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Avec le pire attentat terroriste depuis le 11 septembre 2001, l’horreur s’étend désormais des deux côtes de l’Atlantique, mais au lieu de venir du ciel, elle vient cette fois-ci des rues.

Il s’agit d’un cocktail contextuel explosif qui laisse craindre une réponse politique extrême de la part des électeurs en proie au désarroi et à l’impuissance.

On connaissait déjà depuis quelque temps la montée d’un certain populisme de droite en Europe et cet événement devrait mousser encore plus son ascendance… avec toutes les dérives que cela comporte  : instauration d’un État policier, effritement des libertés fondamentales et racisme rampant.

Jadis, les nazis avaient pu susciter une peur irrationnelle envers les Juifs avec de la propagande mur à mur. Imaginons alors ce qui peut arriver à une société avec un «  ennemi  » déambulant dans les mêmes rues et avenues que le simple citoyen et procédant à des exécutions de masse.

Le choix de Paris par les terroristes n’était pas fortuit. Au niveau de la psyché occidentale, elle est un peu le berceau de la modernité.

Dans la «  Ville lumière  » des terroristes de l’État islamique ont semé la mort et peut-être du même coup planté les graines de l’érosion du concept même de liberté sur lequel s’est érigée notre civilisation occidentale…