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Que la planète se porterait bien sous l’égide des multinationales.

Éliminons les gouvernements. À quoi servent-ils après tout? Ils créent des conflits, des guerres et des atrocités. Annihilons ces plaies de la terre et laissons la domination du monde à la bonne gouvernance des grandes compagnies de la planète.

Tous les problèmes du l’humanité se régleront par eux-mêmes sous leur sage direction

Il faut s’attaquer à la pauvreté? Les multinationales le feront en éliminant le problème à la source! Le seul bon pauvre est le pauvre qu’on ne voit plus. Tout compte fait, on ne transige pas avec une personne qui n’a pas un sous, alors, on la laisse mourir dans la plus complète indifférence et ce souci se résoudra par lui-même.

Le droit et la justice sociale? Les colosses économiques n’en ont rien à foutre. Celui qui ne paie pas ne mérite pas leur attention. Dans un univers contrôlé par les goliaths commercio-industriels, les droits de chaque individu seront reliés à sa position sociale. Vous êtes un haut cadre d’entreprise? On ne vous arrêtera pas pour excès de vitesse sur la route en raison que votre contribution à la société vous exempte des petits délits que vous pouvez commettre. Vous êtes chômeur? N’espérez aucune clémence de la cour : vous n’êtes qu’un poids pour la société et on vous emprisonnera dans des conditions inhumaines pour la moindre infraction. Un citoyen qui ne travaille pas est nécessairement un parasite et un criminel potentiel. Il vaut mieux le coerciser et le mettre à l’écart afin de protéger le bien-être des dirigeants de ce monde qui ne faut pas embêter avec des tracas sans importances.

Compter vous chanceux de travailler et surtout rester dans votre trou car les syndicats seront interdits et les leaders syndicaux emprisonnés pour « terrorisme économique ». Soyons clair : les droits des entreprises priment sur les droits individuels.

L’environnement? Foutaise! La biosphère va toujours bien et rien ne presse. Les profits, eux, sont concrets et les PDG d’entreprises n’ont pas à tenir compte des fabulations des fascistes de l’écologie, une autre race de terroristes économiques qu’on enfermera à la première occasion.

Au niveau du régime fiscal, il faut optimiser la recherche du travail et l’initiative personnelle. Finie la dictature de l’État en ce domaine. Les compagnies fixeront elles-mêmes la taxation sur les salaires de leurs propres employés en échange d’une protection médicale ou sociale en cas de malchance. Aussi, on inversa le tout en proposant un système inversement progressif d’imposition des revenus. Plus vous générez d’argent, moins vous paierez d’impôts. Quoi de mieux pour résoudre le chômage et assurer la croissance de l’économie que d’inciter la personne à faible revenu à travailler davantage et à gagner plus afin qu’elle paye moins d’impôts? En ce sens, le niveau de vie de tous augmenterait ainsi que la productivité.

Au summun de la domination mercantile, les grandes sociétés devraient avoir le droit de créer leurs propres monnaies et leurs propres milices privées. Les gouvernements étant une espèce en voie de disparition, on devrait reléguer la charge du maintient de l’ordre aux seules organisations efficaces et capables de gérer le globe. En outre, la création d’un conseil pan-entreprises de gestion occulte permettrait aux grandes corporations de se concerter, de se diviser le monde et de diriger à leur façon la race humaine au dessus des préoccupations insignifiantes du petit peuple.

Note: ce texte est purement sarcastique. Il tente à démontrer que la logique capitaliste poussée à l’extrême n’a aucun sens.

Voir aussi le premier texte: Le monde idéal du capital

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