L’argent n’a pas de patrie

La vente du fleuron québécois RONA au géant américain LOWE’S confirme bien que l’élite économique du Québec ne s’entrave pas de considérations nationalistes lorsque vient le temps d’empocher le magot, tout comme la Caisse de dépôt et placement du Québec – actionnaire à 17% – qui n’a pas levé le petit doigt pour bloquer la transaction en se réfugiant derrière une neutralité politique douteuse qui concorde étrangement avec la position de l’actuel gouvernement libéral.

Lointaine est désormais l’époque du «  Maître chez nous  » d’un autre gouvernement libéral qui portait jadis le flambeau d’un nationalisme économique nécessaire à l’émancipation d’un peuple minoritaire à l’avenir incertain.

Avec un dollar canadien particulièrement bas, la table est mise pour les achats à rabais de plusieurs entreprises québécoises que les actionnaires ne peuvent refuser en raison des énormes montants engagés. Le «  Québec Inc.  » oublie de cette façon les acquis de la Révolution tranquille et les aspirations de tout un peuple, celui dont il est pourtant issu, et se vend au plus offrant ainsi que son peuple dans la foulée.

Mais ce manque de sensibilité nationaliste ne se limite pas aux entreprises qui se sabordent en se faisant avaler par la concurrence étrangère. Il touche aussi celles ayant encore leurs sièges sociaux chez nous et qui profitent de soutien financier important du gouvernement provincial tout en délocalisant dans l’indifférence certaines de leurs activités vers des contrées au faible coût de main-d’œuvre… comme Bombardier.

Oui, sans aucun doute, les événements des derniers mois nous ont démontré que l’argent n’a pas de patrie…

La fin des CEGEP?

Cet article a été publié dans Métro Montréal le 29 janvier 2013

Pierre Moreau, candidat à la chefferie du Parti libéral du Québec, persiste et signe pour l’abolition du système collégial – les CEGEP – prétextant qu’il mine notre taux de diplômés universitaires par rapport aux autres provinces canadiennes (selon une étude de la très néolibérale École des Hautes études commerciales (HEC)).

Or, il faut se rappeler que les CEGEP furent instaurés en 1967 pour pallier le manque généralisé de savoir technique dans la population québécoise. Outre son caractère technique, on introduisit un secteur général en vue de préparation d’études universitaires. À cette époque, il s’agissait d’une très bonne idée, car en trois années, le nombre d’étudiants collégiaux passa de 18 000 à 70 000. Aujourd’hui, ils sont plus de 170 000. Et, en conséquence, l’accès à l’université fut facilité car il était autrefois limité aux diplômés d’écoles privées ou religieuses.

De nos jours, la vocation du réseau collégial demeure encore la formation d’une main-d’œuvre technique de qualité – certains programmes techniques étant très cotés – mais réside aussi dans l’accès aux études supérieures dans les régions éloignées des centres universitaires ainsi que dans l’enseignement d’une vaste culture générale.

Contrairement à ce que pense Pierre Moreau, il existe des collèges du même genre que les CEGEP à l’extérieur du Québec – le caractère obligatoire pour les finissants du secondaire pour accéder aux études universitaires avant l’âge de 21 ans ainsi que sa relative gratuité demeurant les seules différences notables des CEGEP par rapport aux autres institutions de même acabit ailleurs.

Dans le reste du Canada, ainsi qu’aux États-Unis, il existe des collèges techniques, souvent payants et parfois à prix modiques, avec aussi des offres de cours préparatoires à certains programmes universitaires plus spécialisés.

Et pourtant, le Québec est la province canadienne avec la plus grande scolarisation en études supérieures, malgré l’existence d’établissements similaires aux CEGEP hors du territoire québécois.

Devant ce constat, monsieur Moreau devrait considérer cela comme une réussite, plutôt que comme un échec et surtout se rappeler que le premier initiateur de la fondation du réseau collégial fut le père de la Révolution tranquille, Jean Lesage, premier ministre et ancien chef mythique de sa propre formation politique dans les années 60…

Tirer sur l’élastique de l’électorat

Il y a de ces élus qui ne réalisent pas quand leur temps est venu de quitter la vie politique.

