Franchir le Rubicon

Cet article a été publié dans le journal Métro Montréal le 15 janvier 2020 et dans Le Devoir le 16 janvier 2020

Les menaces de guerre contre un pays hostile d’un président américain dans l’eau chaude ou sur le point de perdre sa réélection ne sont pas choses nouvelles dans l’histoire politique américaine. Donald Trump, avec l’assassinat du général iranien Soleimani, tente à son tour de jouer cette carte en espérant que les électeurs américains se rangent derrière le président comme ils le font habituellement lors d’un conflit ou d’une menace de conflit.

Bien évidemment, le rapport de force militaire avec l’Iran est grandement à l’avantage des États-Unis et le désir de ses deux puissants alliés, la Chine et la Russie, de s’engager dans un affrontement avec l’Oncle Sam est loin d’être une certitude. Une guerre serait probablement gagnante pour les États-Unis. Mais, les conséquences, elles, ne le seraient pas.

Sans compter le risque de déstabiliser encore plus le Moyen-Orient déjà traversé par des frictions politiques, culturelles et religieuses, le contrecoup économique d’une telle guerre tomberait à un bien mauvais moment dans la conjoncture financière mondiale.

En effet, une guerre dans cette région du monde propulsant le prix du pétrole à des sommets (et aussi l’inflation qui en découlerait) risquerait de plomber une économie mondiale déjà alourdie par les risques d’un fort ralentissement en 2020 engendré par les tensions commerciales entre nations, bien sûr, mais aussi par le taux d’endettement colossal tant des ménages, des entreprises privées que des gouvernements des pays riches et émergents – un endettement record depuis les années 70, prévient la Banque mondiale, qui annonce fréquemment, selon elle, une importante crise financière.

Donald Trump franchira-t-il le Rubicon? Possiblement bénéfique à court terme du point de vue électoral, cette éventuelle guerre pourrait être désastreuse à moyen terme au plan économique ainsi que géopolitique pour le monde et pourrait aussi se retourner contre le présent locataire de la Maison-Blanche lors de la prochaine élection présidentielle, encore plus si la situation économique se détériore ensuite dans son pays…

Un investissement perdant

La décision de la Caisse de dépôt et placement du Québec d’investir davantage (à hauteur de 16,7 milliards en 2016) dans les énergies fossiles, le secteur gazier, le pétrole des sables bitumineux et les pipelines fut plutôt à courte vue et insensée.

Cette stratégie financière de la Caisse contrevient à l’esprit de la politique environnementale de la province voulant s’attaquer aux gaz à effet de serre et hisser le Québec au niveau de champion de la lutte aux changements climatiques sur le continent.

Il s’agit aussi d’un placement à court terme qui se met en porte à faux avec le but ultime de l’investisseur institutionnel qui cherche à maximiser les rentes de retraite des Québécois. À quoi sert-il d’amasser des milliards de dollars pour la future retraite des citoyens si les placements que nous effectuons fragilisent le climat, polluent notre environnement et détériorent notre qualité de vie et celle des futures générations de retraités?

À cette époque de gains rapides et de maximisation des profits sans considération de l’avenir, la Caisse de dépôt et placement, au contraire, devrait être un moteur de changement vers une transition énergétique viable, car elle est de propriété publique et se doit d’être responsable envers ses actionnaires, les citoyens québécois.

À quoi bon épargner afin de jouir plus tard d’une retraite dorée si le futur n’est plus assuré ?

Une électrification improbable

Cet article a paru dans Le Devoir,  le 25 avril 2016 et dans Métro Montréal, le 26 avril 2016

On apprenait récemment que Québec désire instaurer l’obligation d’une borne de chargement à voiture électrique dans chaque construction résidentielle neuve dans la foulée du plan d’électrification des transports prévoyant la présence de 1,2 million de véhicules de ce type en 2030.

Un vœu louable, mais qui se heurte malheureusement à la réalité économique d’un marché du pétrole et de l’automobile peu enclin à une telle mutation de la flotte véhiculaire au Québec et même ailleurs.

