La Pétrocratie

Ce que démontre le prix élevé de l’essence à la pompe, souvent sans corrélation au cours du baril du pétrole brut, est que la traditionnelle démocratie libérale ayant assise en Occident n’est plus qu’une vue de l’esprit.

En effet, les pétrolières – détenant parfois l’exploitation de la ressource et toujours les raffineries servant à traiter la matière brute – assoient leur pouvoir économique ainsi que leurs politiques en imposant leurs velléités implacables.

Lorsque le président des États-Unis, Barack Obama, – l’homme supposément le plus puissant de la planète –  admet son impuissance face aux montées du coût de l’essence lorsque celui-ci ne cesse de progresser depuis trois semaines dans son pays au risque de miner une reprise économique plus qu’attendue, on est en droit de s’interroger.

Et n’oublions pas son prédécesseur, Georges W. Bush, digne fils de son papa lui aussi ancien président à la solde des magnats du pétrole, qui déclencha une guerre en Irak pour le motif évident de mettre la main sur ses puits d’or noir.

Au Canada, l’homme de paille des géants pétroliers, Stephen Harper, fait fi des risques environnementaux apparentés à l’exploitation des sables bitumineux pour alimenter le puissant voisin du Sud si avide du pétrole nécessaire à son économie.  Rappelons-nous que le traité de libre-échange, l’ALENA, signé par un autre ancien premier ministre conservateur, Brian Mulroney, contraint le Canada à fournir les États-Unis du quart de sa production de cette ressource.  Pendant ce temps, en pure incohérence, l’Est du pays doit s’approvisionner à l’extérieur même si la logique dicte qu’un pays aussi pourvu en pétrole devrait être autarcique en ce domaine et ainsi pouvoir contrôler le prix à la pompe à l’avantage de ses citoyens avec un peu de volonté politique.

En somme, la souveraineté politique des États a migré vers des organisations transnationales se souciant peu de l’équité ou de la justice.

Oubliez la démocratie représentative. Elle est désormais désuète et surannée.  Dites bonjour à la pétrocratie!

Le vrai pouvoir n’est plus dans les assemblées législatives ou les cabinets exécutifs.  Il siège maintenant, derrière des portes-clauses, dans les conseils d’administration de l’oligarchie des grandes pétrolières….

Niveau de difficulté de texte selon Scolarius d’Influence Communication : 172 (universitaire)

Le Charest de Troie

En terres du Canada, un conflit épique fit rage.  Les citoyens de la Cité de la Fleur de Lys résistèrent à l’invasion anglo-saxonne après des dizaines de décennies de siège.

Et vint alors un temps où la victoire était presque acquise.  Ils repoussèrent les hordes barbares loin de leurs palissades, mais échouèrent de peu.

Pris par le désarroi, les guerriers du Canada eurent l’idée d’un stratagème ingénieux.

Ils envoyèrent un Charest parmi les résistants, parlant comme eux, arborant les mêmes costumes d’apparats, mais cachant son véritable jeu.

Après plusieurs printemps, lorsque la vigilance des habitants du Fleur de Lys fut à son plus bas, le Charest devint chef de cette cité à l’aide de belles paroles et de promesses creuses.  Le ver était ainsi inséré dans la pomme.

Il demeura premier magistrat durant sept révolutions terrestres au tour du soleil profitant de l’insouciance des citadins pour miner les fondations de la cité.

Les murailles de la ville finirent par tomber en ruine avec conséquences l’infiltration silencieuse de troupes adverses attendant depuis longtemps leur heure et l’attrition de la population indigène locale.

Aussi, la gestion de la cité se voyait gangréner par la corruption engendrée par le nouveau chef.

La confiance des habitants en leurs dirigeants atteignit des bas-fonds tandis que  les adversaires riaient de satisfaction.

La tactique du Charest de Troie a pu atteindre ses objectifs.  La Fleur de Lys n’offrira plus de résistance à l’invasion.

Désormais, les portes de la cité sont grandes ouvertes…

L’échec de Copenhague et l’argent

L’argent, voilà ce qui a empêché une conclusion positive et toute aussi vitale pour l’Humanité à la conférence de Copenhague sur le réchauffement climatique.

