La droite xénophobe

Une tendance inquiétante balaie la droite politique dans le monde occidental.

De l’Europe à l’Amérique du nord, l’ancienne droite libérale multiculturaliste cède la place à une droite conservatrice réactionnaire et xénophobe.

Les représentants du pouvoir exécutif des trois grandes nations européennes, tous conservateurs, tournent le dos à l’intégration des immigrants qu’ils qualifient comme étant un échec: le président de la France, Nicolas Sarkozy; la chancelière allemande, Angela Merkel; le premier ministre britannique, David Cameron.  À ce stade, il n’y a qu’un pas à franchir pour parler de xénophobie, voire de racisme.

De plus, en Suède, un parti d’extrême droite a réussi à faire élire des députés au parlement tandis qu’en Hongrie, un régime fasciste contrôle le pays d’une main de fer.

Et, en Amérique du nord, le Tea Party de Sarah Palin, mouvement politique ultraconservateur, accusé de racisme, prend de l’ampleur en dénigrant fanatiquement le premier président américain noir de l’Histoire, Barack Obama.

Lentement, mais sûrement, l’Occident s’éloigne des principes démocratiques et d’ouverture sur les autres cultures de la planète tandis que le monde musulman s’éveille aux principes du libéralisme politique, pourtant issu de la sphère occidental, dans sa propre Renaissance en pleine ébullition, notamment en Libye, Tunisie et en Égypte.

Une situation plus que paradoxale.

D’un coté, un glissement vers l’extrême droite est en train de s’opérer dans les sociétés occidentales et de l’autre, les pays musulmans, qui s’ouvrent à la démocratie et à l’éveil des libertés individuelles, dont celles des femmes.

Par ailleurs, sociologiquement, le paradoxe est encore plus prononcé.  Une jeune population musulmane aspirant à plus de liberté et de justice s’oppose à une communauté vieillissante en Occident cherchant à protéger à tout prix ses prérogatives et ses paradigmes culturels face à une immigration étrangère en progression, beaucoup composée de personnes de confession musulmane.

Cependant, on peut se questionner sur les véritables motifs de cette montée de l’extrême droite en Occident.  Le multiculturalisme a connu bien des heurts, exacerbés par les médias aux penchants sensationnalistes, mais, globalement, on ne peut parler implicitement de fiasco.  Sans compter que les nations occidentales ont besoin d’immigrants pour contrer l’implosion de ses populations générée par leur déficit de régénération démographique.

Mais, surtout, les motivations de la droite conservatrice doivent être mises en examen.

En propageant la crainte de l’étranger à la nation ou d’une immigration menaçante et agressive contre les caractéristiques culturelles de l’Occident via la propagande des conglomérats médiatiques privés souvent sous son contrôle idéologique, la nouvelle droite xénophobe espère susciter la peur afin de maintenir sa mainmise sur le pouvoir politique et même de l’accentuer encore plus.

C’est pourtant vieux comme le monde.  Adolf Hitler a déjà usé du même stratagème dans le but d’obtenir l’autocratie totale en échafaudant l’incident de l’incendie du Reichstag tout en rejetant sa paternité sur la communauté juive après avoir monté son peuple contre elle…

Niveau de difficulté de texte selon Scolarius d’Influence Communication :  191 (initié)

L’antisyndicalisme réactionnaire de Gérard Deltell

Plus ça change, plus c’est pareil à l’Action Démocratique du Québec.

D’un chef à l’autre, le même paradigme idéologique demeure malgré les déboires électoraux de cette formation politique. Ce qui se veut anachronique pour un parti qui prône le changement…

Le dogmatisme de droite et l’antisyndicalisme primaire pullulent encore parmi les rangs de l’ADQ, comme le témoignent les récentes déclarations négatives du chef, Gérard Deltell, à propos de l’entente de principe conclue entre le gouvernement et ses salariés syndiqués.

Pourtant, ici, le front commun syndical a fait preuve de bonne volonté en acceptant une moyenne de 1,2% par année de hausse salariale qui pourra être bonifiée si l’économie reprend en vigueur.  On s’entend que 1,2% n’est pas excessif, car l’inflation a atteint une moyenne de 1,72% par année au Québec depuis 2004 et que le taux d’inflation annualisé pour avril 2010 fut de 1,9% (selon Statistiques Canada).  Ce sont, en soit, des élévations salariales timides pour le demi-million d’employés de l’État.

Et même si ces hausses se voyaient indexer au coût de la vie, comme le prévoit l’accord, les revenus supplémentaires de l’État en parallèle avec la croissance de l’économie combleraient aisément la différence.  Il faut aussi mettre en lumière qu’une partie de ces concessions salariales reviendra dans les coffres du gouvernement via l’impôt sur le revenu.

