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Après une décennie de croissance économique quasi-ininterrompue, voila que des signes de récession pointent à l’horizon. Les années folles sont belles et bien terminées, et on doit s’attendre à un brutal retour d’ascenseur.

Les États-Unis, première économie du monde, sont à bout de souffle. La consommation décroît associée à la crise du crédit et le chômage commence à s’étendre pernicieusement. Le pire est à craindre. Plusieurs compagnies de distribution, dont Target et Lowe’s, ont connu des baisses importantes de leurs ventes. De plus, les centres commerciaux américains ont observé la même tendance. Les consommateurs sont craintifs et cela affecte l’ensemble de l’économie américaine et possiblement celle du reste du globe.

Tout ce qui monte doit redescendre. On ne peut connaître une hausse formidable de la croissance économique sans en payer le prix un peu plus tard. Cela rappelle la période euphorique des années 20 du siècle dernier (voir ce lien) qui a débouché sur une crise économique sans précédent.

La prospérité économique des dernières années s’est basée sur un accès trop ouvert au crédit: hypothèques, cartes de crédit, prêts personnels et marges d’emprunt trop faciles ont poussé la croissance à la hausse, mais sans une juste répartition des revenus, il est impossible de maintenir la vitesse de croisière économique à ce niveau.

Il s’agissait d’une fausse croissance, appuyée par des fonds que les consommateurs ne possédaient pas en réalité. Aussi, des bénéfices faramineux de la part des compagnies que l’on alimentaient par l’emprunt. Une croissance à crédit, voilà tout. Devant la hausse du coût de la vie, suscitée par les augmentations du prix du pétrole, bien des américains se sont endettés sans penser au lendemain. Et on en voit les conséquences aujourd’hui.

Le Canada et le Québec ne seront pas épargnés par la crise qui s’annonce. Les liens commerciaux intimes que nous avons avec les États-unis subiront eux aussi les contrecoups d’une récession chez nos voisins. Par ailleurs, la crise risque de s’étendre comme une traînée de poudre à l’ensemble de la planète. L’imbrication du système financier international dans tous les recoins de la terre et le commerce mondial symbiotique ne pourront se soustraire à ces turbulences.

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