D’un côté, les pays occidentaux, plus particulièrement les États-Unis (et aussi le Canada), ont souhaité un accord édulcoré afin de maintenir leur style de vie et leur dépendance au pétrole, ce qu’ils ont finalement obtenu, tandis que de l’autre bord, la Chine, en plein développement accéléré, ne semble désirer aucune entente trop contraignante à son désir d’expansion économique.

Et sur le bas-côté, dindons de la farce, se trouvent les pays en voie de développement (disons plutôt les pays en stagnation), auxquels on a promis 100 milliards de dollars sur 10 ans pour lutter contre les effets du réchauffement, question de se faire bonne conscience, au-lieu d’entreprendre de réelles démarches de réduction des gaz à effet de serre.

Il est évidemment plus profitable de saupoudrer quelques milliards aux principales victimes de ce phénomène environnemental que d’engager une politique internationale astreignante et beaucoup plus onéreuse pouvant nuire à l’activité économique et à l’enrichissement des nations les plus prospères.

Pourtant, on estime que ce montant est nettement insuffisant pour faire face aux répercussions désastreuses qui s’annoncent, comme la montée accélérée du niveau des mers et la migration climatique.  Comme toujours, les pays riches se lavent les mains du sort des pays pauvres qui paieront la plus grosse part de la facture du laisser-aller dans le dossier du changement climatique.

À notre ère, tout se ramène aux valeurs pécuniaires.  Pour les affairistes et l’élite économique, tous les problèmes peuvent se régler avec l’argent, même le réchauffement climatique, comme si on pouvait donner quelques miséreux milliards de dollars à la planète en guise de compensation!

Mais, dans 100 ans, lorsque la détérioration du système climatique aura atteint un point de non-retour, la race humaine réalisera que tout ce qu’elle croyait jadis important, comme la croissance du PIB, le profit, le « développement » économique, ne sont que peu de choses en rapport à la qualité d’un environnement stable, sain et viable à long terme.

Suspension du programme écoAuto par les conservateurs

Les conservateurs ont aboli la ristourne de 2000$ sur l’achat de voitures hybrides et écoénergétiques lors du dernier budget Flaherty.

Une mesure qui n’a pas défrayé les manchettes, mais qui met encore en lumière le caractère peu environnementaliste de l’actuel gouvernement conservateur.

Prolonger ce programme qui n’avait à l’origine qu’une durée de vie de deux ans relevait du bon sens dans le contexte d’une hausse du prix du pétrole et d’une demande accrue des modèles de véhicules alternatifs.

Cela aurait pu favoriser une plus large diffusion de ce genre de voiture et inciter les constructeurs automobiles à accélérer sa production qui ne comble actuellement pas la demande.

Les conservateurs se sont drapés dans un linceul écologiste.  Mais, à la première occasion, ils ne tardent pas à faire marche arrière pour ralentir les transformations nécessaires dans l’énergie du transport pour encore et toujours faire perpétuer les profits de leurs copains industriels du pétrole et par ricochet des géants de l’automobile.

L’argent parle chez les conservateurs

Le Parti Conservateur du Canada ne se gêne pas pour recevoir des dons d’entreprises privées malgré ses lois sur l’éthique en politique.

C’est ce que l’on peut conclure en rapport aux dernières révélations de dons électoraux généreux de la firme Minto Developments à quatre ministres conservateurs d’importance dans le cadre du déménagement du quartier général de la Gendarmerie Royale du Canada (GRC).

Non heureuse de seulement soudoyer les députés-ministres (MM. Baird et Poilièvre) des deux circonscriptions sur lesquelles se situe le bâtiment de la compagnie dédié à ce déménagement, Minto a voulu s’assurer de la réussite de son projet en arrosant au passage le ministre des Finances Jim Flaherty ainsi que celui du Revenu national Gordon O’Connor.

L’argent parle chez les conservateurs.  Le secrétaire parlementaire au Conseil du trésor Pierre Poilièvre s’était pourtant montré défavorable au projet qu’il considérait comme trop dispendieux.  Mais, suite à la donation qu’il a reçue, il a retourné sa veste et soutient maintenant l’initiative.

