Participalisme politique

S’il y a une chose que les Indignés du monde peuvent nous apprendre, c’est le modèle différent de concevoir la société et les rapports entre les hommes qu’ils apportent.

Dans leurs camps d’occupation – inspirés de l’autogestion et de la participation de tous aux délibérations ainsi que dénués de chef ou de figure dominante –  une véritable vie communautaire et solidaire se développe en opposition à la société qui les entoure où règne le chacun pour soi et l’individualisme exacerbé.

Ce modèle, situé à l’antipode des dogmes productivistes et compétitifs du capitalisme, influe un vent de changement dans des sociétés mercantiles déracinées de tous liens sociaux durables.

Et, au niveau politique, le mouvement des indignés suggère un nouveau paradigme.  Il propose le participalisme politique et la prise de décision en groupe au-lieu d’une démocratie représentative, datant du 13e siècle,  aux mains de groupes d’intérêt privés dont les velléités sont souvent contraires au bien commun.

Pour lutter contre le cynisme ambiant envers la classe politique, il est de mise de redonner le pouvoir décisionnel aux principaux intéressés, les citoyens, en organisant des jurys citoyens, des budgets participatifs, des sondages délibératifs ou des référendums.

Après tout, comme le dit l’adage, on n’est jamais mieux servi que par soi-même. Et cela se vaut aussi en politique.

Niveau de difficulté de texte selon Scolarius d’Influence Communication : 185 (universitaire)

Une humanité, une nation

Par delà les races, les cultures, les langues, les traditions ou les religions, tout être humain est intrinsèquement relié avec ses semblables.  

Quand comprendrons-nous que nous constituons une seule race et que nos différences ne sont que mineures en comparaison à tout ce qui nous réunit?  Notre amour envers nos enfants, la personne qui partage notre vie ou nos amis proches est la seule valeur importante et tout le reste n’est que futilité. En extrapolant cette affirmation, nous devrions étendre ce sentiment à l’ensemble de l’Humanité car chaque personne sur cette terre a quelqu’un qu’il aime et cela nous touche tous par ricochet car « Nul ne peut être tout à fait libre tant que tous ne le sont pas ; nul ne peut être tout à fait heureux tant que tous ne le sont pas (Herbert Spencer). »

Vous désirez le gazon vert de votre voisin, sa rutilante voiture ou sa luxueuse demeure? Ce n’est que frivolité matérialiste qui vous fait perdre le sens des choses vraiment importantes. 

Il nous faut dépasser l’égoïsme, l’avarice, nos conflits, nos dissensions, nos querelles intestines pour enfin évoluer en une race éclairée et consciente de son destin ainsi que de ses possibilités.

L’être humain est son propre seigneur et seulement lui peut s’assurer de la pérennité de son espèce.

Des hommes différents, une humanité.

Une humanité, une nation…

Les murs dans notre esprit

Partout, on construit des murs.  Des murs pour nous protéger de l’autre qui nous fait peur.  Des murs pour ne pas voir la misère de notre prochain. Des murs pour nous isoler dans nos croyances face aux idées perturbatrices qui remettent en question notre conception de la vie et de la société.

L’Histoire regorge d’exemples en ce sens : les limes de l’ancien Empire Romain cherchant à protéger ses frontières des invasions barbares; le mur de Berlin concrétisant la scission entre les idéologies capitaliste et communiste; les remparts autour des palestiniens séparant le peuple hébreu de ces derniers; les clôtures des quartiers bourgeois de nos sociétés occidentales protégeant les riches des hordes de démunis; les cloisons entre le Mexique et les États-Unis voulant flouer l’immigration illégale de pauvres gens espérant une amélioration de leur niveau de vie; etc.

En fait, ces murs ne sont que l’expression de nos propres craintes intérieures que nous édifions dans l’érection de barrières physiques sur cette terre qui est la nôtre.  Ils ne sont que le reflet concret de notre manque de compassion et de compréhension envers autrui et du désir de ne pas voir opérer des transformations dont nous avons peur.   

Les murailles tombent quand l’injustice et la tyrannie sont trop grandes ou lorsque la vérité éclate enfin au grand jour.  Et lorsque cela arrive, le dénie de certains d’entre-nous ne peut arrêter la vague de changement qui déferle sur les digues de l’esprit humain éclatant alors sur une nouvelle perspective. Le monde a besoin d’ouverture, non seulement économiquement, mais culturellement et socialement afin de progresser.

Les murs dans nos esprits nous empêchent d’avoir un regard ouvert sur les autres habitants de la planète et retardent l’ascension de l’Humanité à un nouvel âge d’or de paix et de justice.

Ouvrez vos esprits.