En effet, il demeure peu probable que l’industrie et les consommateurs amorcent volontairement ce changement de cap avec les aléas du cours du pétrole: de l’un, la hausse éventuelle du prix de l’essence fait engranger des milliards de dollars de profits aux pétrolières acoquinées avec les constructeurs automobiles qui n’ont qu’à maintenir le statu quo à leur avantage au lieu de provoquer une transformation du secteur ; de l’autre, advenant la baisse du coût du carburant fossile, les clients retardent l’achat d’une voiture plus «  verte  » et vont même jusqu’à se procurer des véhicules utilitaires sport dispendieux pourtant très énergivores au grand bonheur des industriels.

Un cercle vicieux du marché qui ne se brisera qu’avec une conscientisation véritable de la population et une volonté politique concrète d’en finir avec le pétrole ou ultimement avec une crise environnementale telle que l’urgence de la situation forcera un changement de paradigme dans le domaine des énergies du transport…

Sophisme de schiste

Tout comme le Parti québécois il y a quelques mois lorsqu’il était au pouvoir, le Parti libéral fait avancer le projet de l’exploitation des ressources en hydrocarbures de schiste en sol québécois. La promesse de retombées économiques et financières liées à la nouvelle manne pétrolière fait saliver autant les hommes d’affaires, les politiciens que le tout un chacun au Québec.

Nous le savons tous, les gaz à effet de serre rejetés par l’utilisation des carburants fossiles dans nos moyens de locomotion accentuent le processus du réchauffement planétaire.

Les deux derniers gouvernements au Québec ont clamé mener une lutte contre les changements climatiques afin de cadrer avec le discours écologique ambiant bien apprécié dans la population et ont même professé pour une conversion vers des énergies renouvelables… tout en ayant des préjugés favorables au projet de développement du pétrole de schiste ainsi qu’à la construction de l’oléoduc de TransCanada Pipeline.

Ainsi, l’ancienne première ministre Pauline Marois et l’actuel ministre libéral de l’environnement, David Heurtel, ont tous deux associé pétrole et énergies (renouvelables), comme si les deux allaient de pair. Mais ce fut la récente déclaration de ce dernier qui semble la plus inappropriée, voire même fallacieuse : « Le développement de nos hydrocarbures, qui sont une source potentielle de création de richesse, nous permettrait de réduire notre dépendance à l’égard des importations et pourrait aussi financer une transition vers d’autres formes d’énergie ».

Les bénéfices récoltés par l’exploitation des hydrocarbures, affirme le ministre, pourraient financer un passage vers des énergies moins polluantes et moins productrices de GES…

II s’agit d’un sophisme éhonté.

Premièrement, encourager encore plus la production de pétrole et inévitablement une plus grande consommation annulerait tous les gains futurs en diminution des GES que procure une conversion vers des énergies propres. Donc, le bilan serait négatif dès le départ.

Deuxièmement, permettre un afflux accru d’hydrocarbures sur le marché ralentirait l’intérêt pour les moteurs électriques performants. En ouvrant encore plus les vannes, le prix du pétrole ne subira pas de fortes augmentations en raison de sa rareté – ce qui contribuera au maintien du parc automobile au moteur à explosion.

Troisièmement, une politique sérieuse de changement du paradigme énergétique de notre société ne peut s’opérer sans un abandon progressif du pétrole, pas en l’encourageant davantage. C’est comme si l’on stipulait que couper des arbres pour générer du biocarburant aide à la lutte au changement climatique lorsqu’on sait fort bien que le couvert forestier refroidit la température!

Le Québec est pourtant en bonne position avec son énorme potentiel électrique renouvelable. Il ne manque qu’une volonté politique claire qu’on ne retrouve chez aucun grand parti. Il suffit de citer l’abandon de moteur-roue d’Hydro-Québec, pourtant très prometteur, toujours boudé par les grands constructeurs automobiles.

Finalement, le Parti libéral dit tenir à cœur l’avenir des prochaines générations par des mesures d’austérité budgétaire afin que nos enfants et petits-enfants ne payent pas la note de la génération actuelle. C’est bien joli et surtout assez incohérent : qu’en est-il de l’héritage environnemental lorsqu’on mise encore sur les carburants fossiles suscitant le réchauffement planétaire afin d’assurer la prospérité économique à venir pour en fait réduire considérablement leur qualité de vie, sinon la menacer carrément?

