Jean Charest doit démissionner et déclencher des élections

Assez c’est assez. La coupe est pleine. Le Parti Libéral du Québec a perdu le droit de gouverner.

Même si Jean Charest essaie de maintenir le couvercle sur la marmite, les vapeurs de la corruption ne cessent de s’échapper et ce n’est qu’une question de temps avant que tout éclate au grand jour.

Le financement occulte du PLQ par des compagnies privées, les places de garderie octroyées à des amis du parti, les nominations douteuses de juges et de hauts fonctionnaires, les contrats de construction routière donnés à des entreprises proches des libéraux et surtout le budget inéquitable de Bachand sont des indices plus que suffisants pour foutre à la porte ce gouvernement complètement déconnecté de ses citoyens et de l’éthique politique.

Alors mettons un terme à cette agonie du gouvernement libéral.

Joignez-vous à nous afin d’exiger de nouvelles élections et de demander la démission de l’incompétent Jean Charest du poste de premier ministre.

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L’antigouvernement du Parti Libéral du Québec

Comment désigner un gouvernement qui va à l’encontre des aspirations de ses commettants?

On l’appelle un antigouvernement.

Une administration publique qui ne considère pas les objections des nombreux groupes de la communauté et qui néglige les bonnes relations avec les acteurs de la société civile.

Un gouvernement au comportement intransigeant qui ne remet que rarement en cause ses actions et rejette du revers de la main toute volonté de protestation.

Nous connaissons actuellement ce genre de gouvernement.

Manifestations, protestations et incompréhension imprègnent le paysage politique du Québec dans une ambiance de crise sociale.

Le présent gouvernement libéral du premier ministre Charest semble posséder la vérité absolue. Nul besoin de consultation, ni d’implication des intervenants sociaux. On impose sa vision de la société, sans tenir compte, visiblement, de l’opinion de la population.

L’inéquitable budget Bachand teinté d’une attaque frontale contre la classe moyenne s’est révélé être la goutte qui a fait déborder le vase après de nombreuses allégations de corruption et de trafic d’influence en relation au financement du Parti Libéral du Québec dans l’octroi de contrat de construction routière, de permis de garderie, de nomination de juges et de hauts fonctionnaires de l’État.

Suite au budget, l’insatisfaction du gouvernement libéral est à son plus bas, soit à 77%. Du jamais vu.

Et voilà que Marc Bellemarre jette son gros cailloux dans la marre et assure de dévoiler tout ce qu’il a vu dans le cadre de son rôle de ministre de la Justice sous le premier mandat de Charest.

Toute cette odeur nauséabonde de scandale constitue un précédent depuis l’époque duplessiste.

Rappelons que Jean Charest fut ministre conservateur sous le règne de Brian Mulroney, une triste période où les scandales ne cessaient de pleuvoir à Ottawa.

Il apparait que Jean Charest ait appris à bonne école car la situation politique au Québec ressemble beaucoup à celle qui existait entre 1984 et 1993 dans la capitale fédérale. Une révélation n’attend pas l’autre tandis que l’électorat est submergé de cynisme et de découragement.

Néanmoins, la trame maitresse demeure : un gouvernement de droite est toujours plus prompt à générer des scandales en raison de son affiliation avec les puissances d’argent.

 

Et l’article d’Alec Castonguay, du Devoir, semble le confirmer: une fois au pouvoir, le Parti Libéral du Québec attire plus de contributeurs et multiplie par deux son financement privé tandis que le Parti Québécois reçoit approximativement les mêmes dons indépendamment de sa position à l’Assemblée Nationale.

Voilà ce qu’est un antigouvernement: une administration publique, vendue aux intérêts des plus nantis, se rapprochant d’une ploutocratie.  En somme, pas un gouvernement pour et par le peuple, mais un gouvernement contre et sans le peuple.

Par ailleurs, nous devons nous inquiéter de tous les soupçons qui pèsent sur l’équipe libérale.  Comme un iceberg, seule une portion est visible et les mensonges cachent la majeure partie du tableau.  Bref, nous ne saurons jamais toute la vérité, car l’arbre cache la forêt, mais ce que nous apprenons lance un signal d’alerte et doit inciter la population à changer de gouvernement et cela très rapidement afin de contrer le désintéressement des citoyens à la chose politique qui met en péril la santé démocratique.