Un très bon « move » rentable de la compagnie Minto qui acquerra ce contrat de 600 millions de dollars pour une contribution politique totale de 8000$ (ce montant est celui qui rentre dans les livres officiels. Il y a peut-être plus)!!!

Qui a dit que les conservateurs lavaient plus blanc que blanc?

Voir aussi:

Stephen Harper, le tout puissant

La droite conservatrice se dévoile au grand jour

Corrompu un jour, corrompu toujours

La pointe de l’iceberg

L’industrie pétrolière : un gouvernement mondial occulte

La récente rencontre du G8 l’a confirmé : les pays industriels développés ne désirent pas s’engager dans une réduction substantielle des gaz à effet de serre. Au mieux, ils ont fait un vœu pieux en déclarant vouloir réduire de moitié les GES d’ici 2050 en reportant encore une fois les mesures à plus tard, c’est-à-dire en 2009, lors d’une prochaine conférence des Nations Unies au Danemark.

Autrement dit, ils ne veulent rien entreprendre en ce sens et renvoient encore les problèmes environnementaux aux calendes grecques en sachant très bien que l’ONU ne pourra rien résoudre en raison de sa division inhérente entre pays émergents et pays occidentaux.

Le carburant fossile est l’assise de l’économie industrielle et commerciale (transport, transformations…) dont les pétrolières sont les maitres d’oeuvres.

On le constate de plus en plus, la flambée du prix du baril de pétrole échappe au pouvoir politique. Non parce que celui-ci manque de bonne volonté, mais simplement parce que les partis politiques au pouvoir depuis 20 ans sont carrément au service de l’industrie pétrolière.

Aux États-Unis, on sait très bien que le véritable motif de la guerre en Irak déclenchée par le président républicain G.W. Bush fut la possession des gisements d’or noir de ce pays à l’avantage des pétrolières américaines.

Aussi, au Canada, pendant que le coût du baril de pétrole passa de 11$US en 1999 à plus de 130$US en 2008 et que les profits des pétrolières bondirent de 1300%, on diminua les impôts de ces compagnies de 9% durant la même période!

Il y a évidemment anguille sous roche. Cette dynamique ne peut être incombée au seul Parti Conservateur que l’on sait très proche des géants pétroliers, mais aussi au Parti Libéral du Canada qui était au pouvoir jusqu’en 2006.

L’influence des pétrolières sur les gouvernements occidentaux est sans commune mesure et celles-ci feront tout pour retarder des plans environnementaux efficaces contre le réchauffement climatique afin de préserver leurs marges bénéficiaires. C’est ce que ce sommet du G8 confirme encore.

Arrêtons de nous leurrer. La véritable démocratie s’est depuis longtemps évaporée. Le vrai détenteur du pouvoir politique mondial est au-dessus des simples citoyens, des groupes d’intérêts et même des nations souveraines : il s’agit aujourd’hui de l’industrie pétrolière transnationale qui transcende toutes les frontières.

La saga Julie Couillard-Maxime Bernier se poursuit

Cette semaine, la courte conférence de presse à sens unique de l’ancien ministre des affaires étrangères ne fait que verser de l’huile sur le feu de la contreverse dans l’affaire Julie Couillard.

Si monsieur Bernier pense tirer un trait sur ce dossier et passer à autre chose en affirmant qu’il ne connaissait pas les antécédents de son ex-petite amie, il se met un doigt dans l’œil.

Lorsque Julie Couillard sortira son autobiographie qui deviendra rapidement un best-seller, les mêmes questions et les mêmes doutes persisteront dans l’esprit des gens.  De toute évidence, elle maintiendra sa version des faits.

Peu importe qui a tort ou raison, qui ment ou dit la vérité, le mal est fait et cette affaire deviendra un véritable boulet pour le politicien de la Beauce qu’il traînera derrière lui durant des années.

Il espère continuer en politique. Peut-être, mais sa carrière ministérielle est bel et bien foutue.  Il devra se résigner à demeurer simple député.

Sa série de gaffes innombrables lui aliénera tout poste d’importance dans l’avenir car la confiance que lui prodiguait le premier ministre Harper ne remontera pas la pente de sitôt.  Il a déclaré ne pas se souvenir d’avoir égaré des documents à la maison de Julie Couillard… rien pour rehausser sa crédibilité.

