Démocratie de papier

Ce court article a été publié dans Le Soleil de Québec, le 3 octobre 2022

Jair Bolsonaro, président d’extrême droite sortant du Brésil, a obtenu, contre toute attente, 43% des voix au premier tour de la présidentielle face à son adversaire socialiste Lula da Sylva à 48%.

Pourtant, son mandat n’a été qu’une suite de démonstration d’incompétence, de déconnexion de la réalité (surtout en environnement), de mépris des minorités et des pauvres dans un pays déchiré par les inégalités sociales.

Et le pire est qu’une grande partie de son électorat se retrouve justement parmi les classes sociales les moins richissimes ainsi que les moins éduquées, et elles sont donc les plus réceptives à la désinformation et à la propagande d’une droite au service des grandes fortunes brésiliennes.

Ceci met donc en lumière un fait évident: la démocratie politique sur papier est bien jolie, mais son espérance de vie est limitée si la démocratie économique (et donc effective) égalisant les chances pour tous ne vient pas la soutenir dans la réalité.

Conservatisme, progressisme et question nationale

Qu’est-ce qui peut expliquer la montée soudaine en popularité du Parti conservateur du Québec ? La pandémie, les mesures sanitaires, la présidence de Donald Trump et la venue d’un ancien animateur d’une radio-poubelle en tant que chef furent assurément des catalyseurs de la récente progression de ce parti. Mais existe-t-il des facteurs politiques ou sociologiques sous-jacents à ce phénomène ? Laissez-moi formuler une hypothèse.

La question nationale a toujours été, au cours de l’histoire du Québec, un thème central caractérisé par un jeu de balancier entre l’autonomisme et le souverainisme. Et historiquement, il est possible de constater que l’autonomisme a été souvent accompagné d’un certain conservatisme et le souverainisme fut, au contraire, habituellement porteur de progressisme, comme si le dessein d’égalité entre les peuples amenait naturellement l’aspiration à l’égalité entre les individus.

À l’époque de l’ancien Parti conservateur du Québec et de l’Union nationale qui lui a succédé, l’autonomisme face au gouvernement central fut l’une des pièces maîtresses de l’idéologie conservatrice de Duplessis. Quelques années plus tard avec la Révolution tranquille initiée avec Jean Lesage, on assista dès lors à la construction d’une société sociale-démocrate et d’un éveil de la volonté d’émancipation du peuple québécois qui débouchèrent sur la cause souverainiste et ultimement sur la fondation du Parti québécois de René Lévesque, un ancien ministre sous le gouvernement Lesage. Le PQ de ce temps pouvait alors être considéré de centre gauche.

Après l’échec des référendums de 1980 et de 1995, une nouvelle ère de conservatisme en parallèle à un recul de la cause souverainiste semble s’implanter avec en premier lieu la chefferie de Lucien Bouchard au Parti québécois (ancien ministre conservateur au fédéral), les mandats du premier ministre libéral Jean Charest (ancien chef conservateur au fédéral) et en parallèle une députation accrue lors des élections de 2007 de l’Action démocratique du Québec avec un programme à connotation conservatrice.

En 2018, la Coalition avenir Québec gagne les élections en obtenant la majorité à l’Assemblée nationale. De tendance plutôt conservatrice, surtout sur le plan économique, la CAQ prétend également avoir une position ouvertement autonomiste face au gouvernement fédéral.

Enfin, dans une dynamique semblable, le Parti conservateur du Québec d’Éric Duhaime représente probablement aussi une conséquence du désenchantement pour la cause souverainiste et il affiche tout autant une forte tendance autonomiste dans son programme. Mais, ici, cette formation politique semble aller encore plus loin dans le conservatisme idéologique en défendant une forme exacerbée de la liberté individuelle et de remise en question du modèle québécois, comme s’il s’agissait d’un ultime repli vers le chacun pour soi après l’échec crève-cœur d’un projet collectif d’émancipation nationale ayant suscité beaucoup d’espoir pour l’avenir…

Les derniers tyrans

Cet article a été publié dans Le Devoir et Le Soleil de Québec, le 24 septembre 2022

Des agitations anti-Poutine en Russie jusqu’aux manifestations des femmes en Iran contre la théocratie, l’axe des pays autoritaires semble vouloir s’effriter de plus en plus. Le vent de la liberté, même réprimé pendant des décennies, paraît vouloir souffler et emporter avec lui les vestiges autocratiques du passé.