La lumière au bout du pipeline

On croyait que l’avènement du pic pétrolier, cette théorie annonçant le plafonnement et l’épuisement graduel des réserves de pétrole, allait enfin pousser la planète à rechercher des ressources énergétiques alternatives moins polluantes.

Depuis plus de 20 ans, plusieurs projets de transition virent timidement le jour – comme l’énergie éolienne, solaire, marémotrice – mais la découverte récente de nouveaux gisements pétroliers a changé la donne. L’exploitation du pétrole des roches de schistes, des fonds marins de l’Arctique et des sables bitumineux que nous acheminons par pipeline et même par trains (avec tous les risques que cela comporte pour l’environnement) repousse encore plus l’éventualité d’un changement de paradigme si pressant en matière d’énergie afin de préserver la stabilité du climat.

L’humanité aligne encore sa destinée avec celle du pétrole sans penser à l’après-pétrole. Mais, qu’arrivera-t-il, dans plusieurs décennies, lorsque l’or noir se tarira?

Premièrement, les conséquences finales sur l’environnement seront désastreuses. Le réchauffement climatique dû au surcroît de CO2 dans l’atmosphère et le rejet de méthane émanant des glaciers fondants, un gaz encore plus à effet de serre que le CO2, bouleverseront l’ordre climatique tel que nous le connaissons. Et ce n’est qu’un début avec les perturbations climatiques (typhons, tornades, tsunamis, inondations) que nous avons vues depuis quelques années aux quatre coins du globe.

Deuxièmement, cette voie amènera inéluctablement la fin de notre civilisation tant dépendante du pétrole. Si nous ne prévoyons pas assidûment un modèle différent et viable de consommation énergétique dans un futur rapproché, nos sociétés cesseront de fonctionner et nous retournerons malheureusement à un état proche du Moyen-Âge.

Le plus ironique est que nous puisons la plus grande part de notre énergie des restes d’une espèce disparue subitement voilà des dizaines de milliers d’années, les dinosaures (le pétrole étant en partie un résidu fossile provenant de cette race), et que nous courons probablement à une pareille disparition en les utilisant.

Il est grand temps que nous voyions, enfin, la lumière au bout du pipeline…

Impérialisme et intégrisme

Les opérations militaires françaises au Mali ainsi qu’en Somalie contre des milices intégristes – paradoxalement ordonnées par un gouvernement de gauche censé défendre des valeurs humanistes – révèlent une fois de plus l’attitude impérialiste de l’Occident envers les pays de confession musulmane dont l’occupation de la Palestine par Israël est le paroxysme ultime.

Tout pour nous rappeler le chauvinisme occidental envers une grande civilisation qui fleurissait pendant que l’Occident rampait dans son Moyen Âge.

Les origines de cet impérialisme de l’Occident envers les peuples musulmans remontent au colonialisme du XIXe siècle et, malgré la décolonisation un siècle plus tard, des régimes autocratiques, au service des puissances occidentales assoiffées de ressources et de pétrole, ont dirigé ces pays d’une main de fer jusqu’au récent Printemps arabe qui a sonné le glas de plusieurs de ces dictatures.

Il nous faut alors ne pas s’étonner de l’émergence depuis une trentaine d’années de mouvements intégristes, tel qu’Al-Qaïda, qui représentaient et représentent encore une réaction envers l’impérialisme des nations occidentales et leurs hommes de paille autrefois assis dans les officines du pouvoir.

Finalement, les nouveaux gouvernements composés de factions intégristes, comme les Frères musulmans, constituent un retour de balancier face à la condescendance d’un monde occidental trop convaincu de sa supériorité…

Comment faire tomber un président

Rien n’est joué pour la reconduite de Barack Obama à la présidence.