De plus, le corps des employés de l’État, le plus nombreux parmi les états de l’Amérique du nord, a joué un grand rôle au Québec dans l’atténuation de la crise économique.  La présence d’une masse de consommateurs possédant un pouvoir d’achat stable a contribué au maintien de l’économie. En effet, le Québec s’est relativement bien sorti de cette tornade récessionnelle au contraire de la majorité des pays de l’OCDE.

Ainsi, la position de l’ADQ surprend.   On se serait néanmoins attendu à plus de souplesse et de désir consensuel pour un parti à la dérive dans la faveur de l’électorat. La seule raison soutenant ce point de vue ne peut qu’être idéologique.  L’ADQ pourfend les syndicats, point.  Pour ses sympathisants, les syndiqués sont des exploiteurs, voire des bandits, et ne méritent simplement pas d’exister.  Mario Dumont, co-fondateur et ancien chef de ce parti,  l’a lui-même soutenu : les syndicats n’existent que pour ramasser les cotisations syndicales de leurs membres.

En somme, Deltell fait la même erreur que Dumont : il se borne obstinément dans un carcan idéologique en dépit de l’opinion du public et il en paiera aussi la note.

Il attaque cette entente en affirmant que le gouvernement ne pense pas à la classe moyenne qui devra, selon lui, débourser les frais financiers de cette convention collective.

Mais Deltell se met les pieds dans les plats.  Après tout, les travailleurs de l’État représentent une partie importante de la classe moyenne.  En fait, ils composent près du quart de tous les contribuables québécois (dû moins ceux qui en paient).  Ajoutez à cela les conjoints ou conjointes de ces employés et l’on arrive à la moitié des salariés « imposés » du Québec qui seraient affectés par une diminution des conditions de travail des fonctionnaires prônée par l’ADQ!   Il n’est alors pas étonnant que les idées amenées par ce parti ne trouvent pas preneurs parmi la population.

Deltell se bat comme un diable dans l’eau bénite.  Il multiplie les sorties démagogiques dans l’espoir de rallumer l’ancienne flamme de l’ADQ ayant brillée de tous ses feux lors de  la campagne électorale de 2007.

Cependant, son parti est actuellement en crise.  Sa dette se chiffre à 640 000$ et il ne compte que 5 000 membres en 2010.  Or, ce n’est pas en tapant encore une fois sur le mouvement syndical, une recette qui a maintes fois prouvé son inefficacité, que Gérard Deltell pourra faire remonter la pente à l’ADQ.

La foi obstinée du maire Jean Tremblay

Cet article a paru le 8 août 2008 dans le journal “Le Quotidien ” (Saguenay).

La croyance en Dieu est tellement grande pour le maire de Ville de Saguenay qu’il est prêt à faire payer ses contribuables afin de s’assurer de la perpétuité de la prière aux séances de son Conseil de ville. C’est ce qu’on a appris cette semaine à la suite de la poursuite déposée par des habitants de Ville de Saguenay.

Ce maire populiste tient mordicus à conserver sa petite prière malgré l’opposition marquée de plusieurs de ses électeurs. Une attitude digne d’un petit magistrat régional confiné dans ses croyances conservatrices et religieuses.

Peu importe le fardeau fiscal supplémentaire que ses concitoyens auront à subir et le temps alloué sur cette affaire puérile par les avocats de la ville. Pourtant, ceux-ci devraient être attribués à des dossiers plus pertinents.

C’est à croire que ce notaire, pourtant un homme de loi, n’a pas bien compris la notion de séparation entre la religion et les pouvoirs publics qui est pourtant à la base de la démocratie occidentale depuis l’époque des Lumières.

En tant que maire responsable, il devrait jeter l’éponge et passer à des choses plus importantes dans l’intérêt de sa municipalité et de son électorat.

Les visées réactionnaires des jeunes libéraux

Malgré une certaine modération dans les résolutions des jeunes libéraux lors de leur dernier congrès, notamment concernant le refus de l’exportation de l’eau et l’implantation d’une attitude gouvernementale plus écologique, les réflexes réactionnaires, antinationalistes et néolibéraux ont encore dominé.

La suggestion d’imposer le bilinguisme dès les premières années du primaire a été battue de justesse et traduit ainsi le sentiment peu nationaliste des participants de ce forum. Les jeunes libéraux se sont plutôt rabattus sur une idée d’immersion en anglais des élèves de 6e année pour la moitié du calendrier scolaire. On désire nettement angliciser encore plus les jeunes francophones pendant que ceux-ci ont de la difficulté à maitriser leur langue maternelle.