Les dictateurs et les dirigeants autoritaires actuels raisonnent encore avec les mêmes logiques et les mêmes schémas qu’autrefois. Nous avons pu le constater avec la guerre en Ukraine, que Poutine a planifiée à tort avec une logistique du XXe siècle. Même chose en Iran avec les ayatollahs, qui pensaient bien avoir gagné la bataille de l’assujettissement de la femme, mais qui se sont heurtés récemment à une modernité insoupçonnée en leur contrée.

En cette ère de grande diffusion de l’information et de grandes aspirations populaires, il est plus ardu de maintenir un despotisme sur des millions de personnes sans, qu’un jour ou l’autre, une étincelle mette le feu aux poudres.

Les autres dictatures sur la planète doivent regarder avec un air circonspect ce qui se passe en Russie et en Iran comme s’il s’agissait d’un présage de ce qui peut leur arriver. Comme l’affirmait Maurice Duverger, politologue français aujourd’hui décédé, la démocratie donne l’apparence d’être traversée par de grandes contradictions, car elles apparaissent librement au grand jour, mais elles sont encore plus vives sous une dictature qui réprime vivement toute dissidence malgré l’image trompeuse d’unité de la société civile. 

Conservez-nous des conservateurs

La montée dans les intentions de vote du Parti conservateur du Québec avec à sa tête Éric Duhaime nous donne un avant-goût d’une possible américanisation de la politique québécoise.

La politique de la division, ou le wedge politics, surtout employée par les conservateurs américains, semble être au cœur de la stratégie électorale de Duhaime. En polarisant à l’extrême une certaine frange de l’électorat sous l’impulsion de la pandémie et des mesures sanitaires, il espère cristalliser des votes à son avantage avec des déclarations-chocs, comme celle, entre autres, « de faire entrer la grogne au parlement  » — des mots inappropriés et irresponsables après les tristes événements du 6 janvier 2021 à Washington.

Grand admirateur du « miracle chilien » du dictateur Pinochet, il prévoit aussi transformer radicalement la société québécoise à l’image des États américains les plus à droite : casser les syndicats, déréglementation à tout-va, privatisation de tout ce qui peut être privatisé (Sociétés d’État, santé, etc.) et démantèlement de l’État-providence pour le livrer aux grands intérêts privés — ce qui est pourtant une politique économique de type néolibéral dont certains économistes du FMI remettent en question l’efficacité depuis quelques années.

Pour monsieur Duhaime, l’environnement et le réchauffement climatique ne sont pas des enjeux et il veut aller de l’avant avec l’exploitation optimale des réserves de carburants fossiles sur le territoire québécois. Pour les conservateurs, comprenons-le bien, toute législation, qu’elle soit sociale, économique ou environnementale est une entrave à la liberté individuelle et surtout à celle du monde des affaires. Mais quelle sorte de liberté hériteront nos enfants si nous continuons à exploiter encore plus les carburants fossiles ?

Libres chez nous, clame-t-il. Mais serions-nous plus libres sans aucun levier étatique ou collectif pour protéger la minorité continentale que nous sommes, pas seulement au plan linguistique, mais aussi au plan socio-économique lorsque la qualité de vie des Québécois est pourtant actuellement l’une des meilleures au monde ?

Si l’on appliquait ce que le Parti conservateur du Québec professe, les Québécois seraient à la merci des aléas du marché et des multinationales, tout comme nous l’étions à l’époque de Maurice Duplessis. À quoi sert-il alors de se « libérer  » de l’État (que monsieur Duhaime pourfend depuis toujours), si c’est pour se trouver un nouveau maître dans l’implacable grand capital?