Jean Charest est l’un de ceux-là.

Neuf ans de pouvoir se situent déjà à la limite de l’usure acceptable du pouvoir et les incessantes manifestations en témoignent.

La gestion à la petite semaine des affaires de l’État teintée de corruption avec un ascendant pour le capital et le monde des affaires entre en conflit avec l’héritage de la Révolution tranquille qui prônait une prise de contrôle des vecteurs sociaux et économiques du Québec par le peuple québécois au bénéfice de toute la population et non pas à l’avantage d’une élite mercantiliste avide de la dépouiller de ses richesses afin de s’enrichir encore plus.

Et la fameuse loi 12 (ou 78) – votée dans la foulée de la crise étudiante -, décriée par bon nombre d’organisations de défense des droits et libertés, ne fait que jeter de l’huile sur le feu tout en étalant au grand jour l’incapacité du gouvernement libéral de faire face aux débats sans imposer unilatéralement ses politiques controversées.

Qu’à cela ne tienne. Le Parti Libéral du Québec parie sur une nouvelle réélection, confiant de ses appuis inconditionnels provenant des nouveaux immigrants, des anglophones et d’une certaine frange de la population plus âgée misant sur la sécurité et la préservation de leurs acquis de retraite – souvenons-nous que Charest avait brandi en épouvantail la perte éventuelle de la Sécurité de la vieillesse du fédéral advenant la souveraineté du Québec portée par le Parti Québécois. Le PLQ compte aussi sur le revirement de l’opinion en sa faveur dans le conflit étudiant dans une crise qu’il a lui-même initiée…

Cependant, il s’agit d’un pari risqué.

Supposant un autre règne libéral, la situation politique au Québec pourrait bien dégénérer. Surtout si la commission Charbonneau dévoile encore plus d’irrégularités dans la pratique du pouvoir. Une partie importante de la population acceptera mal cet état de fait et la polarisation des acteurs politiques déchirera encore plus le climat politique et minera la paix sociale pour une dizaine d’années, voire plus, avec comme conséquence l’émergence de groupes politiques de gauche plus radicaux… ce qui se veut contradictoire avec les visées des libéraux voulant favoriser le monde des affaires.

En fait, le temps serait venu pour Jean Charest de démissionner, car en tirant ainsi sur l’élastique de l’électorat, rien de bon ne sortira d’une nouvelle élection ou éventuellement de sa réélection. Un politicien avisé l’aurait compris, mais, il s’accroche, espérant ravir un autre mandat. Mais à quel prix?

Budget Charest/Bachand 2010 : tout sauf courageux

Que de culot de la part du ministre des Finances du Québec, Raymond Bachand, de proclamer que son budget lourd en déficiences marquera l’Histoire à l’image des initiatives prises lors de la Révolution tranquille.

On ne peut voir aucune similitude avec cette période charnière du Québec moderne dans laquelle on instaura les bases d’un système public digne d’un pays moderne. Il est même de mise d’affirmer que ce budget va à contre-sens de la pensée de la Révolution tranquille.  De la sorte, on surcharge encore plus en tarifs la classe moyenne et l’on promet de couper prochainement dans les services afin d’équilibrer les finances publiques.

Si la Révolution tranquille avait pour but de servir le québécois et de l’enrichir collectivement, cette « révolution culturelle » de Bachand a pour objectif de léser le québécois et de l’appauvrir individuellement.

Ce qui marque ce budget, c’est son caractère régressif.

Une taxe ou franchise sur la santé, une hausse de la taxe de vente (TVQ), une augmentation des frais de service comme sur l’électricité ou une majoration des droits en éducation ne sont que de diverses mesures touchant plus grandement le niveau de vie de la classe moyenne que les couches les plus opulentes.

Les projections qui établissent qu’en 2013 une famille gagnant 100 000$ par année verra sa participation aux coffres de l’État montée de 1 267$ tandis qu’une autre famille générant 60 000$ déboursera 1 044$ sont complètement erronées.  Le fardeau sera le même pour tous, indépendamment des revenus, et même si les plus nantis paieront plus de TVQ sur les produits de luxe qu’ils achètent, il suffirait qu’ils modifient subséquemment leurs comportements pour annuler les prémisses de ces projections.

