

TEXTE TIRÉ DE http://ploutopia.over-blog.com

Une crise économique salvatrice pour la planète?

La course du capitalisme mondial est effrénée. Comme une machine folle s’étant emballée, rien ne paraît pouvoir l’arrêter. La Chine et l’Inde embarquent dans la danse tandis que les richesses sont encore plus dilapidées, la terre polluée et que la surconsommation des uns fait contraste avec la pauvreté de plusieurs.

Comment stopper ou au moins mettre un frein à ce mouvement apparemment irréversible? Les États souverains ne peuvent s’y opposer et encore moins les groupes d’intérêts sociaux, humanitaires ou écologistes.

On en vient à souhaiter que ce système se saborde lui-même et jette par son inconsistance les fondements de sa propre chute.

La récession américaine à venir, la crise du crédit (subprime) et leurs répercussions sur le commerce et le système financier mondial pourraient éventuellement mener à une nouvelle grande dépression économique. La baisse de la demande du principal client des puissances économiques montantes en Orient n’épargnera pas ces dernières d’une baisse de leurs activités économiques.

Alors, pourquoi ne pas la désirer, cette crise? Cela forcerait les nations à opter pour de nouvelles méthodes d’allocation plus équitables des biens et des services, comme ce fut le cas dans les turbulentes années 30 du siècle dernier. On peut citer le New Deal aux États-Unis ou les politiques du Front Populaire en France.

On remettrait ainsi en question l’ordre économique mercantile mondialisé et favoriserait l’implantation d’une production locale et d’une consommation responsable moins axée sur la frivolité.

Les producteurs locaux seraient aussi avantagés car on ferait appel à leurs services au lieu d’importer de l’autre bout de la planète des produits dispendieux en coûts environnementaux et de transport.

De plus, cela est sans compter l’impact positif sur la préservation de l’écosystème et sur l’exploitation des ressources planétaires en conséquence d’une baisse de la consommation.

Il est vain de croire que la décroissance et la simplicité volontaire vont s’imposer par elles-mêmes sans un ébranlement de la structure économique actuelle. La situation économiquement difficile des futures années risque de réussir là où les bonnes intentions passées ont échoué.

L’Humain ne change pas par plaisir ou par grandeur d’âme, mais seulement lorsque le contexte l’impose.

Quel avenir pour l’Humanité?

Nous sommes à la croisée des chemins.

Le capitalisme a apporté des acquis technologiques et des élévations du niveau de vie dans les pays occidentaux et parfois, malheureusement, une paupérisation opposée dans les pays sous-développés.

Néanmoins, à longue échéance, pouvons-nous réellement croire que ce système socio-économique soit une voie d’avenir pour la race humaine?

Des évaluations le soutiennent : il faudrait au moins l’équivalent de quatre planètes terre pour assouvir la soif de consommation de toute la planète si elle adoptait le mode de vie « canadien » et au moins six pour celui des américains.

Le rapide développement économique de l’Inde et surtout de la Chine créé une pression immense sur les ressources terrestres et pourrait mener à une dilapidation accélérée des minerais, des terres arables, des forêts, de l’air respirable, de l’eau potable et des sources d’énergies sur l’ensemble du globe.

Pendant qu’on élève en credo le modèle occidental de consommation, on oublie que notre monde est limité, tout autant en espaces qu’en richesses.

Notre consommation abusive n’exploite pas seulement à l’extrême les trésors de la planète, mais pollue aussi notre milieu de vie qui est devenu une véritable poubelle de déchets toxiques.

Il ne faut pas perpétuer un système qui pousse à ses limites la viabilité de notre planète, mais, au contraire, nous devrions envisager d’autres options plus respectueuses envers elle permettant de la faire perdurer ainsi que notre espèce.

L’éternelle incohérence de Claude Béchard

S’il existait un livre intitulé « Le ministère des ressources naturelles pour les nuls », Claude Béchard devrait le lire.

Comme en juillet 2007, ses récentes prises de position et ses politiques détonnent par son peu de respect de la forêt québécoise. À cette époque, il a limité le nombre d’hectares disponibles à l’exploitation forestière, mais il a relaxé le contrôle sur les coupes en donnant la responsabilité de la bonne gestion aux compagnies forestières qui ont pourtant dilapidé cette ressource depuis au moins 30 ans.

La semaine dernière, il a suggéré de favoriser encore plus l’utilisation de la matière ligneuse dans la construction de bâtiments non-résidentiels ou multifamiliales.

Le plus ahurissant, c’est qu’il croit qu’une telle incitation se veut écologique car le béton ou l’acier émettraient des gaz à effet de serre dans leurs productions.

Mais la coupe accrue d’arbres, surtout dans la forêt boréale, ne fera qu’accentuer les gaz à effet de serre dans l’atmosphère parce que celle-ci est un capteur naturel de ces émissions gazeuses.

