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Le Vatican sous l’égide du pape Benoît XVI se retranche dans ses positions idéologiques. La perte de vitesse de l’Église catholique à travers le monde amène cette religion à adopter des politiques réactionnaires qui désespèrent plusieurs membres du clergé et de nombreux pratiquants.

En Amérique Latine, le nouveau pape, que l’on considère comme un adepte conservateur de l’interprétation religieuse, a déjà réprimandé le professeur et jésuite à tendance socialiste Jon Sobrino de l’Université centraméricaine de San Salvador et menace de ne pas canoniser l’ancien archevêque monseigneur Romero qui, croit-on, fut très proche des partisans de ce que l’on appelle la « théologie de la libération » qui combat la pauvreté et les abus du capitalisme sauvage. On l’a abattu en pleine messe en 1980.

De plus, une attitude difficile à saisir après que six personnes de cette institution d’enseignement aient été assassinées en 1989 par le régime pro-américain qui dirigeait alors le pays du Salvador.

Rome se trompe carrément dans cette position rétrograde et méprisante envers les plus démunis et les victimes de gouvernements responsables de crimes odieux. L’élitisme semble avoir investi le Vatican qui porte le drapeau du catholicisme prônant pourtant les valeurs de partage et de justice. Il s’agit d’une organisation déconnectée de sa base et qui ignore les revendications de plusieurs croyants demandant une réforme de l’Église par l’ordination complète des femmes et l’acceptation du fait homosexuel.

Les hauts responsables du Vatican oublient que leur religion s’est forgée en luttant justement contre la tyrannie, l’injustice et la barbarie qu’imposait l’Empire Romain. Les milliers de morts catholiques de cette période de l’Antiquité sous le joug romain n’auront finalement, deux milles ans plus tard, servi à rien.

L’avenir paraît sombre pour le catholicisme qui fait figure d’un petit club privé qui ne désire pas s’adapter aux nouvelles réalités socio-politiques de ce monde. Par ailleurs, son conformisme, son appui tacite aux grandes corporations et à la domination américaine font contrastes avec le mouvement politique de gauche qui prend de l’ampleur en Amérique Latine.

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