Les Canadiens de Montréal sont hors séries!

Les Habs viennent de perdre leur dernière partie contre les Flyers et sont par le fait même en vacance technique.  Ils joueront au golf ce printemps.

 

Toutes mes condoléances aux fans qui doivent enterrer leur espoir en le Canadien qui a connu une belle saison mais qui n’a pu conserver la cadence en séries.

 

Mais, pour moi, cette défaite permettra de passer à autre chose. Je commençais à être las des unes des journaux étalant les prouesses de ces joueurs lorsque des sujets beaucoup plus importants auraient mérité de défrayer la une, comme la détérioration de l’environnement, le privé dans la santé, la pauvreté croissante, la centralisation de l’information ou tout autre sujet plus pertinent que ces événements de sportifs de salon qui ne sont pas déterminants dans nos vies.

 

Comme je le citais dans mon billet Du pain et des jeux, le sport professionnel est comparable aux jeux de l’antique Colisée de Rome qui abrutissaient la plèbe romaine en dérivant l’attention de la populace des véritables problèmes. Les gens se laissent prendre dans l’euphorie tandis que les affairistes accroissent leurs profits « par la bande ».

 

J’ai de la difficulté à comprendre la suraffection des québécois envers une équipe qui ne leur rapporte rien personnellement, sauf une poussée d’adrénaline lors des victoires, et qui de plus, ne contient que peu de joueurs québécois.

 

La nation québécoise en est rendue ainsi.  On transporte notre fierté nationale sur une équipe sportive commerciale qui n’a plus rien de québécois et qui nous fait oublier que notre véritable salut réside dans notre seule indépendance collective en tant que nation souveraine.

 

 

 

 

 

Du pain et des jeux

Notre civilisation n’a rien à envier au défunt Empire Romain antique qui régnait autrefois sur l’Europe.  Les classes opulentes des deux époques avaient bien compris de quelle façon amadouer la masse populaire en lui donnant le minimum nécessaire à sa survie tout en l’égarant de sa triste réalité avec des distractions futiles.

Comme le Colisée de Rome, nos stades et nos arénas de hockey ne servent qu’un but : faire sortir la vapeur émanant de la colère et de l’insatisfaction de la population et la dérouter dans l’adoration de jeux factices afin de lui camoufler le pitoyable état de la société. Le citoyen s’identifie à son héro sportif en regardant la télévision, bien assis sur son sofa avec une bière à la main droite et un sac de croustilles à la main gauche, au lieu de manifester pour une amélioration de son niveau de vie et de la qualité de l’environnement.

En fait, un exutoire dont tirent avantage les élites car de cette manière, les regards sont détournés de leurs activités et elles s’enrichissent impunément pendant qu’on adule les vedettes sportives à la télévision. 

Victimes de l’abrutissement par le sport professionnel commercialisé, nous sommes à  l’image d’un enfant dont on détourne l’attention afin de lui dérober son bien.