En fait, cela reviendrait à changer quatre trente sous pour une piasse.

Donc, on peut encore constater l’incohérence de ce ministre dans la gestion des ressources naturelles. La forêt québécoise est sur le déclin, et on cherche encore à accélérer sa dégénérescence.

Mais la toile de fond de toute cette affaire est une vaine tentative de sauver l’industrie du bois au Québec qui bat de l’aile avec la rareté des matériaux cellulosiques, la montée du dollar canadien et les quotas imposés par les États-unis.

Et c’est aussi une révélation des liens du Parti Libéral du Québec avec le monde des affaires : Claude Béchard a fait cette dernière annonce en révélant une collaboration du gouvernement avec l’entreprise privée via un centre de développement des produits du bois.

En bon gouvernement néolibéral, l’équipe de Jean Charest oblitère les considérations environnementales en plaisant à ses amis capitalistes tout en faisant croire aux citoyens que ses actions sont écologistes.

L’opportunisme politique contre la faim dans le monde

Stéphane Dion, chef du Parti libéral du Canada, qui se targe d’être un défenseur de l’environnement maintient son appui au projet de loi (C-33), présenté par les conservateurs, favorisant l’industrie de l’éthanol-grain.

On aurait pu s’attendre au contraire. Réserver une partie de la production agricole pour permettre aux voitures de rouler est tout autant anti-éthique et nocif à l’environnement que l’est l’exploitation des sables bitumineux en Alberta. En fait, la production des biocarburants demande beaucoup d’énergie car les coûts en ressources naturelles y sont très élevés.

Devant la hausse du prix du carburant fossile, il est indubitable qu’on recourra de plus en plus à cette source alternative d’énergie afin de la substituer au pétrole. Les conservateurs affirment que cela ne toucherait que 5% des récoltes agricoles, mais une fois le pied dans la porte, on pourrait envisager que cette proportion ira en augmentant face à la crise énergétique et aux tarifs indécents du pétrole.

En plus de favoriser encore plus la déforestation et l’augmentation des prix des denrées alimentaires, l’adoption de ce projet de loi ne fera que contribuer à l’aggravation de la famine dans le monde.

« Monsieur environnement » fait preuve d’un opportunisme politique crasse. Sa popularité dans les sondages ne levant pas (à l’exception du dernier sondage qui semble encourageant), le mécontentement de son propre parti envers son leadership et les coffres vides du PLC sont les véritables motifs de sa faveur envers cette législation conservatrice.

S’il possédait réellement les valeurs qu’il prétend défendre, il voterait contre pour respecter ses convictions par pure cohérence au risque de perdre les élections.

Nationalisons le pétrole, et vite!

Léo-Paul Lauzon ne cesse de réclamer la nationalisation du pétrole et les vertigineuses ascensions du prix du baril de pétrole semblent encore lui donner raison.

Pourquoi devrions-nous payer le carburant au prix fixé sur le marché international lorsque le Canada aurait le potentiel de devenir autosuffisant en énergie? Le comble est que le pétrole de l’Alberta se dirige en direction du marché américain pendant que l’est du pays importe son carburant d’ailleurs sur la planète.

On a privatisé Pétro-Canada à tout vent depuis 1991 et les profits retournent uniquement au domaine privé car on a abandonné en 2004 les dernières parts gouvernementales sur l’ancienne compagnie publique. En plus, 50% de ses actions peuvent être détenues par des intérêts étrangers tandis que plusieurs autres compagnies pétrolières présentes au Canada n’appartiennent pas à des canadiens, comme le témoigne le récent investissement de la compagnie française Total dans les sables bitumineux albertains.

Le Canada se fait avoir sur tous les plans car il ne retire pratiquement rien de l’exploitation du pétrole sur son propre territoire, à l’exception de quelques emplois temporaires qui disparaîtront après l’épuisement des gisements. En fait, nous sommes le seul pays exportateur qui ouvre ses portes à l’implantation d’entreprises étrangères sans demander de ristournes appréciables.

Les bénéfices dédiés au privé ne servent pas à amoindrir les impacts environnementaux des activités des usines de raffinage ou à la R&D d’énergies de rechange, ce qui serait pourtant souhaitable et possible sous un contrôle national car l’argent reviendrait au trésor public. Présentement, ils ne font qu’engraisser de façon indécente les riches actionnaires des pétrolières étrangères profitant du pétrole qui est le nôtre.

La nationalisation de l’industrie pétrolière est de plus en plus crédible et nécessaire dans le présent contexte. Il s’agirait de révoquer les contrats privés d’exploitation et d’investir avec les fonds publics dans l’exploitation et le traitement de cette énergie. Des coûts élevés au départ, mais qui s’avéreront très profitables dans l’avenir. Après tout, ces terres sont la propriété de la population canadienne et le siphonage de cette ressource épuisable par des intérêts particuliers constitue un véritable vol à grande échelle.