Afin d’embellir l’image de la classe politique qui n’est pas toute corrompue, on se doit d’assainir les mœurs politiques en rapport au financement des partis en réformant la loi dans le sens d’une contribution purement publique afin d’éviter le copinage entre élus et donateurs et de redorer le politique.

Ainsi, pourrons-nous redonner confiance à l’électorat et freiner l’érosion du taux de participation aux élections.

Corruption libérale

Qui peut encore en douter? Le gouvernement libéral de Jean Charest est bel et bien corrompu.

Le récent scandale sur les contrats octroyés de façon plus que douteuse dans le domaine municipal nous avait mis la puce à l’oreille et le refus des libéraux au pouvoir de mettre sur pied une commission d’enquête publique sur le monde de la construction a alimenté l’idée qu’eux-aussi avaient des squelettes dans le placard.

Le rapport du vérificateur général, Renaud Lachance, déposé mercredi dernier vient de confirmer que le gouvernement libéral est loin d’avoir pattes blanches dans l’attribution des contrats de travaux d’infrastructures routières au niveau provincial.

Et l’on peut dire que la situation est encore pire que celle dévoilée dans le monde municipal, car cette fois-ci, le scandale implique un ancien ministre, David Whissell, dont la compagnie (ABC Rive-Nord) dans laquelle il est actionnaire a reçu deux fois plus de contrats gouvernementaux sans appel d’offre pendant sa présence au cabinet exécutif du premier-ministre.

Mais l’évaluation du vérificateur général ne s’arrête pas là : il a noté plus d’anomalies dans le processus d’obtention des contrats du ministère des transports.  En fait, un tiers de ces contrats, d’une valeur de 1 milliard$, n’aurait pas été alloué selon une procédure irréprochable car les motifs de situation d’urgence évoqués ne s’appliquaient pas.  En somme, dans les 2/3 des cas, les travaux ont pris 6 mois avant de débuter.

Comme si ce n’était pas assez, monsieur Lachance soulève de sérieuses interrogations sur une apparente collusion des entrepreneurs en déneigement qui aurait sciemment fait gonfler les prix des soumissions.  Pourtant, dès 2004, de nombreux indices pointaient en cette direction et le Ministère des Transports n’a pas daigné en informer la Sureté du Québec.

Il y a aussi la question des dépassements de coûts en travaux routiers.  Dans près de la moitié des 29 contrats étudiés, « l’envergure des dépassements était telle qu’il y a lieu de s’interroger», résume monsieur Lachance.  Cela n’est pas sans rappeler les données fournies par un reportage d’Enquête à Radio-Canada traitant de collusion qui relatait que les coûts de construction routière au Québec étaient de 42% plus élevés que la moyenne des provinces canadiennes.

Un autre dossier épineux : celui des partenariats publics-privés dans la construction des centres hospitaliers universitaires comme le CHUM. Le vérificateur général conclut que le gouvernement libéral a opté pour les PPP avec un fort préjugé idéologique favorable en réfutant des études qui démontraient les nombreux désavantages financiers et logistiques de cette formule.  Le gouvernement libéral avait peut-être quelques amis à gratifier en mettant sur pied la construction des CHU avec des partenaires privés… même si cela s’était avéré plus dispendieux pour les contribuables québécois.

L’équipe libérale est depuis trop longtemps au pouvoir.  Les graines de la corruption commencent à germer et la puanteur de la décomposition éthique remonte jusqu’aux nez des citoyens.

Le trafic d’influence a maintenant atteint un niveau digne de l’époque duplessiste : une collusion entre entrepreneurs pour faire hausser les prix côtoie une infiltration des gens d’affaires dans le cabinet du premier-ministre et cela sans que le gouvernement y voit un problème ou déclenche des enquêtes publiques pour laver la réputation de l’État.