Malgré son trésor de guerre bien garni et l’approbation récente d’un Américain sur deux, le milieu des affaires semble le bouder tandis que le cours haussier du pétrole à la pompe gruge sa cote de popularité – celle-là qui vient de passer dernièrement sous la barre des 50 %.

Inutile de dire que les forces se liguant contre le premier président noir de l’histoire américaine sont quasi omnipotentes et ne reculeront devant rien pour barrer la route du pouvoir exécutif à Barack Obama.

D’abord, il y a les pétrolières qui ne portent pas l’actuel président dans leur cœur.  Remémorons-nous qu’Obama veut libérer les États-Unis de sa dépendance au pétrole et désire instaurer un programme de conversion vers des énergies renouvelables et donc plus écologiques.  Ainsi, est-ce que le prix du pétrole raffiné pourrait être gonflé sciemment par les pétrolières – par l’entremise des raffineries qu’elles possèdent – pour nuire à la réélection du président qu’elles abhorrent?

Ensuite, exacerbant l’incertitude sur le marché pétrolier, les deux favoris à l’investiture républicaine, Rick Santorum et Mitt Romney, ne cessent de brandir les armes contre l’Iran et son projet nucléaire : le premier promettant de lancer un ultimatum et le second envisageant une intervention militaire –  rien pour freiner la spéculation et l’explosion des prix de l’or noir.

L’influence de ces deux groupes opposés à Obama – unis depuis toujours par une alliance tacite et doutant des changements climatiques – paraît converger pour le détrôner de la présidence.

En vérité, ce ne serait pas la première fois que des puissances occultes s’unissent pour influer sur le destin politique d’une nation…

Niveau de difficulté de texte selon Scolarius d’Influence Communication : 211 (initié)

La Pétrocratie

Ce que démontre le prix élevé de l’essence à la pompe, souvent sans corrélation au cours du baril du pétrole brut, est que la traditionnelle démocratie libérale ayant assise en Occident n’est plus qu’une vue de l’esprit.

En effet, les pétrolières – détenant parfois l’exploitation de la ressource et toujours les raffineries servant à traiter la matière brute – assoient leur pouvoir économique ainsi que leurs politiques en imposant leurs velléités implacables.

Lorsque le président des États-Unis, Barack Obama, – l’homme supposément le plus puissant de la planète –  admet son impuissance face aux montées du coût de l’essence lorsque celui-ci ne cesse de progresser depuis trois semaines dans son pays au risque de miner une reprise économique plus qu’attendue, on est en droit de s’interroger.

Et n’oublions pas son prédécesseur, Georges W. Bush, digne fils de son papa lui aussi ancien président à la solde des magnats du pétrole, qui déclencha une guerre en Irak pour le motif évident de mettre la main sur ses puits d’or noir.

Au Canada, l’homme de paille des géants pétroliers, Stephen Harper, fait fi des risques environnementaux apparentés à l’exploitation des sables bitumineux pour alimenter le puissant voisin du Sud si avide du pétrole nécessaire à son économie.  Rappelons-nous que le traité de libre-échange, l’ALENA, signé par un autre ancien premier ministre conservateur, Brian Mulroney, contraint le Canada à fournir les États-Unis du quart de sa production de cette ressource.  Pendant ce temps, en pure incohérence, l’Est du pays doit s’approvisionner à l’extérieur même si la logique dicte qu’un pays aussi pourvu en pétrole devrait être autarcique en ce domaine et ainsi pouvoir contrôler le prix à la pompe à l’avantage de ses citoyens avec un peu de volonté politique.

En somme, la souveraineté politique des États a migré vers des organisations transnationales se souciant peu de l’équité ou de la justice.

Oubliez la démocratie représentative. Elle est désormais désuète et surannée.  Dites bonjour à la pétrocratie!

Le vrai pouvoir n’est plus dans les assemblées législatives ou les cabinets exécutifs.  Il siège maintenant, derrière des portes-clauses, dans les conseils d’administration de l’oligarchie des grandes pétrolières….

Niveau de difficulté de texte selon Scolarius d’Influence Communication : 172 (universitaire)

Qui sont les maîtres du Québec?