L’inflation galopante résultante qui nous rattrapera dans les prochaines années et affectera notre pouvoir d’achat ainsi que notre qualité de vie pourrait être évitée ou atténuée si nous avions l’audace de réclamer une gestion publique du pétrole national comme cela se fait en d’autres États.

Une telle opération s’avèrerait difficile, voire impensable, sous le règne du Parti Conservateur qui n’est qu’un gouvernement fantoche des pétrolières. On tente de nous éluder de la dilapidation des réserves pétrolifères du pays en nous accordant des baisses d’impôt dans le but d’acheter notre consentement ainsi que notre silence.

Mais, ce que nous gagnerons en diminution d’imposition, nous le perdrons en hausse générale des prix à la consommation.

Il nous reste qu’à ouvrir les yeux et faire entendre nos voix discordantes lors des prochaines élections fédérales.

 

Crise alimentaire mondiale : le calme avant la tempête

La hausse vertigineuse des prix des aliments sur l’ensemble de la planète laisse perplexe. En général, les tarifs de ces produits ont augmenté de 83% depuis 18 mois et celui du blé de 181%.

On connaît les principales causes : la flambée du prix du pétrole; la popularité de la production des biocarburants; les politiques économiques internationales des pays industrialisés envers les pays en développement leurs dictant les cultures a exploité sans considération des besoins des populations locales.

Aussi, il y a l’émergence de la Chine qui accroît notamment la demande de viandes et de lait et pousse ainsi les prix vers le haut.

Le raffinement des techniques agricoles a permis une production accrue des biens alimentaires, mais ces progrès ne peuvent plus combler la disette devant l’essor démographique planétaire.

Les réserves mondiales en nourriture ont aussi grandement diminué.   Le Programme alimentaire mondial des Nations unies quémande des milliards supplémentaires et prévient que la crise est encore loin d’être résorbée.

L’Occident mange trop, on le sait.  Notre apport calorique est disproportionné en relation à nos nécessités réelles, sans compter le gaspillage et le dumping.  Aussi, il n’est pas surprenant de voir alors de plus en plus de cas d’embonpoint ou d’obésité.  En fait, il faudrait revoir notre façon de manger.

Une trentaine de nations sont désormais frappées par la crise alimentaire et les problèmes sociaux qui s’en suivront pourraient mener à des révoltes populaires de plus en plus graves. 

Ainsi, les tensions internationales seront exacerbées.  De possibles changements de gouvernements issus de la grogne populaire pourraient glisser vers l’extrémisme et engendrer ultimement des conflits entre pays voisins. 

Mais, finalement, cela ne traduit que deux choses: les lois du marché, lorsque laissées à elles-mêmes, ne sont pas viables dans un contexte de rareté des ressources; et, les maîtres du monde, les capitaux-fascistes, ont démontré leur incompétence à gérer l’économie mondiale.

À quand des réglementations internationales sur les denrées alimentaires et l’énergie au service des gens au lieu des intérêts des grandes compagnies?

 

Le déclin


Notre planète se dirige vers le déclin. Le déclin de l’eau, des minéraux, des espèces animales, des végétaux, des métaux, de l’air respirable et bien sûr le déclin du pétrole. Donc, finalement, le déclin des ressources et de la vie en général.

Devant cette chute imminente, on se cache les yeux afin de ne pas voir la vérité. Le monde est éternel, disent les géants de l’industrie, mais leurs prétentions frapperont le mur de la réalité et leurs servants en payeront ultérieurement le prix.

On se camoufle la vue afin de ne pas voir ce qui pourrait nous effrayer. Nous continuons à agir comme si tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes sans opérer un changement radical de notre mode de vie. Les riches deviennent toujours plus riches, les pauvres encore plus pauvres et notre maison, la terre, est en proie aux flammes destructrices de l’avarice humaine.

Nous devrions diminuer la surconsommation et réformer le système économique qui n’est qu’un château de cartes qui peut s’effondrer à tout moment. D’une manière ou d’une autre, l’économie de marché ne pourra survivre sans l’accès facile et illimité à des ressources devenant de plus en plus rares et lorsque que le déclin arrivera, il ne restera que des miettes pour la postérité de l’humanité.

Les leçons de l’Île de Pâques


Nous le savons. La croissance économique et l’exploitation des ressources terrestres ne peuvent continuer au rythme actuel. Les richesses de la planète ne sont pas infinies et leur régénération est beaucoup trop lente en rapport à notre demande croissante de matériaux. En ce sens, l’histoire de l’île de Pâques est fascinante et riche d’enseignement.