Enfin, pourquoi a-t-il attendu si longuement avant de contredire les propos de madame Couillard à son égard?  Pourtant, une personne politique « innocente » aurait tout de suite monté aux barricades afin de laver sa réputation avant que l’opinion des électeurs ne se fige à son désavantage.

Une histoire à suivre…

Les politiciens ne sont jamais responsables

Cet article a paru le 28 juin 2008 dans le journal “Le Devoir”.

Jean Chrétien doit bien rire dans sa barbe. Le juge de la Cour fédérale, Max Teitelbaum, vient de blanchir à toute fin pratique l’ancien premier ministre libéral et son ancien chef de cabinet, Jean Pelletier, des accusations émises dans le rapport Gomery de novembre 2005 concernant le scandale des commandites.

John Gomery aurait fait preuve de partialité dans l’élaboration des conclusions du rapport de la commission.  En puisant dans diverses déclarations du juge à la retraite pendant la tenue des audiences, le jugement conclut que Monsieur Chrétien et Pelletier auraient subi un traitement injuste car l’idée du président de la commission aurait été toute faite dès le départ.

Et alors?  Cela démontre-t-il qu’il ait eu tort?  Existe-t-il des preuves déniant que le programme des commandites ait été commandé par le bureau du premier ministre et que sa gestion ait été faite à la petite semaine sans contrôle externe?  Même la très intègre vérificatrice générale, Sheila Fraser, a tiré à l’époque de semblables conclusions.  Ces deux personnes seraient-elles « dans le champ » à ce point?

Information intéressante : Max. M. Teitelbaum a été nommé à la Cour Fédérale en janvier 2003 par le parlement canadien sous un mandat majoritaire du Parti Libéral du Canada avec en tête Jean Chrétien. S’agit-il d’un possible retour d’ascenseur?  Ce juge devrait se regarder dans le miroir avant d’accuser John Gomery de manque d’impartialité.

Le fait est que le système politique cherche toujours à protéger la légitimité de ses institutions.  Si l’on affirmait, sans l’ombre d’un doute, qu’un premier ministre avait commis une faute grave ou une erreur de jugement flagrante, c’est tout l’édifice du pouvoir gouvernemental qui en serait ébranlé.  Alors, on étouffe le plus possible les faits au risque de perdre de vue la vérité.

Malgré la loi sur l’imputabilité entérinée par les conservateurs de Stephen Harper, le même réflexe d’auto-protection de l’élite politique demeure.  Les agissements concrets de ce nouveau gouvernement vont à l’encontre de cette loi votée en grande pompe pour épater la galerie à la suite du scandale des commandites. Toute l’information fédérale est contrôlée par le premier ministre conservateur en pure contradiction avec la pensée de transparence de la loi sur l’imputabilité (voir Stephen Harper, le tout-puissant).

Finalement, rien ne change, indépendamment du parti au pouvoir, car les politiciens ne sont jamais responsables de leurs erreurs ou de leur incompétence.

Mario Dumont digne remplaçant de Maxime Bernier?

On le sait, l’ADQ chute dans les sondages, même dans la région de Québec, pourtant un récent bastion de la formation de droite.  On ne jurait là-bas, il n’y a pas si longtemps, que par Mario et sa formation politique.

La débâcle est évidente. L’Action démocratique du Québec, selon les électeurs, n’a pas livré la marchandise.  Son équipe peu expérimentée a dévoilé son rôle déficient en tant qu’opposition officielle à l’Assemblée Nationale. 

Ce parti n’attire pas de candidats de qualité et le chef essaie, comme toujours, de mousser sa popularité par des déclarations à l’emporte-pièce teintées d’un opportunisme affligeant. 

Le rêve de Mario Dumont de devenir premier ministre du Québec parait de plus en plus éloigner.

Alors,  ne serait-il pas tenté de traverser de l’autre coté de la clôture advenant un recul de la députation adéquiste lors des prochaines élections provinciales?

Après tout, le Parti Conservateur du Canada et l’ADQ ont plusieurs atomes crochus avec leurs penchants néolibéraux en économie et leurs tendances réactionnaires en justice ainsi qu’envers tout ce qui est étranger à la préservation de la culture « blanche » (québécoise ou canadienne).