Ce soi-disant budget courageux, comme le qualifie Jean Charest, ne peut être affublé ainsi.   Ce n’est pas un budget empreint de courage.  Il s’agit plutôt d’une manœuvre teintée de lâcheté.

Le vrai courage politique, c’est de cesser de faire payer les travailleurs moyens.

Le vrai courage politique, c’est d’extirper l’argent là d’où il se cache au-lieu de voler une classe moyenne déjà étouffée par la crise économique, les hypothèques à grand capital et les forts prix du carburant fossile.

Le vrai courage politique réside dans l’implantation de paliers d’imposition supplémentaires sur les revenus de ceux enregistrant 76 770$ et plus par année.

Le vrai courage politique trouve sa source dans une taxation majorée des compagnies présentes sur le territoire du Québec connaissant le plus bas taux d’imposition des entreprises en Amérique du Nord.

Le vrai courage politique se caractérise par la fixation d’une redevance adéquate appliquée sur l’exploitation de nos ressources naturelles par des intérêts privés et mercantiles.

En définitive, le vrai courage politique, pour le Parti Libéral du Québec, serait de mettre de coté les directives occultes de ses contributeurs électoraux issus du monde des affaires et des lobbys de droite et de rechercher, pour une fois, le bien-être de ses électeurs qu’ils l’ont mis au pouvoir.

À lire:

Les libéraux cherchent à vendre leur salade au prix de la vérité

Le Québec n’est pas dans le rouge

Corruption libérale

Le vol de la dette publique

Lucien Bouchard n’a jamais été réellement souverainiste

Les derniers commentaires de Lucien Bouchard à propos de sa perte de foi en l’indépendance du Québec et au soi-disant virage radical identitaire du Parti Québécois confirment une fois pour toute que notre Lulu national n’a jamais été souverainiste.

Malgré son adhésion à l’option du « OUI » en 1980 et 1995, la somme de son implication politique concrète laisse transpirer en fait un fort penchant pro-fédéraliste.

En véritable girouette politique, il n’a cessé de passer d’un extrême à l’autre de l’axe souverainiste-fédéraliste.

Notons trois mouvements de ce genre :

– Il fut tout d’abord un partisan actif du Parti Libéral du Québec lors de la campagne de 1970 et rejoint le camp souverainiste en 1980 après les événements de la crise d’octobre.

– En 1988, il rallie le Parti progressiste-conservateur dans l’espoir de ramener le Québec dans le concert de la confédération canadienne mais crée le Bloc Québécois après l’échec du Lac Meech.

– En 1995, année du deuxième référendum, il s’implique dans la campagne et permet de rehausser la popularité de l’alternative souverainiste. Succédant à Jacques Parizeau à la tête du Parti Québécois en 1996, il porte le flambeau du nationalisme québécois jusqu’à sa démission en 2001 où il baisse les bras en déclarant qu’il n’a pu ranimer la flamme de la cause de la souveraineté du Québec.

Et, cette semaine, voici cette déclaration vitriolique dans laquelle il qualifie la recherche de la souveraineté comme un objectif chimérique. Il affirme même qu’il ne verra pas l’accession du Québec à son indépendance de son vivant et donc qu’elle est désormais futile.

Après moi le déluge…

On reconnaît bien là l’arrogance et la prétention de supériorité morale de cette ancienne icône du nationalisme québécois.

Lucien Bouchard fut un souverainiste par circonstance, non par conviction.

En 2001, il a déserté la chefferie du PQ devant l’insistance d’une franche de ce parti qui demandait une attitude plus agressive dans la promotion de l’idée de la souveraineté car sa propre conviction n’était pas aussi vivante que celle des vrais souverainistes. À la première occasion, il a courbé l’échine et n’a pu continuer le combat.

Par ailleurs, on est en droit de se demander si ce personnage est vraiment un nationaliste convaincu après sa participation à l’élaboration du Manifeste pour un Québec Lucide. Dans ce document teinté d’une pensée néolibérale, il acquiesce à un délestage des services publics québécois et des instruments de contrôle du peuple Québécois sur sa destinée économique. Mais comment permettre l’émancipation du Québec en vendant au capital international toutes les institutions publiques dont les Québécois se sont dotés depuis la Révolution tranquille? N’était-ce justement pas pour réaliser cette émancipation que nous les avions érigées?

