Homo politicus

Parce que tout est politique

La machine à magouille des libéraux

corruptionLe chat sort enfin du sac.  

Le président d’Investissement Québec (IQ), Jacques Daoust, a avoué indirectement que les règles internes sur les conflits d’intérêts ont été violées dans le fameux programme FIER et on apprenait que trois hommes d’affaires libéraux et contributeurs du PLQ, MM. Pietro Perrino, Valier Boivin et Luigi Coretti, en ont tiré avantage.  Des faits mis en lumière par le député péquiste François Legeault ainsi que par l’adéquiste François Bonnardel. 

De mémoire d’homme, on ne se souvient pas d’un tel scandale impliquant le parti au pouvoir à la législature québécoise. 

Et question de renforcir la crédibilité du Parti Libéral du Québec, on apprenait la semaine dernière que le gouvernement avait modifié les directives éthiques concernant le corps ministériel autrefois très sévères pour permettre à l’un de ses ministres, Pierre Arcand, de demeurer en poste même s’il est actionnaire d’une entreprise en relation avec des contrats étatiques.

Les libéraux sont depuis toujours copains-copains avec le monde des affaires et on le constate d’emblée encore une fois.   Dès qu’ils ont une chance, ils renvoient l’ascenseur à leurs contributeurs électoraux en créant, par exemple, en 2004, les « Fonds d’intervention économique régional » afin que ces derniers se remplissent les poches de deniers publics ou en fermant les yeux sur l’octroi de contrats gouvernementaux à des compagnies qui appartiennent à certains membres du cabinet du premier ministre.

Encore plus de trois ans de règne libéral nauséabond?  Il serait pourtant temps de changer de gouvernance….

mai 2, 2009 - Posté par Jimmy St-Gelais | politique, québec | , , , , , , , , , , , , , , , | 7 commentaires

7 commentaires »

  1. Très bon billet Jimmy. Le cppinage du PLQ avec les milieu des affaires n’est plus un secret pour personne et est devenu un lieu commun. Je ne suis pas surpris par ces histoires de corruption et il va sûrement y en avoir de nouvelles. Les PPP sont un autre nid à corruption engendré par le gouvernement Charest.

    Comme tu le dis si bien il ne faut un autre gouvernement au plus sacrant, mais pas un gouvernement péquiste qui serait somme toute assez semblable à celui de Charest. On n’a qu’à se rappeler le règne de Bouchard et de Landry. Il nous faut un gouvernement résolument progressiste et de gauche qui prendra les décisions nécessaires pour que l’on soit enfin maîtres chez nous.

    Commentaire par internationaliste | mai 3, 2009

  2. Ce qui me surprend, c’est que je ne me souviens pas de cas de corruption aussi vaste dans l’Histoire récente du Québec. Il faut remonter à l’époque de Duplessis pour en trouver.

    Évidemment, le mieux serait un gouvernement solidaire. Néanmoins, je préfère un gouvernement du PQ qu’un des libéraux. Le PQ est moins affilié avec les gens d’affaires car le business a toujours eu peur du changement qu’entrainerait une souverainneté éventuelle.

    Commentaire par Jimmy St-Gelais | mai 3, 2009

  3. Effectivement, un gouvernement solidaire saurait changer les choses, aucun doute là-dessus.

    Commentaire par sylvainguillemette | mai 5, 2009

  4. Même si le PQ est moins lieu aux milieux d’affaires que le PLQ,entre autres à cause de la question de l’indépendance, il a quand même instauré des politiques d’austérité budgétaires et de coupures dans les programmes sociaux quand il était au pouvoir, tant sous René Lévesque et Jacques Parizeau que sous Lucien Bouchard et Bernard Landry. Et les dernières positions adoptées sur le dégel des frais de scolarité à l’université et la soi-disant nécessité de “créer la richesse” ne sont guère rassurantes.

    Commentaire par internationaliste | mai 5, 2009

  5. Oui, je sais bien Internationaliste. J’ai même connu les coupures de Bouchard dans le monde municipal en 1997.

    Mais bon, entre le pire et le moins pire, il faut mieux espérer le moins pire jusqu’au temps où la population sera vraiment prête à élire un gouvernement populaire.

    Commentaire par Jimmy St-Gelais | mai 6, 2009

  6. Néanmoins il ne faut pas perdre de vue que la politique du moindre mal conduit à des désillusions voire des défaites comme la lutte des travailleurs du secteur public l’a illustré lors du déficit zéro de Bouchard.

    Commentaire par internationaliste | mai 6, 2009

  7. [...] La machine à magouille des libéraux [...]

    Ping par Pour une démocratie plus participative « Homo politicus | novembre 8, 2009


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