Pour en finir avec la corruption politique
Quelle est la source de toute corruption politique? Il s’agit, simplement, de l’ingérence d’intérêts particuliers dans la gestion des affaires publiques qui interfère avec les besoins collectifs.
De nos jours, toute tierce organisation peut contribuer à un parti politique même si des règles sur les financements des partis politiques existent. Il n’est pas très difficile de contourner ces dites lois pour les groupes de pression, notamment en ce qui concerne les entreprises privées, qui demandent à leurs employés de faire des dons déductibles d’impôts aux partis politiques visés avec l’argent de leurs employeurs.
Dans le passé, les grandes banques canadiennes ont fait de généreuses donations à toutes les formations politiques, sauf le Nouveau Parti Démocratique qui refuse toute aide financière des entreprises privées. Par ailleurs, on sait très bien que les pétrolières appuient monétairement le Parti conservateur du Canada actuellement au pouvoir en dépit de la nouvelle législation fédérale plafonnant le financement privé des partis politiques.
De nombreux scandales sont en liens avec l’implication de compagnies commerciales ou industrielles, particulièrement les commandites qui bénéficiaient aux coffres du Parti libéral du Canada par les contributions politiques des entreprises de publicités impliquées dans l’affaire.
Afin d’en finir avec la corruption politique, il faudrait repenser totalement le mode de subvention des formations politiques.
Premièrement, on se doit d’interdire toute contribution individuelle, entrepreneuriale, syndicale ou autre et ne permettre que le financement provenant de l’État en rapport aux nombres de voix obtenus lors des élections générales. Ce serait la seule méthode afin d’assurer l’équité et l’égalité des chances pour tous les partis politiques lors des scrutins.
Deuxièmement, l’accès aux fonctions politiques devrait être interdit à toute personne siégeant sur un conseil d’administration d’une organisation non-gouvernementale, que cela soit comme député, ministre, secrétaire d’État ou directeur d’entreprise publique. Même réglementation pour un individu travaillant dans un poste de direction ou ayant des contrats de service ou de production avec une compagnie privée. De plus, une personne possédant plus de 10% d’une entreprise cotée à la bourse ne pourrait envisager une carrière politique.
La politique se veut la gérance du bien commun et ne doit pas être corrompue par tout agent extérieur, tel qu’il soit.
Voir aussi: Une loi vide de sens
avril 26, 2008 - Posté par Jimmy St-Gelais | canada, philosophie politique, politique | canada, corruption, financement des partis politiques, Lobbying, philosophie politique, politique | 10 commentaires
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On peut pas être contre la vertu, moi aussi, je suis contre le financement des partis politiques par les entreprises privées. Seulement je trouve un peu fort qu’ “une personne possédant plus de 10% d’une entreprise cotée à la bourse ne pourrait envisager une carrière politique”, il me semble qu’empêcher les riches de faire de la politique c’est aussi antidémocratique que d’empêcher les pauvre d’en faire.
Et pour ce qui est de “ne permettre que le financement provenant de l’État en rapport aux nombres de voix obtenus lors des élections générales.” Que faites-vous des nouveaux partis, des partis marginaux, ceux qui n’ont pas beaucoup de voix, mais qui représentent tout de même une certaine tranche de la population? Les limiter au financement de l’État, il me semble que c’est pratiquement les empêcher de progresser. Et on se retrouvera encore dans l’éternel engrenage d’inspiration britannique : Deux principaux partis qui se partagent le pouvoir à tour de rôle et qui finissent par drôlement ce ressembler. Désolée, je vois pas en quoi votre théorie nous serait utile.
Mía
@Mia
Votre commentaire est rempli de lacunes. Vous n’avez simplement pas compris.
Les riches peuvent faire de la politique, mais doivent liquider leurs actions d’entreprises.
Au contraire, le financement par l’État est équitable et nuirait plus aux grands partis financés par la bourgeoisie que les petits partis qui sont souvent plus à gauche et donc ne bénéficient pas de l’aide financière des grandes entreprises.
Et oui, ma théorie est très pertinente.
Les théories pertinentes sont généralement nulles dans la réalité.
Qui ici croit encore qu’il y a deux Partis au Canada ?
Ce n’est qu’une masquarade puisque les financiers de l’un financent aussi l’autre. Et aussitôt que ceux qu’on nomme, les tiers Partis, deviennent plus “big” les financiers des anciens les financent également.
Les financiers ne sont ni à droite ni à gauche puisque leur unique intérêt c’est eux-mêmes.
Quelle est la source de toute corruption politique?
Il s’agit, simplement, de l’ingérence d’intérêts particuliers dans la gestion des affaires publiques
La corruption n’est qu’un mal, parmi tant d’autres.
Tous les pays ont eu à souffrir, un jour, de politiques publiques conduites sous l’emprise ou bien de la démagogie, de l’idéologie, de la passion, de la corruption, des mauvaises habitudes ou, la pire des catastrophes, de la bêtise pure et simple.
