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Le chef de l’Action Démocratique du Québec a le beau jeu.  Étant le président de « ADQ Inc. », il s’est octroyé lui-même une allocation de 50 000$ par année dans les coffres du parti sans consultation ou débat sur le sujet.

Antérieurement, il a affirmé que cette décision de rétribution fut entérinée par le comité exécutif de son parti, mais il ait revenu sur cette déclaration par la suite. En fait, il se comporte en véritable PDG d’entreprise se votant autocratiquement un salaire dont lui-même était le seul juge. 

Il faut aussi noter qu’une proportion du financement public de ce parti étant calculée au prorata des votes (l’État donne des sous aux partis officiels), cela reviendrait à dire qu’une partie de nos impôts aurait servi à payer ce salaire partisan du chef adéquiste. 

Pour un personnage politique anti-syndicaliste, on doit dire que Dumont ne manque pas de culot.  Il ne faut rien comprendre à l’économie du travail ou en relations industrielles pour réclamer une diminution des salaires des employés de l’État tout en s’attribuant plus que le salaire moyen en tant que chef de parti de l’opposition en puisant dans les subventions gouvernementales dédiées aux partis politiques officiels.

Cela nous rappelle que l’ADQ n’est pas un parti de masse, mais un parti d’un seul homme.

Des parasites les fonctionnaires? Avec ce salaire que s’est permis le chef de l’ADQ partiellement aux frais des payeurs d’impôts,  monsieur Dumont devrait se regarder lui-même dans le miroir…