Le monde a changé?

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Ce court article a aussi été publié dans Le Soleil de Québec, le 13 septembre 2022

On nous rappelle à chaque 11 septembre qu’en 2001, à pareille date, « le monde a changé ».

Vraiment? Bien au contraire. Il s’est ancré encore plus dans l’incompréhension de l’autre, dans la peur de l’étranger, dans l’accroissement des inégalités sociales, dans le repli sur soi et dans le surinvestissement militaire au détriment du développement social ou environnemental.

En fait, le vrai changement tarde à venir.

Non, le monde n’a pas changé. Il est, au mieux, demeuré le même ou, au pire, il s’est aggravé dans les problèmes qui l’assaillent déjà…

La Russie des extrêmes

Cet article a été publié dans Le Devoir, le 13 août 2022 et dans Le Soleil de Québec, le 19 août 2022

L’histoire contemporaine de la Russie fut mouvementée et les événements récents en Ukraine tendent encore à le démontrer. En 1917, elle se sortit des griffes du régime monarchique des Tsars avec la prise du pouvoir des bolcheviks et 72 années plus tard, après la déroute de l’expérience communiste en ce pays, la Russie tenta de copier le modèle de la démocratie libérale qui s’avéra être aussi un échec dans un pays où les mœurs démocratiques ne se sont jamais vraiment développées.

Nous le savons, Poutine règne désormais en maître en son pays depuis plus de 20 ans. Les nombreux opposants politiques sont emprisonnés, voire pire. Les médias indépendants du régime ne sont qu’une vue de l’esprit, encore plus depuis la guerre en Ukraine. Poutine déclare même sans ambages que son pays s’aligne maintenant dans l’axe des pays autocratiques qui sont opposés à la démocratie occidentale (dans lequel figure aussi la Chine).

Dans la foulée, le pays du Grand Ours sombre de plus en plus vers l’ultraconservatisme aux accents nationalistes avec l’adoption de nouveaux amendements à la Constitution russe interdisant le mariage homosexuel et privilégiant l’enseignement patriotique à l’école, entre autres. Par ailleurs, il existe même un parc d’attractions familial consacré à la glorification de l’armée russe — ce qui aurait fait pâlir de jalousie les plus fervents partisans du national-socialisme de l’Allemagne du Troisième Reich.

De plus, la Russie, tout comme son adversaire naturel, les États-Unis, n’est pas à une contradiction près. Elle délaissa un régime communiste pour se vouer corps et âme au capitalisme en moins d’une génération, tout en reproduisant les pires travers de ce système économique : les inégalités en Russie sont parmi les plus criantes du G20, l’impôt sur le revenu est à taux unique (ce qui est une mesure régressive favorisant les plus riches) et le 1 % des mieux nantis, c’est-à-dire les oligarques, détient la moitié de la richesse nationale.

Cette invasion de l’Ukraine par la Russie nous révèle aussi d’autres contradictions. Le régime de Poutine, dont les tendances fascistes sont évidentes, reproduit les mêmes politiques expansionnistes d’un certain chef allemand autoritaire du XXe siècle que le peuple russe a pourtant combattu avec acharnement pendant la Deuxième Guerre mondiale. Qui plus est, le chef du Kremlin accuse fallacieusement le gouvernement ukrainien d’être d’obédience nazie pour mieux justifier une simple « opération militaire spéciale » et pour camoufler du même coup son propre autoritarisme d’extrême droite…

Une liberté contre nature

Ce texte a été publié dans Le Devoir en version abrégée, le 27 juillet 2022

La cohérence est primordiale lorsqu’on manifeste pour une cause. La fin de semaine dernière, en Ontario, un convoi provenant de l’Ouest, associé de toute évidence à la manifestation de camionneurs d’il y a plusieurs mois à Ottawa, est venu soutenir les agriculteurs néerlandais dans leur lutte contre des lois environnementales plus strictes de leur gouvernement, au nom, encore, de la liberté. Les manifestants craignent qu’on instaure de semblables lois au Canada.