Que dire au sujet de la motion soutenant une hausse par un multiple de trois des frais de scolarité afin d’atteindre la moyenne nationale? Mais, en quoi de faibles tarifs universitaires sont-t-ils néfastes à une société? C’est une mesure de démocratisation de l’éducation qui élève le savoir dans la population en favorisant la mobilité entre les classes sociales. Un étudiant issu d’un milieu modeste peut ainsi espérer obtenir un travail bien rémunéré au lieu de demeurer enchainé à la condition sociale dans laquelle il est né. De plus, toute la société en profite car on bonifie les compétences des travailleurs qui deviennent alors plus aptes à l’emploi et paient éventuellement plus d’impôts.

C’est à croire que les jeunes libéraux ont des parents bien garnis financièrement pour proposer une telle chose. Ils ne considèrent pas du tout les étudiants dont les parents ont peine à joindre les deux bouts en raison de la hausse des prix à la consommation.

Aussi, le concept d’un impôt post-universitaire (IPU) est dénué de tout sens. Si l’on accepte que les prêts et bourses seront éventuellement remplacés par ce nouveau programme, cela reviendrait au même ou, au pire, l’on pourrait s’en servir pour éliminer l’attribution de bourses et faire débourser encore plus les étudiants aux revenus modestes.

Cependant, la proposition la plus à droite est sans aucun doute la volonté de mettre en échec le mouvement syndical. On cherche à diviser pour régner en montant les syndiqués contre leurs propres organisations. Les jeunes libéraux diabolisent au maximum les syndicats et les considèrent carrément comme des groupes criminels qui oppriment leurs membres. En plein la rhétorique de Pierre-Karl Péladeau qui a du se réjouir de ces déclarations.

C’est comme si on plaçait sur un pied d’estale les saints patrons qui eux ne font jamais d’erreurs et cherchent toujours le bien-être de leurs salariés.

Pourtant, les salaires sont en moyenne de 20% plus élevés pour les employés syndiqués en comparaison de ceux non-syndiqués. Par ailleurs, les syndicats ont une structure démocratique et protègent contre les abus patronaux ainsi que les licenciements injustifiés. Mais cela ne rentre pas en ligne de compte pour les jeunes loups libéraux.

Il s’agit en fait d’une vision purement unilatérale des jeunes libéraux qui confirme leur inexpérience du monde du travail et leur attachement à leurs statuts sociaux. Ils devraient pourtant appuyer les syndicats qui permettront pour certains d’entre eux d’obtenir dans l’avenir des salaires décents et de bons avantages sociaux.

Le plus inquiétant est qu’une partie de cette jeunesse libérale aux visées réactionnaires sera les décideurs de demain. Une éventualité qui laisse présager un sombre avenir pour ceux qui ne seront pas de cette richissime élite québécoise.

Remstar recycle les rebuts

Télévision Quatre-Saisons (TQS) a besoin d’argent et cela à n’importe quel prix afin de générer des profits au plus vite.

Le nouvel acquéreur Remstar a l’habitude de travailler avec des déchets et il met son expertise à l’œuvre ici en créant une programmation matinale d’information animée par Jeff Fillion. De plus, avec son savoir-faire dans le traitement des sacs de vidange, cette compagnie prouvera possiblement qu’on peut faire du cash avec des émissions-poubelles!

On connaît le passé de Jeff Fillion. Ses anciens propos vitrioliques à CHOI-FM, qui lui ont valu maintes poursuites, contre tout ce qui est communautaire ou syndical et son manque de respect flagrant envers les minorités visibles ne devraient pourtant pas lui ouvrir les portes de TQS.

Mais que cela ne tienne. Le salissage et le manque de rigueur journalistique ont toujours été les marques de commerce du « Mouton noir de la télé» comme le démontraient les diffusions de « L’avocat du Diable » ou l’émission de Jean-Luc Mongrain. L’achat par Remstar ne changera pas ce fait car cette entreprise compte bien en profiter et en remettre pour augmenter les cotes d’écoute.

Et comme si ce n’était pas assez, on prévoit inclure dans l’émission la collaboration de Nathalie Elgrably et de Jacques Brassard afin d’aller encore plus loin dans la démagogie de droite! Bonjour la désinformation!

On prétend que monsieur Fillion ferra preuve de plus de retenu. Je l’espère. Mais connaissant le personnage qui n’a cessé autrefois de péter sans vergogne l’élastique de la liberté d’expression, il est à parier que les dérives réactionnaires et les bavures arriveront avant longtemps.

Voir aussi: CHOI FM : rien de nouveau

Mario Dumont digne remplaçant de Maxime Bernier?

On le sait, l’ADQ chute dans les sondages, même dans la région de Québec, pourtant un récent bastion de la formation de droite.  On ne jurait là-bas, il n’y a pas si longtemps, que par Mario et sa formation politique.

La débâcle est évidente. L’Action démocratique du Québec, selon les électeurs, n’a pas livré la marchandise.  Son équipe peu expérimentée a dévoilé son rôle déficient en tant qu’opposition officielle à l’Assemblée Nationale. 

