Casser les étudiants

Toute cette saga entourant la hausse des droits de scolarité ne nous ramène qu’à une chose : le gouvernement libéral de Jean Charest, représentant les segments les plus âgés de la population ainsi que le monde des affaires, cherche à casser l’émancipation politique des jeunes étudiants.

En effet, ignorer les revendications des travailleurs de demain – en refusant toute véritable négociation – revient à nier leurs droits de citoyen pleins et entiers.

C’est simplement les considérer avec condescendance.  C’est les inférioriser en les traitant comme des citoyens de seconde classe.

Mais, surtout, c’est les préparer à un avenir politique dans lequel leurs voix ne compteront guère.

En fait, il s’agit de les formater, de les conditionner, de les modeler à devenir des êtres apolitiques, déconnectés des autres, recroquevillés sur eux-mêmes et incapables de tout mouvement collectif –  tout ça pour maintenir la prédominance future des élites… mais à quel prix?

Une démocratie qui ne considère pas sa relève est vouée à disparaître…

Niveau de difficulté de texte selon Scolarius d’Influence Communication : 161 (universitaire)

Droits de scolarité et Plan Nord

Ce texte a été publié dans Métro Montréal le 10 avril 2012

Les libéraux de Charest croient dur comme fer à la pertinence de la hausse des droits de scolarité, tout comme ils mettent leur confiance dans la rentabilité de leur Plan Nord censé rapporter à l’économie québécoise, selon des estimations plus qu’optimistes de la firme Secor, près de 150 milliards de dollars et plus de 20 milliards en revenus fiscaux sur 25 ans.

Or, pourquoi si insister sur l’augmentation des frais universitaires lorsque le Plan Nord rapportera autant d’argent selon les dires du gouvernement?  Un montant qui comblerait aisément ce que les universités ont besoin, et plus encore.

De quoi faire douter de la bonne foi des libéraux en leur propre projet de développement du nord québécois et du bien-fondé de la hausse des droits de scolarité…

Niveau de difficulté de texte selon Scolarius d’Influence Communication : 210 (initié)