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Tant au provincial qu’au fédéral, les conservateurs (Parti Conservateur et ADQ) sont de plus en plus ternis par des événements et des déclarations qui dévoilent enfin leur véritable aspect à l’électorat. 

Au Québec, l’Action Démocratique du Québec dirigée par Mario Dumont est contestée par certains de ses propres membres qui désapprouvent la culture élitiste et absolutiste qui règne dans ce parti.  On se souviendra des récriminations récentes au sujet de l’attitude cavalière et irrespectueuse du numéro deux du parti, Gilles Taillon, envers des bénévoles de sa circonscription et, en août 2007, de la sortie contre Mario Dumont du président de la commission politique du PLQ, Christian Ouellet, un ancien ami, qu’il qualifiait de personnage « dictatorial. »

Cette semaine, c’etait au tour de l’ex-vice-présidente de l’ADQ, Sylvie Tremblay, de quitter le navire en dénonçant encore une fois les méthodes autocratiques de l’establishment du parti et l’intimidation dont elle aurait été victime.  Elle déclare après avoir fait parvenir un courriel au chef qui n’y a d’ailleurs jamais répondu : « «À partir de ce point, mon estime pour monsieur Dumont en a pris un coup, lui qui se prétendait transparent. Si le comité exécutif national était contrôlé, que les élections n’étaient qu’un show, il aurait fallu qu’ils m’en avisent avant que je fasse campagne.».  Et elle en remet : « «J’espère que l’ADQ n’entrera pas au pouvoir aux prochaines élections, car ce parti, que je connais un peu mieux maintenant et qui n’est pas du tout ce qu’il prétend être, me fait peur, concernant les droits des femmes et concernant son manque de démocratie. Le gouvernement serait sûrement dirigé de la même manière s’il prenait le pouvoir.»

De plus, comme si ce n’était pas assez, Mario Dumont a suggéré durant la même semaine de sortir les matraques contre les actions perturbatrices des foules un peu trop allumées, tel que ce fut le cas après la victoire des Canadiens de Montréal contre les Bruins de Boston.  On se plaignait déjà de l’image négative à travers le monde des débordements qui ont eu lieu.  Alors, imaginez si les forces de l’ordre avaient frappé dans le tas et envenimé encore plus les choses!  Cela aurait fait une bien plus belle réputation à Montréal et au Québec.

Ceci met encore plus en évidence les penchants dictatoriaux de Mario La Matraque.  On peut alors imaginer, un jour, s’il devient premier ministre, qu’il n’hésiterait pas à réprimer les manifestants opposés à ses politiques afin de maintenir l’ordre (en fait, son ordre à lui et de ses petits amis richissimes). Comme à Montebello, on pourrait infiltrer quelques agitateurs de la SQ dans le groupe de manifestants qui briseraient quelques vitrines et le tour serait joué!  Le prétexte serait ainsi trouvé et l’on sonnerait la charge en réprimant durement les protestataires.

À Ottawa, le Parti Conservateur est aussi en eaux troubles.  Les fraudes électorales concernant les dépenses lors du dernier scrutin général qui ont mené à des accusations formelles d’Élections Canada contre ce parti rentrent en contradiction flagrante avec les prétentions d’intégrité et de transparence de ce gouvernement.  Somme toute, les preuves semblent solides. En fait, les conservateurs ont triché lors des dernières élections et certains remettent même en cause la validité des résultats et la légitimité de cette législature. 

Il y a aussi l’affaire Chuck Cadman qui met en lumière les stratégies de coulisses et les tactiques de bas étages des conservateurs afin d’atteindre leurs objectifs.  Pour eux, la fin justifie les moyens.

Également, il ne faudrait pas être surpris par d’autres révélations scandaleuses.  Corrompu un jour, corrompu toujours.  Le parti conservateur peut bien changer d’image en se proclamant plus blanc que blanc, mettre quelques nouveaux visages sur le devant de la scène, il demeurera toujours une formation de notables et de gens puissants qui tirent les ficelles dans l’ombre.  

Par ailleurs, on connaît le contrôle total qu’impose Stephen Harper sur son parti.  Les députés ne peuvent généralement s’exprimer librement sur la place publique et certains médias amicaux sont favorisés au détriment de ceux un peu trop critique envers le gouvernement (on a pu le voir cette semaine avec l’exclusion de Radio-Canada des conférences de presse du PC suite aux démêlées avec Élections Canada). 

Action Démocratique du Québec ou Parti Conservateur du Canada, du pareil au même.  Les deux formations politiques usent des mêmes modus operandi autant à l’intérieur qu’à l’extérieur de leurs partis.  Intégrité? Transparence? Que des valeurs dénuées de sens pour la droite conservatrice servant à épater la galerie et piéger les électeurs naïfs.

Véritablement, ces partis politiques jumeaux se moquent de la démocratie et espèrent, une fois au pouvoir, instaurer par tous les subterfuges possibles une ploutocratie à l’avantage des mieux nantis matraquant les opposants au régime à l’image du fonctionnement interne de leurs organisations. 

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