Stephen Harper a plus que jamais besoin d’un lieutenant fort au Québec après l’affaire Maxime Bernier-Julie Couillard, et ce rôle semble totalement être conçu pour l’actuel chef de l’ADQ. 

Un petit gars de Rivière-du-loup, québécois de souche, et en plus pas trop réfractaire au maintient du Québec dans le Canada avec son idéologie autonomiste et conservatrice inspirée du duplessisme est exactement ce que Harper recherche. De plus, les deux comparses se sont montrés en public en décembre 2007 afin de consolider leurs affinités.
 
Ainsi, au lieu de devenir possiblement le premier titulaire de l’exécutif du gouvernement du Québec, Mario Dumont pourrait espérer occuper un poste de ministre important au fédéral et qui sait, un jour, devenir premier ministre d’un pays et non seulement d’une province. 

En plein ce qui comblerait un politicien opportuniste assoiffé de pouvoir!

Nationalisons le pétrole, et vite!

Léo-Paul Lauzon ne cesse de réclamer la nationalisation du pétrole et les vertigineuses ascensions du prix du baril de pétrole semblent encore lui donner raison.

Pourquoi devrions-nous payer le carburant au prix fixé sur le marché international lorsque le Canada aurait le potentiel de devenir autosuffisant en énergie? Le comble est que le pétrole de l’Alberta se dirige en direction du marché américain pendant que l’est du pays importe son carburant d’ailleurs sur la planète.

On a privatisé Pétro-Canada à tout vent depuis 1991 et les profits retournent uniquement au domaine privé car on a abandonné en 2004 les dernières parts gouvernementales sur l’ancienne compagnie publique. En plus, 50% de ses actions peuvent être détenues par des intérêts étrangers tandis que plusieurs autres compagnies pétrolières présentes au Canada n’appartiennent pas à des canadiens, comme le témoigne le récent investissement de la compagnie française Total dans les sables bitumineux albertains.

Le Canada se fait avoir sur tous les plans car il ne retire pratiquement rien de l’exploitation du pétrole sur son propre territoire, à l’exception de quelques emplois temporaires qui disparaîtront après l’épuisement des gisements. En fait, nous sommes le seul pays exportateur qui ouvre ses portes à l’implantation d’entreprises étrangères sans demander de ristournes appréciables.

Les bénéfices dédiés au privé ne servent pas à amoindrir les impacts environnementaux des activités des usines de raffinage ou à la R&D d’énergies de rechange, ce qui serait pourtant souhaitable et possible sous un contrôle national car l’argent reviendrait au trésor public. Présentement, ils ne font qu’engraisser de façon indécente les riches actionnaires des pétrolières étrangères profitant du pétrole qui est le nôtre.

La nationalisation de l’industrie pétrolière est de plus en plus crédible et nécessaire dans le présent contexte. Il s’agirait de révoquer les contrats privés d’exploitation et d’investir avec les fonds publics dans l’exploitation et le traitement de cette énergie. Des coûts élevés au départ, mais qui s’avéreront très profitables dans l’avenir. Après tout, ces terres sont la propriété de la population canadienne et le siphonage de cette ressource épuisable par des intérêts particuliers constitue un véritable vol à grande échelle.

L’inflation galopante résultante qui nous rattrapera dans les prochaines années et affectera notre pouvoir d’achat ainsi que notre qualité de vie pourrait être évitée ou atténuée si nous avions l’audace de réclamer une gestion publique du pétrole national comme cela se fait en d’autres États.

Une telle opération s’avèrerait difficile, voire impensable, sous le règne du Parti Conservateur qui n’est qu’un gouvernement fantoche des pétrolières. On tente de nous éluder de la dilapidation des réserves pétrolifères du pays en nous accordant des baisses d’impôt dans le but d’acheter notre consentement ainsi que notre silence.

Mais, ce que nous gagnerons en diminution d’imposition, nous le perdrons en hausse générale des prix à la consommation.

Il nous reste qu’à ouvrir les yeux et faire entendre nos voix discordantes lors des prochaines élections fédérales.