À l’école comme dans la société​ ​

Cet article a été publié dans le journal Métro Montréal le 28 novembre 2019

Nous apprenions récemment que La Fédération autonome de l’enseignement (FAE) intente une poursuite contre le gouvernement du Québec à propos de la Loi 21 sur la laïcité de l’État sur les bases d’une atteinte aux droits fondamentaux de ses membres. Mais des idéaux plus grands sont aussi défendus dans cette démarche.​

Essentiellement, l’école joue un rôle de microsociété visant à préparer les enfants à la vie en communauté et a aussi comme devoir d’inculquer des valeurs de diversité et de respect aux futures générations. De plus, la connaissance que diffusent les institutions d’enseignement entre en conflit avec l’esprit de cette loi qui vise à camoufler les différences et à faire rentrer les enseignant.es dans le moule de la majorité en niant ces différences présentes dans la société, des différences auxquelles devront un jour ou l’autre faire face les élèves une fois adultes.​

D’autre part, même si le gouvernement Legault a utilisé la clause dérogatoire, il s’agit toujours d’une législation instituant la discrimination à l’embauche selon la religion si l’on considère que les enseignant.es oeuvrant dans les écoles privées du Québec ne subissent pas le même préjudice.​

Le vivre-ensemble s’apprend tout d’abord à l’école, qui demeure la première expérience sociale à grande échelle des enfants. Ne pas balayer la diversité sous le tapis à l’école favorise une meilleure cohésion sociale dans une société au profil culturel voué à se modifier avec la venue de nouveaux arrivants dont le Québec a grandement besoin pour assurer son avenir.

 

metro nov19

 

 

La neutralité des officiers de l’État

Cet article a été publié dans le journal Métro Montréal le 15 octobre 2018

Dans tout ce débat sur les symboles religieux, nous devons nous rappeler un concept fondamental. En sciences politiques, il existe des principes constitutionnels de base datant de l’époque des Lumières.

L’un d’entre eux est la séparation de l’État et de la religion. Donc, en tant qu’officiers de l’État avec un pouvoir coercitif, les juges et les policiers ne doivent pas montrer d’affiliation religieuse. Ils doivent montrer une apparence de neutralité, comme l’État. En France, la République a établi cela depuis longtemps.

Toutefois, en ce qui concerne les enseignants et les gardiennes de CPE, cela ne s’applique pas. Ce ne sont pas des officiers de l’État, mais seulement des employés.

 

La machine à magouille des libéraux

À lire sur le même sujet (articles plus récents)L’antigouvernement du Parti Libéral du Québec,   Corruption libérale,    Collusion dans la construction et mœurs politiques

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Le chat sort enfin du sac.

Le président d’Investissement Québec (IQ), Jacques Daoust, a avoué indirectement que les règles internes sur les conflits d’intérêts ont été violées dans le fameux programme FIER et on apprenait que trois hommes d’affaires libéraux et contributeurs du PLQ, MM. Pietro Perrino, Valier Boivin et Luigi Coretti, en ont tiré avantage.  Des faits mis en lumière par le député péquiste François Legeault ainsi que par l’adéquiste François Bonnardel.

De mémoire d’homme, on ne se souvient pas d’un tel scandale impliquant le parti au pouvoir à la législature québécoise.

Et question de renforcir la crédibilité du Parti Libéral du Québec, on apprenait la semaine dernière que le gouvernement avait modifié les directives éthiques concernant le corps ministériel autrefois très sévères pour permettre à l’un de ses ministres, Pierre Arcand, de demeurer en poste même s’il est actionnaire d’une entreprise en relation avec des contrats étatiques.

Les libéraux sont depuis toujours copains-copains avec le monde des affaires et on le constate d’emblée encore une fois.   Dès qu’ils ont une chance, ils renvoient l’ascenseur à leurs contributeurs électoraux en créant, par exemple, en 2004, les « Fonds d’intervention économique régional » afin que ces derniers se remplissent les poches de deniers publics ou en fermant les yeux sur l’octroi de contrats gouvernementaux à des compagnies qui appartiennent à certains membres du cabinet du premier ministre.

Encore plus de trois ans de règne libéral nauséabond?  Il serait pourtant temps de changer de gouvernance….