Alors, où est l’incohérence ? Ces protestataires défendent prétendument l’industrie agricole, qui est pourtant tributaire d’un environnement sain et d’une nature en bon état. L’agriculture est un secteur économique vital, bien sûr, mais comme toutes les industries, elle n’est pas à l’abri d’un changement de réglementation dans le temps qui servirait à l’adapter aux nouvelles réalités.

La biosphère est en péril. La vie animale est en déclin. Des périodes de canicules et de sécheresses seront de plus en plus fréquentes et auront un impact significatif sur la production agricole. Il faudrait alors aller vers moins de protection de l’environnement lorsqu’au contraire, la planète demande qu’on la protège et la respecte plus?

S’agit-il d’un prélude à des manifestations du genre contre toute loi visant à combattre le réchauffement climatique, qui devient partout un problème criant, sauf pour ces gens ?

Liberté, je scande ton nom, en m’opposant à la nature qui m’octroie pourtant cette liberté…

Suprême inconséquence

Cet article a été publié dans Le Soleil de Québec, le 8 juillet 2022 et de manière écourtée dans Le Devoir, le 6 juillet 2022

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Il est rare dans l’histoire politique américaine qu’un président d’un unique mandat et, qui plus est, des plus controversés de tous les temps ne laisse autant son empreinte que Donald Trump. Les répercussions des deux récents jugements d’une Cour suprême dont il a contribué au remodelage avec les nominations de trois juges ultraconservateurs en son sein se feront sentir pendant longtemps.  

Ainsi, avec des décisions en porte-à-faux avec l’opinion publique, la Cour suprême des États-Unis a signé l’annulation de l’arrêt pro-avortement Roe v. Wade que pourtant 70% des Américains appuient selon un sondage de mai 2022. Et dans un autre jugement impliquant l’industrie du charbon, la Cour limite grandement le pouvoir de l’Agence pour la protection de l’environnement (EPA) de réglementer les émissions de gaz à effet de serre même si encore une vaste majorité des Américains (72%) considèrent les changements climatiques comme un réel problème selon un sondage de l’Université Yale en 2021.

Il est alors facile de constater que l’influence d’un certain monde des affaires avide de profits et de groupes de pression religieux vient d’atteindre un nouveau sommet dans les institutions politiques américaines. Le pouvoir judiciaire, la Cour suprême, qui se doit pourtant de refléter la société dont elle est issue en interprétant les lois selon les préoccupations et les enjeux contemporains, n’est plus un instrument de progrès et de stabilité comme elle le fut jadis. Force est de constater qu’elle devient progressivement un simple organe idéologique et dogmatique de certaines minorités influentes dont les intérêts vont à l’encontre de la volonté de la majorité en violation du principe de séparation des pouvoirs si cher aux Pères fondateurs.  Dans ce contexte, il n’est pas étonnant que son prestige et sa crédibilité décroîssent de plus en plus selon ce qu’indiquent d’autres récents coups de sonde. 

Finalement, il est intéressant de pointer du doigt le caractère contradictoire et l’inconséquence de ces deux jugements de la Cour suprême américaine concernant l’avortement et les gaz à effet de serre. De l’un, on cherche à protéger la vie à tout prix, mais de l’autre, on prend des mesures anti-environnementales qui polluent l’atmosphère des générations futures et qui fragilisent plus que jamais la pérennité de la vie humaine sur Terre en contribuant à la crise climatique…  

La dérive identitaire

Cet article a été publié dans Le Soleil de Québec, le 10 juin 2022

Le recrutement de Bernard Drainville par la CAQ a eu l’effet d’un tremblement de terre selon certains. On évoque dès lors la confirmation de la disparition prochaine du Parti québécois du paysage politique et la consécration du virage identitaire de la CAQ recrutant en grande pompe le fondateur du défunt projet de loi sur la  « Charte des valeurs québécoises » du dernier gouvernement péquiste, une loi qui aurait été encore plus restrictive que l’actuelle loi 21 (sur la laïcité de l’État) si elle avait été adoptée à l’époque.

