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L’insouciance des citoyens et des entreprises dans la pratique d’un recyclage systématique dirige à chaque année dans les dépotoirs des milliers de tonnes de produits réutilisables. On a bien muni les ménages et les compagnies de bacs bleus, mais trop souvent, par négligence ou manque de temps, on jette encore à la poubelle du plastique, du papier, du carton, du verre et des métaux. 

La volonté écologique est noble, mais, dans la pratique, beaucoup trop de laxisme demeure.

On devrait s’inspirer du Japon qui a établi dans certaines municipalités des escouades bénévoles de « gardiens des déchets » qui surveillent les familles ne procédant pas à un recyclage adéquat de leurs rejets domestiques.  Aucune « répression » contre les fautifs n’est instaurée à ce jour, mais on harcèle les contrevenants afin qu’ils se plient à cette nouvelle convention. La petitesse de cette île a accéléré la prise de conscience environnementale et la pression populaire est forte sur tous les japonais.

Il faudrait même aller plus loin au Québec.  Pourquoi ne pas créer une police du recyclage qui, à l’aide d’échantillons recueillis dans les vidanges des ménages et des entreprises privées ou publiques, émettrait des contreventions salées afin de forcer plus de rigidité dans le recyclage des biens de consommation en fin de vie utile? Fini la bouteille d’eau jetée à la poubelle au bureau.  Les employeurs eux-mêmes formeraient leurs employés dans une attitude plus verte qui se répercuterait dans la vie quotidienne, autant au travail qu’à la maison.   

À l’aide de ces amendes, on pourrait dégager des fonds pour investir dans les usines de recyclage et permettre un comportement optimal dans la réutilisation des ressources.

Les vœux pieux ne sont plus capables de protéger l’environnement.  Il est maintenant temps d’introduire des lois et règlements plus strictes pour tous et chacun afin de s’assurer que demain soit possible.

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