Et que dire de sa sortie peu élégante de 2006 demandant aux Québécois de travailler plus comme si notre peuple était une bande de fainéants. Pourtant, nous avons réussi en moins d’une génération à passer d’une communauté à caractère agricole à une société industrielle moderne. De plus, y-a-t-il un mal à vouloir jouir de la vie en profitant d’un temps en famille ou dans les loisirs après une semaine complète de travail? Devrions-nous, comme le suggère Saint-Lucien, sacrifier nos vies pour satisfaire les impératifs du capital?

En fait, monsieur Bouchard est un conservateur économique avant d’être un souverainiste.

Pour lui, l’économie prime sur les velléités indépendantistes des Québécois, comme son ancien mentor Robert Bourassa qui croyait que la souveraineté politique passait derrière la satisfaction des besoins matériels et économiques. Apparemment, il revient présentement à ses premiers amours.

Comme si ce n’était pas suffisant, Lulu agit en revanchard en entremêlant ses intérêts familiaux avec ceux de la population du Québec tout en minant la crédibilité des forces souverainistes. Il faut remarquer que cette attaque peu subtile a suivi les déclarations de Pauline Marois, l’actuelle cheffe du Parti Québécois, qui comparaient son frère (Gérard Bouchard) au personnage fétiche d’Elvis Gratton en relation à son attachement au multiculturalisme. Une allusion maladroite de Marois, certes, mais qui ne valait pas cette louche affabulation de radicalisme nationaliste, voire même racial, envers le Parti québécois au sujet de son questionnement identitaire. Ce parti est depuis toujours tolérant envers les immigrants et n’a jamais fait preuve d’une xénophobie comparable à l’Action Démocratique du Québec comme l’affirme monsieur Bouchard.

Finalement, Lucien Bouchard est un bien pensant qui nous dicte quoi penser, nous pauvres Québécois incultes et ignorants. Maintes fois il retourna sa veste et il ose aujourd’hui nous faire encore la morale.

Mais je lui pose une question : si la solution est d’éclipser la souveraineté et de s’attarder entièrement aux problèmes du Québec tels que les finances publiques, l’éducation et la santé, pourquoi le Parti libéral du Québec, qui n’est pas astreint par des contraintes nationalistes,  n’a-t-il pu réussir à résoudre aisément ces maux en 7 ans de pouvoir?

Un troisième référendum sur la souveraineté du Québec?

Le débat sur la souveraineté devrait gagner en popularité dans les prochaines années en raison du contexte économique défavorable.

Dans le passé, nous avons pu remarquer une effervescence de la cause souverainiste en période de turbulence économique et le même phénomène pourrait opérer dans un futur pas si lointain.

 

En effet, les années antérieures aux deux référendums sur la souveraineté du Québec (1980, 1995) furent des périodes d’incertitudes économiques qui ont ravivé la problématique de la question nationale. 

 

Dans les années 70,  l’économie mondiale connu ses premiers ralentissements majeurs depuis la fin de la deuxième guerre mondiale.  Les Trente Glorieuses se terminaient abruptement avec les deux chocs pétroliers et l’entrée d’un nouveau mal : la stagflation, c’est-à-dire la présence simultanée de la stagnation de l’économie et d’une forte inflation.

 

C’est dans ce climat de vacillement du système économique mondial ainsi que dans l’éveil de la conscience nationale des québécois émergeante de la révolution tranquille que le mouvement souverainiste prit le pouvoir en 1976 avec une coalition hétéroclite appelée Parti Québécois.  Quatre ans plus tard, le premier référendum sur la souveraineté du Québec eut lieu avec le résultat que l’on connaît. 

 

Quinze ans plus tard, le discours référendaire renaissait de ses cendres après la dure récession du début des années 90.  Le chômage progressa significativement de 1990 à 1994 et la crise des finances publiques frappa le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux.