On peut se demander comment le nationalisme du temps de René Lévesque a-t-il pu évoluer ainsi? Voici que d’un nationalisme plutôt inclusif et émancipateur, le peuple québécois glisse lentement vers son opposé, un nationalisme fermé et réactionnaire.

La CAQ semble devenir progressivement le refuge de tous les nationalistes déçus cherchant un exutoire. À défaut de réussir la souveraineté politique, on se réfugie maintenant dans la lutte pour les « valeurs culturelles », pour la protection du français et pour un contrôle accru en immigration comme planche de salut d’un peuple qui hésita, deux fois plutôt qu’une, à faire le grand saut vers l’indépendance.

Bien que cela soit compréhensible dans le contexte d’un recul du français au Québec, cette nouvelle approche nationaliste n’est toutefois pas sans péril.  Si l’histoire nous apprend quelque chose, c’est que les possibilités de dérive vers un nationalisme revanchard, xénophobe et chauvin aux graves conséquences sont bien réelles et ne relèvent pas de l’utopie — surtout dans un proche avenir dans lequel l’immigration sera de plus en plus présente afin de contrecarrer le vieillissement de la population et de combler le manque de personnel autant dans les services publics que l’entreprise privée.  

Espérons que les Québécois seront assez sages pour choisir ultimement une autre façon que ce type de nationalisme afin d’exprimer leur sentiment national ainsi que leur inquiétude face à leur survie.

Stagflation et baby-boom

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Cet article a été publié dans Le Soleil de Québec, le 3 juin 2022

Les épisodes de grande inflation ont toujours été des sujets de préoccupation majeure dans l’histoire des économies occidentales. Il y a près de cinquante ans, les deux crises pétrolières des années 70 ont contribué à la fin de la croissance soutenue d’après-guerre des «Trente Glorieuses».

On assiste à l’époque à une période de stagflation, c’est-à-dire une période de stagnation économique et de forte inflation, qui ébranla les conceptions keynésiennes de l’économie qui s’étaient établies depuis la Grande Dépression.

Aujourd’hui encore, le spectre d’un tel scénario plane au-dessus de nos têtes, bien que la situation soit différente, car elle ne correspond plus uniquement à une simple hausse du coût des carburants fossiles comme jadis. Désormais, l’inflation est davantage le fruit d’une perturbation dans la chaîne de production de nos biens de consommation en réaction aux confinements imposés par la crise sanitaire et aussi, surtout, par une crise de la main-d’œuvre (poussant les salaires à la hausse ainsi que les prix), que nous savions proche en raison du vieillissement prévu de la population, mais que les conséquences de la pandémie nous ont brusquement révélée et qui sera difficile à renverser. 

De plus, toute déstabilisation géopolitique de l’échiquier mondial, telle que la récente invasion de l’Ukraine par la Russie, exacerbe à sa façon la montée générale des prix.

Il faudra alors possiblement s’habituer à une inflation supérieure à la fourchette traditionnelle que l’on situe entre 2 % et 3 % et à une croissance économique famélique — ce qui imposera probablement des changements socio-économiques majeurs dans les sociétés occidentales.

Le baby-boom, qui a pourtant permis des décennies de croissance économique jamais vue dans l’histoire de l’Occident, sera probablement aussi la cause, dans son contrecoup, du déclin de son économie qui a besoin d’une main-d’œuvre abondante et de jeunes consommateurs pour prospérer.

Dans ce contexte, les répercussions sur les nations occidentales et leurs finances publiques seront indéniables avec un cortège de hausses des prix à la consommation, de diminutions des revenus des gouvernements en conséquence de la contraction du nombre de travailleurs actifs et d’explosions des coûts de soins de santé pour soigner une population vieillissante.