Ce parti n’attire pas de candidats de qualité et le chef essaie, comme toujours, de mousser sa popularité par des déclarations à l’emporte-pièce teintées d’un opportunisme affligeant. 

Le rêve de Mario Dumont de devenir premier ministre du Québec parait de plus en plus éloigner.

Alors,  ne serait-il pas tenté de traverser de l’autre coté de la clôture advenant un recul de la députation adéquiste lors des prochaines élections provinciales?

Après tout, le Parti Conservateur du Canada et l’ADQ ont plusieurs atomes crochus avec leurs penchants néolibéraux en économie et leurs tendances réactionnaires en justice ainsi qu’envers tout ce qui est étranger à la préservation de la culture « blanche » (québécoise ou canadienne).

Stephen Harper a plus que jamais besoin d’un lieutenant fort au Québec après l’affaire Maxime Bernier-Julie Couillard, et ce rôle semble totalement être conçu pour l’actuel chef de l’ADQ. 

Un petit gars de Rivière-du-loup, québécois de souche, et en plus pas trop réfractaire au maintient du Québec dans le Canada avec son idéologie autonomiste et conservatrice inspirée du duplessisme est exactement ce que Harper recherche. De plus, les deux comparses se sont montrés en public en décembre 2007 afin de consolider leurs affinités.
 
Ainsi, au lieu de devenir possiblement le premier titulaire de l’exécutif du gouvernement du Québec, Mario Dumont pourrait espérer occuper un poste de ministre important au fédéral et qui sait, un jour, devenir premier ministre d’un pays et non seulement d’une province. 

En plein ce qui comblerait un politicien opportuniste assoiffé de pouvoir!

Les dérives réactionnaires de Mario Dumont

Cette semaine, le chef de l’ADQ a émis deux déclarations qui laissent perplexes et démontrent les penchants réactionnaires de son parti. 

La première : il s’oppose à la volonté du gouvernement libéral de ne pas multiplier les effectifs de répression policière qu’il aurait pu faire à l’aide d’un transfert fédéral à cet effet vers le Québec de 93$ millions sur cinq ans.  Le ministre Jacques Dupuis étudie le dossier et affirme que l’administration libérale utilisera ce montant comme bon elle lui semble.

Plusieurs portefeuilles de l’État, comme la santé ou l’éducation, sont en manques chroniques de financement et le fait d’augmenter les forces policières serait malvenu dans un contexte de sous-investissement de ces secteurs sociaux.

Mais que cela ne tienne, l’ADQ tient mordicus à augmenter le nombre d’agents de la paix tout en promettant, si elle obtient le pouvoir, de sabrer dans les budgets ainsi que de privatiser les services et les organismes publics tout en s’attaquant au monde syndical.  Cela traduit aussi un illogisme de son programme politique: pendant qu’on désire réduire la taille et l’interventionnisme du gouvernement, on suggère une police étatique plus imposante!  Finalement, on aggravera les inégalités sociales, la pauvreté et la criminalité que l’ADQ réprimera avec une force de l’ordre accrue afin de protéger les intérêts de ses contributeurs, c’est-à-dire les supers riches, dénigrant tout ce qui est progressiste.   En fait, une nouvelle ère Duplessiste avec ses répressions sanglantes contre les mouvements ouvriers et sociaux.

La deuxième déclaration : Dumont a préconisé un gel de l’immigration devant le rapport de l’Office québécois de la langue française (OQLF) prédisant une future diminution du fait français, particulièrement à Montréal, si le Québec continue à accueillir 55 000 immigrants par année.  Pourtant, Statistique Canada a affirmé que la place du français dans l’ensemble de la province a demeuré stable entre 2001 et 2006. 

Certes, il faut agir afin de permettre l’augmentation de l’utilisation du français dans la société québécoise, mais ce n’est pas en se refermant sur lui-même que le Québec fera des avancées positives sur le plan démographique (à balance négative), à moins de revenir à l’époque auto-procréative de Duplessis.  Il y a d’autres solutions : comme l’investissement d’argent supplémentaire pour l’intégration des immigrants et la mise en place d’avantages fiscaux incitatifs aux francophones de part le monde désirant immigrer chez-nous.

L’ADQ monte en épouvantail les craintes du subconscient collectif québécois de perdre du terrain devant les « étrangers ».  On joue sur les peurs primitives et on dénigre les autres cultures en espérant recueillir un jour assez de voix pour obtenir le pouvoir.  De plus, ce parti vise au démantèlement quasi-total de l’État et par ricochet de la justice sociale.  Davantage de privé, davantage de profits pour les entreprises, davantage de richesses pour les nantis tandis que l’ordre social vacillant sera maintenu avec un appareil de répression rehaussé tenant fermer le couvercle de la marmite des injustices sociales exacerbées.

Voilà, en somme, la vision réactionnaire à l’inspiration duplessiste de l’Action Démocratique du Québec.