Tout ce parfum de scandale nous remémore les beaux jours du règne des conservateurs de Brian Mulroney au fédéral dont monsieur Charest faisait partie en tant que ministre. Périodiquement, les médias déterraient des affaires louches dont les plus célèbres furent le scandale Oerlikon et les conflits d’intérêts de Stevens Sinclair.

Une vérité demeure en politique : la droite au pouvoir (conservateurs ou libéraux) est toujours plus encline à générer des scandales de corruption car son financement politique et ses membres sont issus presque uniquement des classes d’affaires ou des milieux élitistes.

Avec un tel mélange explosif entremêlant intérêts politiques et commerciaux, il n’est pas surprenant que les gouvernements de droite se fassent autant « pogner les culotes à terre »… comme notre présent gouvernement libéral (source).

À lire:

Collusion dans la construction et mœurs politiques

La machine à magouille des libéraux

Corrompu un jour, corrompu toujours

La pointe de l’iceberg

La machine à magouille des libéraux

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Le chat sort enfin du sac.

Le président d’Investissement Québec (IQ), Jacques Daoust, a avoué indirectement que les règles internes sur les conflits d’intérêts ont été violées dans le fameux programme FIER et on apprenait que trois hommes d’affaires libéraux et contributeurs du PLQ, MM. Pietro Perrino, Valier Boivin et Luigi Coretti, en ont tiré avantage.  Des faits mis en lumière par le député péquiste François Legeault ainsi que par l’adéquiste François Bonnardel.

De mémoire d’homme, on ne se souvient pas d’un tel scandale impliquant le parti au pouvoir à la législature québécoise.

Et question de renforcir la crédibilité du Parti Libéral du Québec, on apprenait la semaine dernière que le gouvernement avait modifié les directives éthiques concernant le corps ministériel autrefois très sévères pour permettre à l’un de ses ministres, Pierre Arcand, de demeurer en poste même s’il est actionnaire d’une entreprise en relation avec des contrats étatiques.

Les libéraux sont depuis toujours copains-copains avec le monde des affaires et on le constate d’emblée encore une fois.   Dès qu’ils ont une chance, ils renvoient l’ascenseur à leurs contributeurs électoraux en créant, par exemple, en 2004, les « Fonds d’intervention économique régional » afin que ces derniers se remplissent les poches de deniers publics ou en fermant les yeux sur l’octroi de contrats gouvernementaux à des compagnies qui appartiennent à certains membres du cabinet du premier ministre.

Encore plus de trois ans de règne libéral nauséabond?  Il serait pourtant temps de changer de gouvernance….

 

La saga Julie Couillard-Maxime Bernier se poursuit

Cette semaine, la courte conférence de presse à sens unique de l’ancien ministre des affaires étrangères ne fait que verser de l’huile sur le feu de la contreverse dans l’affaire Julie Couillard.

Si monsieur Bernier pense tirer un trait sur ce dossier et passer à autre chose en affirmant qu’il ne connaissait pas les antécédents de son ex-petite amie, il se met un doigt dans l’œil.

Lorsque Julie Couillard sortira son autobiographie qui deviendra rapidement un best-seller, les mêmes questions et les mêmes doutes persisteront dans l’esprit des gens.  De toute évidence, elle maintiendra sa version des faits.

Peu importe qui a tort ou raison, qui ment ou dit la vérité, le mal est fait et cette affaire deviendra un véritable boulet pour le politicien de la Beauce qu’il traînera derrière lui durant des années.

Il espère continuer en politique. Peut-être, mais sa carrière ministérielle est bel et bien foutue.  Il devra se résigner à demeurer simple député.

Sa série de gaffes innombrables lui aliénera tout poste d’importance dans l’avenir car la confiance que lui prodiguait le premier ministre Harper ne remontera pas la pente de sitôt.  Il a déclaré ne pas se souvenir d’avoir égaré des documents à la maison de Julie Couillard… rien pour rehausser sa crédibilité.

Enfin, pourquoi a-t-il attendu si longuement avant de contredire les propos de madame Couillard à son égard?  Pourtant, une personne politique « innocente » aurait tout de suite monté aux barricades afin de laver sa réputation avant que l’opinion des électeurs ne se fige à son désavantage.