Les périodes où l’on peut voir une majorité d’individus vivant comme des citoyens libres et responsables accompagnés d’un gouvernement éclairé et suffisamment sage pour les laisser prendre en main leur propre destinée au plus grand bénéfice de la prospérité générale sont rarissimes et constituent des périodes exceptionnelles de renaissance.
La plupart des temps, comme au Québec, les gouvernements sont malades de l’étatisme et poussent l’interventionnisme à outrance, jusqu’à paralyser le pays et à le transformer en un cobaye décérébré, ce qui l’entraîne dans une spirale infernale de déclin.
L’interventionnisme à outrance, en faussant les règles du jeu, devient un terreau idéal pour la corruption.
Les intérêts privés ont leur part du blâme, c’est évident, mais la maladie est systémique.
@Arnold
Tu sonnes comme un disque rayé.
Toujours contre l’interventionnisme!
Dis moi, Arnold, toi qui a les réponses à tous les maux du monde, quelle est ta vision du monde idéal?
L’environnement est en crise, tout comme l’alimentation mondiale. Cela ne nécessiterait pas une implication des pouvoirs publics?
….L’environnement est en crise, tout comme l’alimentation mondiale. Cela ne nécessiterait pas une implication des pouvoirs publics?….
Mais ce sont eux, les pouvoirs publics, qui sont responsables du problème et tu voudrais qu’ils trouvent une solution ?
T’inquiètes pas, l’environnement et l’alimentation sont maintenant des moyens faciles pour sucer l’argent des citoyens et les pouvoirs publics vont y voir, pas de doute, ça fait leur affaire.
Seul le résultat est douteux puisque nous savons tous que le présent est garant du passé et que le leur est frauduleux.
lol! Est bonne! T’as peut-être raison, après tout!
Méchante question!…
Jimmy, je ne sais peut-être pas ce qu’il faut faire pour être heureux mais je sais ce qu’il faut faire pour ne pas être malheureux. Ça, c’est un point de départ.
L’autre point de départ essentiel pour “dénicher” une solution, c’est l’observation “in vivo” d’écosystèmes naturels réels. L’apprentissage par l’observation : on ne peut vivre en symbiose avec la nature que si on connaît ses règles de fonctionnement et si on les respecte.
Comme Lovelock l’explique si bien, les écosystèmes peuvent être, en pratique, considérés comme des “être vivants”. Gaïa a prospéré avant l’arrivée de l’homme et continuera à prospérer après son départ (…qui surviendra avant la fin de ce siècle).
D’un point de vue plus théorique, les écosystèmes naturels sont des “systèmes adaptatifs complexes” qui inter-agissent et rétro-agissent entre eux et dont l’évolution temporelle ne peut être ni prédite, ni calculée, ni connue avec un quelconque degré de précision. Nous sommes devant un “mur” épistémologique, i.e. une incapacité de savoir et de prévoir et nous devrions avoir l’humilité de l’admettre.
La solution que tu proposes, à savoir utiliser une forme d”ingénierie éco-sociale” pour guider l’intervention de l’état dans la gestion des relations des hommes entre eux et les relations des hommes avec leur environnement est une douce utopie qui ne peut bien fonctionner que dans les systèmes simples ou fermés.
Si, en plus, cette gestion éco-sociale des grandes crises humaines et environnementales doit être faite par une bureaucratie publique du type de celle que nous avons à Québec ou à Ottawa, tu comprendras immédiatement que nous courons à notre perte. Ce serait la catastrophe annoncée.
Toutes ces méthodes de “gestion sociale”, d’”ingénierie sociale”, de “gestion de l’environnement” se heurtent à deux problèmes insurmontable : le premier est relié à l’incapacité structurelle du cerveau humain (ou des organisations humaines) à saisir la réalité dans toute sa complexité; le second problème est épistémologique, nous n’arriverons jamais à construire une représentation suffisamment précise de la réalité dans toute sa complexité. Il sera donc scientifiquement impossible de construire un “modèle” qui nous servirait d’outil conceptuel pour analyser, synthétiser et gérer les socio–éco-systèmes.
Pour ces raisons, je ne vois pas comment des gouvernants pourraient légitimement et scientifiquement intervenir dans les choix écologiques et économiques des individus et organisations sans aggraver la situation.
Le gouvernement, au mieux, ne peut que baliser l’action des individus et organisations, il ne peut qu’interdire ce qui à l’évidence peut nuire à la vie sur terre. C’est une gestion “négative” de l’environnement.
Bref, on doit gérer les grandes crises comme nous gérons notre bonheur individuel: on ne sait pas ce qu’il faut faire pour être heureux mais on peut savoir ce qu’il faut faire pour éviter d’être malheureux.