 

C’est alors que, dans une ambiance de difficultés économiques combinée avec la crise politique de l’après Lac Meech, le Parti Québécois regagna le pouvoir en 1994 et eu l’audace de suggérer un nouveau référendum se soldant par une amère défaite des partisans de l’option souverainiste qui fut rejetée par seulement quelques milliers de voix.

 

Si l’Histoire tend à se répéter, nous devrions assister à un troisième référendum dans les années à venir.  La présente crise économique devrait exacerber l’insécurité économique des québécois et la moindre friction politique Québec-Ottawa pourrait propulser encore en avant le sujet de l’indépendance du Québec.   

 

En somme, lorsque l’économie va bien, que tout le monde est occupé par le travail, que chacun est plus ou moins satisfait de sa condition matérielle, une société ne s’interroge pas sur son futur ou sa situation politique. 

 

Mais, au contraire, en temps de ralentissement, de récession ou de crise économique, les problèmes non-résolus d’une société reviennent la hanter car il n’y plus rien pour détourner l’attention des citoyens envers les affaires publiques. 

 

Dans la foulée, une société peut rechercher de nouveaux moyens afin de résorber un état de crise chronique et ces nouveaux moyens peuvent parfois se présenter dans un rapatriement d’un plus grand pouvoir politique dont le but serait de mieux sortir cette dite société d’une situation difficile.  Ainsi, en possédant tous les leviers de la politique économique (taux d’intérêt, aide financière ciblée dans des secteurs en difficultés propre au Québec, fiscalité, etc.), le peuple Québécois serait ainsi plus en mesure de relancer adéquatement son économie.    

 

Le dernier budget fédéral du conservateur Stephen Harper semble démontrer la pertinence d’un État québécois indépendant.  Effectivement, le Québec va subir un sous-investissement prononcé des subsides du gouvernement central au profit de l’Ontario.  Le gouvernement conservateur a décidé de laisser tomber le Québec après ses faibles résultats des deux dernières élections fédérales dans la Belle Province.

 

La règle non-écrite de l’alternance politique devrait être à l’avantage du Parti Québécois aux prochaines élections générales et l’alignement des astres pourrait bien être plus favorable à une éventuelle souveraineté du Québec dans cet environnement économique précaire.

Mario Dumont: le Barack Obama du Québec?!

Le chef de l’ADQ nous a depuis toujours habitués à un discours incohérent et à un opportunisme politique de bas niveau.

En ce début de campagne électorale provinciale, ses premières déclarations démontrent qu’il utilise encore les mêmes stratégies boiteuses.

Il appelle au changement, à l’image du résultat des récentes élections américaines, un changement que bien sur lui seul représente au Québec.

On aura tout entendu. Au niveau de la récupération politique, Dumont vient de battre son propre record.

Oser se comparer ainsi à Barack Obama qui prône un interventionnisme accru de la part de l’État dans la sphère économique ainsi qu’une meilleure justice sociale pendant que le programme politique de l’ADQ a toujours suggéré une orientation inverse frise l’indécence.

Et comme si cela n’était pas suffisant, il s’est référé à Jean Lesage dans un discours au lac à l’Épaule dans la réserve faunique des Laurentides, lieu où les premières prémisses de la révolution tranquille ont été établies. Il a suggéré de balancer les acquis sociaux de la révolution tranquille qui ne fonctionneraient plus selon lui afin de « moderniser » le Québec, c’est-à-dire privatiser le plus possible les services publics (comme Hydro-Québec, la santé, l’éducation…).  Jean Lesage a fait un bon travail dans le passé. Alors faisons le contraire et appelons cela du progrès pour la société québécoise!

Incohérence et démagogie. Au moins, Dumont reste égal à lui-même. Il s’obstine à demeurer sur ses positions de droite tout en essayant de profiter insidieusement d’un changement politique vers la gauche aux États-Unis.  De plus, le décalage total de l’idéologie adéquiste avec le mouvement politique mondial de régulation et d’interventionnisme dans l’économie éclate encore plus au grand jour avec la crise financière planétaire.

D’accord pour du changement. Mais ne changeons pas pour n’importe quoi et surtout pas pour un retour en arrière aux années 50!