Une histoire à suivre…

Corrompu un jour, corrompu toujours

Les conservateurs de Stephen Harper avaient promis, lors des élections de janvier 2006, un gouvernement honnête et assuraient les électeurs que le « nouveau» Parti Conservateur était le plus intègre de toutes les formations politiques.

Mais, nous apprenons cette semaine, qu’en mai 2005, lors d’un vote déterminant qui aurait pu faire tomber le gouvernement libéral minoritaire de Paul Martin, ce parti politique avait cherché à acheter le vote d’un ancien député conservateur (Chuck Cadman), devenu indépendant, avec une assurance vie de 1 million$ lorsque ce dernier était affligé d’un cancer en phase avancée.

Selon certaines sources et même un enregistrement sonore, le chef actuel du Parti conservateur, aurait approuvé la tentative de corruption de l’élu. L’affaire a plongé la Chambre des Communes dans la tourmente et remet en question l’intégrité des conservateurs.

Cela s’ajoute aux autres scandales, pots-de-vin et conflits d’intérêts dans lesquels les conservateurs ont toujours trempé dans le passé. Pour s’en rappeler, il suffit de se remémorer le scandale Oerlikon, les conflits d’intérêts de Stevens Sinclair, la récente affaire Mulroney-Schreiber et les révélations en septembre 2006 au sujet du lobbying des grandes entreprises auprès du gouvernement fédéral actuel.

Ne soyons pas dupes.  Le présent Parti conservateur, qui est né d’une fusion des réformistes avec les anciens conservateurs, conserve le même réseau de partisans et est desservie par les mêmes équipes de lobbying.

Malgré les prétentions d’un nouveau style de gouverne de la part des conservateurs, qui se prétendent transparents, les récentes allégations nous démontrent que ce parti n’a rien perdu de ses mauvaises habitudes.

La pointe de l’iceberg


Dans la foulée du dossier Schreiber qui a éclaboussé au passage l’ancien premier ministre canadien Brian Mulroney en rapport, notamment, à l’achat d’avions de la compagnie Airbus par le gouvernement fédéral, on a appris que Jean Charest avait lui aussi reçu des fonds de l’ancien lobbyiste lors de la campagne de 1993 à la chefferie de l’ancien Parti Conservateur.

Monsieur Charest nit que son frère ait reçu un montant de 30 000$ en liquide et n’évoque qu’une donation légale de 10 000$ de l’ancien trafiquant d’armes tout en prétendant n’avoir jamais rencontré le bailleur de fond allemand. Ce que se dernier a démenti.

Où est la vérité dans tout ce foutoir? Selon les lois de l’époque, les candidats à la direction de parti politique n’avaient aucune obligation de dévoiler l’origine de leurs contributions financières. Alors, il devient difficile de prouver quoi que ce soit dans cette situation.

Néanmoins, cela soulève un problème éthique flagrant de l’administration conservatrice de l’époque. Les nombreux scandales de cette période, comme l’affaire Oerlikon et les conflits d’intérêts de Stevens Sinclair, nous rappellent que les conservateurs ont toujours baigné dans des ententes louches et du copinage douteux avec le monde des affaires.

À leur accession au pouvoir en 1984, Brian Mulroney et son équipe conservatrice ont procédé à la privatisation de 23 des 61 entreprises d’état, dont Air Canada, le Canadien National (CN) et Pétro Canada. Combien de pots-de-vin ou de transactions secrètes se cachent derrière toutes ces ventes de sociétés publiques et apprendrons-nous un jour la vérité sur ces événements?

Même actuellement, les nouveaux conservateurs de Stephen Harper trempent aussi dans une affiliation rapprochée avec de nombreux lobbyistes défendant des intérêts industriels et commerciaux, comme le dévoilait le Journal de Montréal en septembre 2006.

Malgré ses bonnes prétentions d’honnêteté et de transparence, les agissements concrets de ce présent gouvernement s’alignent sur la même politique des années Mulroney et les faits qui nous sont dévoilés aujourd’hui ne sont simplement que la pointe d’un iceberg beaucoup plus imposant.