Le problème est épistémologique Jimmy. Il est insoluble scientifiquement. L’envergure du problème nous dépasse. Il y a peut-être des forces qui nous dépassent aussi…
D’ici la fin, il faut être très très Zen et vivre simplement…
@Arnold
« La solution que tu proposes, à savoir utiliser une forme d”ingénierie éco-sociale” pour guider l’intervention de l’état dans la gestion des relations des hommes entre eux et les relations des hommes avec leur environnement est une douce utopie qui ne peut bien fonctionner que dans les systèmes simples ou fermés. »
En observant l’Histoire, nous pouvons remarquer que les États sont de plus en plus grands en superficie, des cités-états de l’antiquité aux gouvernements modernes. Avec l’accroissement de la population, la violation de l’environnement par des intérêts privés et la rareté des ressources, il sera inévitable qu’un arbitre avec un ordre de droit s’interpose entre les hommes afin d’aplanir les conflits. Sinon, ce serait guerre et chaos. Aussi, nous pouvons dire que la terre est un système fermé, pour l’instant. Nous y sommes prisonniers et n’avons encore pas trouvé d’autres planètes où exploiter des ressources ou s’évader.
« Toutes ces méthodes de “gestion sociale”, d’”ingénierie sociale”, de “gestion de l’environnement” se heurtent à deux problèmes insurmontable : le premier est relié à l’incapacité structurelle du cerveau humain (ou des organisations humaines) à saisir la réalité dans toute sa complexité; le second problème est épistémologique, nous n’arriverons jamais à construire une représentation suffisamment précise de la réalité dans toute sa complexité. Il sera donc scientifiquement impossible de construire un “modèle” qui nous servirait d’outil conceptuel pour analyser, synthétiser et gérer les socio–éco-systèmes. »
L’être humain s’adapte à tout. Il s’adaptera aux nouveaux défis de demain. Du primate marchant dans la prairie nous avons évolué jusqu’à comprendre l’adn, le code de la vie, et créer des ordinateurs qui feraient rêver les hommes du XVIII siècle ! Un peu de positivisme s.v.p !
« Le problème est épistémologique Jimmy. Il est insoluble scientifiquement. L’envergure du problème nous dépasse. Il y a peut-être des forces qui nous dépassent aussi… »
Ce n’est pas scientifique comme problème, mais philosophique. Nous ne pourrons trouver de réponse à la problématique humaine dans les mathématiques, la chimie ou la physique, mais dans la conception des rapports socio-économiques que nous avons les uns avec les autres. Tant que l’être humain n’aura pas compris qu’il est le maître de son propre destin, et que son prochain lui est nécessaire pour survivre, rien ne changera. Mais le temps pourrait faire son œuvre et les prochaines générations seront peut-être plus éclairées…
Clusiau a dit:
“Mais ce sont eux, les pouvoirs publics, qui sont responsables du problème et tu voudrais qu’ils trouvent une solution ?”
Bip!!!! Mauvaise réponse mon cher Clusiau! Le FMI et la BM sont responsables des politiques de non-agriculture des pays en voie de développement, dont Haïtï par exemple.
Arnold a dit:
“Il sera donc scientifiquement impossible de construire un “modèle” qui nous servirait d’outil conceptuel pour analyser, synthétiser et gérer les socio–éco-systèmes.”
Mais encore faudrait-il que les scientifiques aient leur mot à dire sur les agissements de l’humanité, ce qui n’a jamais été le cas, mais ce que prône les communistes, comme moi.
Lorsque vous parlez de l’État, entendons-nous sur le fait que c’est un État irresponsable qui se fiche éperdument de l’écologie, tant que ça profite, un État bourgeois qui domine. Un État qui, comme nous le savons, passe ses sièges de décideurs comme si on jouait à la chaise musicale. M. Baird comme ministre de l’environnement, c’est aussi pertinent que monsieur Bush gagnant le prix Nobel de la Paix.
Dans un régime communiste, ce ministre, celui de l’environnement, comme ceux et celles dans les autres ministères, serait révocable en tout temps. Votre vision des choses se limite au capitalisme, un système n’ayant jamais fait ses preuves dans son devoir, celui de partager les richesses et de mener à bien, l’humanité.
Soit, au moins, Arnold envisage la fin comme Lovelock, je suis tristement d’accord sur ce…
“L’être humain s’adapte à tout. Il s’adaptera aux nouveaux défis de demain. Du primate marchant dans la prairie nous avons évolué jusqu’à comprendre l’adn, le code de la vie, et créer des ordinateurs qui feraient rêver les hommes du XVIII siècle ! Un peu de positivisme s.v.p !”
Je veux bien y croire camarade, je n’ai rien contre le positivisme. C’est des chances de l’humanité à s’en sortir avec les États-Bourgeois que je n’avale pas. Nous ne sommes en tout cas, pas pour l’instant, dans la bonne direction. Le mur est devant et nos dirigeants nous dirigent droit dedans, pédale dans le fond! Sinon, oui, je crois à l’humanité, mais entre de bonnes mains, soit celles de gens qui étudient ces questions, celles des scientifiques.