Cette île de 160 kilomètres carrés a constitué un véritable microcosme de la croissance économique illimitée. Au zénith de son histoire, l’île comportait 7 000 habitants en 1550 et les 600 statuts de pierres érigées un peu partout témoignent que cette civilisation était autrefois florissante et prospère. Plusieurs villages étaient présents et les monuments religieux étaient alignés vers les solstices ou l’équinoxe démontrant ainsi un haut niveau de savoir.

Le bois était la principale ressource et des forêts denses couvraient la grande partie de la superficie de l’île, selon de récentes études scientifiques. Mais le développement de la population demanda des coupes de plus en plus marquées du couvert forestier afin de faire place à des terres agricoles. Par ailleurs, on devait utiliser ce bois pour construire les habitations, les canoës pour la pêche et fournir une source de chauffage aux habitants.

Lorsque les arbres finirent par manquer, on assista à une régression spectaculaire de la civilisation de l’Île de Pâques. On délaissa les habitations de bois en se rebattant sur des maisons en roseaux et même, plus tard, on occupa des grottes pour se protéger des éléments naturels.

La pêche devint aussi impossible parce que le matériel de base des canoës avait évidemment disparu. Désormais, on ne pouvait quitter l’île par la navigation et les insulaires se trouvèrent prisonniers sur ce territoire.

L’agriculture déclina car la disparition du couvert boisé a appauvrie le sol des minéraux nécessaires à la culture (absence de décomposition du bois) et l’érosion accrue aggrava le phénomène.

Socialement, les conséquences de la pénurie de ressources furent catastrophiques. L’esclavage se répandit, les guerres incessantes firent rage et on finit même par pratiquer le cannibalisme devant la rareté de nourriture.

Un tel scénario est-il plausible à l’échelle du globe? Nous dilapidons notre héritage naturel par des déforestations abusives. Nous cultivons intensivement les terres en les ensemençant de graines génétiquement modifiées sans penser à l’avenir. Nous extractons les minerais et le pétrole du cœur de la terre en oubliant qu’un jour, il n’y en aura plus.

La présente occupation en Iraq et les risques de guerre contre l’Iran sont des tristes rappels que l’instinct humain tend souvent vers la violence lorsque les nécessités matérielles manquent à l’appel.

Il faut aussi s’attendre à l’avènement d’un écofascisme, ce régime dictatorial écologiste qui use de méthodes drastiques afin de résoudre une problématique environnementale majeure. Cela n’augure rien de bien positif.

Une inconsistance syndicale en environnement


Cet article a paru le 18 septembre 2007 dans le journal « Le Quotidien » (Saguenay) sous le titre « La FTQ s’allie aux forestières »

La dernière action d’éclat de Greenpeace au port de Saguenay a suscité bien des réactions. On s’attendait à une pluie de réprimandes de la part du maire de Saguenay, le populiste de droite Jean Tremblay ou du président du Conseil de l’industrie forestière du Québec, Guy Chevrette, mais la déclaration de Jean-Marc Crevier, représentant régional de la Fédération des Travailleurs du Québec (FTQ) laisse perplexe.

On peut affirmer que Greenpeace s’appuie parfois sur de fausses prémisses, ce qui reste à démontrer, mais elle a entièrement raison concernant l’exploitation abusive de la forêt boréale québécoise. L’industrie forestière coupe près de 300 000 hectares par année et, selon le rapport Coulombe en 2004, il ne reste que 15% de la forêt boréale intacte.

Alors pourquoi une telle sortie de monsieur Crevier face à Greenpeace, qui tente, après tout, d’alerter la population sur une crise environnementale majeure. Il évoque que des syndiqués pourraient perdre leurs emplois, et alors? Il est préférable qu’ils perdent leurs emplois que la richesse naturelle forestière qui est pourtant la leur et celle de toute la population québécoise.

Il affirme aussi que Greenpeace est déphasée, car elle se fierait sur des faits qui datent de 15 ou 20 ans selon lui. Soyons clair : un arbre résineux prend des décennies avant d’atteindre sa maturité. Ce n’est pas en 15 ou 20 ans qu’une forêt arrive à un stade d’exploitation. Est-ce à dire que les compagnies forestières coupent des arbres immatures depuis tout ce temps?

L’attitude de ce représentant de la FTQ démontre une vision à court terme. Elle tente de retarder un futur qui est déjà à nos portes. On ne peut exploiter une forêt intensivement et lui permettre de se régénérer avec le mode d’exploitation systématique que pratique les papetières assoiffées de profits. C’est aussi du petit syndicalisme qui oublie l’intérêt de l’ensemble de la société à l’avantage d’un petit groupe. On se serait attendu à un peu plus de responsabilité sociale et de pensée progressiste de la part d’une organisation syndicale. Les syndicats ont souvent été des précurseurs en matière sociale et environnementale, mais on voit cette fois-ci de quel coté penche la FTQ.