Le libertarien Éric Duhaime peut crier, à qui veut l’entendre, à la tyrannie syndicale au Québec, mais la nouvelle dévoilée via Le Devoir par Wikileaks démontre bel et bien la domination du capital, ici Power Corporation, sur la direction des affaires publiques du Canada et surtout du Québec.

Au-delà de toutes allégations plus ou moins fondées, laissons les chiffres parler d’eux-mêmes et déterminer qui détient une influence financière déterminante sur les décisions gouvernementales.

Du côté gauche, le Fond de solidarité de la FTQ et le fondaction de la CSN cumulent respectivement des actifs de 7,7 milliards et de 635 millions totalisant donc plus de 8 milliards de dollars.  Ajoutons aussi les cotisations syndicales pour les puristes : 800 000 travailleurs sont syndiqués sont leurs bannières récoltant approximativement un 832 millions pour ces deux principales centrales syndicales du Québec.

Du côté droit, les revenus bruts du conglomérat Power Corporation et de son rival médiatique Québécor s’élèvent à 29,6 milliards pour le premier et 4 milliards pour le second. Une somme de près de 34 milliards annuellement.

Aisé alors de deviner lesquels de ces protagonistes remporteront la bataille du lobbying étatique.

Un autre élément pour étayer ce constat : même si près du deux tiers des Québécois s’oppose à l’exploitation des gaz de schiste selon des sondages, le gouvernement Charest va de l’avant malgré les maintes protestations pour satisfaire les visées du clan Desmarais (Power Corporation) qui détient des parts importantes dans la compagnie gazière et pétrolière française Total.

De plus, pourquoi notre premier ministre s’oppose-t-il avec tant de véhémence au projet de prix plafond pour l’essence à la pompe?

Alors, qui sont les véritables maîtres du Québec?

Niveau de difficulté de texte selon Scolarius d’Influence Communication :  173 (universitaire)

Réaction en chaîne nucléaire

Avec la découverte de la puissance de l’atome, les hommes se sont approprié le Feu de Prométhée.   Semblables à des dieux, ils croyaient avoir dominé la nature.

Cependant, la nature ne se soumet pas ni ne se dompte.  Elle ne se plie pas aux velléités de la race humaine.  Dotée de sa propre volonté, elle est capable de rétablir brusquement sa primauté à la grande stupeur de l’Humanité.

 

C’est ce que nous avons pu constater avec l’incident nucléaire au Japon.

Ce que dévoile cette nouvelle est la problématique énergétique auquelle font face les sociétés humaines de plus en plus énergivores : toujours plus de déplacements motorisés, toujours plus de gadgets électroniques coûteux en énergie, toujours plus de besoins pour assurer le confort de la multitude en dépit des risques environnementaux d’une telle exploitation énergétique massive.

Voilà ce que démontrent les récents événements.  Certains diront que le Japon mérite ce qui lui arrive.  Une nation ayant connu deux explosions atomiques, à l’issue de la deuxième guerre mondiale, aurait dû être mieux avisée malgré ses ressources énergétiques limitées. Mais, en fait, ce que cela met en lumière sont les aléas que notre espèce est prête à encourir afin de maintenir son style de vie, indépendamment de l’avenir des générations futures.

Tout comme le pétrole ou le charbon avec leurs gaz à effet de serre et leurs émanations toxiques dans l’écosystème planétaire, le nucléaire n’est que l’ultime aboutissement de cette volonté avec ses menaces radioactives.

Il n’est donc plus possible de continuer dans cette voie.  Les richesses énergétiques étant contingentées dans le temps et l’espace, plus que jamais,  nous devons changer nos paradigmes sociétaux ancrés dans la surconsommation afin de réduire notre soif en énergie.  Pour ce faire, on doit évaluer nos besoins énergétiques, non en lien à notre demande vorace conséquente à notre mode de vie, mais en rapport à ce que la nature peut nous procurer de façon pérenne et sécuritaire.

En ce sens, les énergies éolienne, solaire, géothermique, et même marémotrice, seront des alternatives renouvelables à privilégier dans un futur rapproché.

Finalement, cette catastrophe entrainera une réaction en chaine.  Pas celle nécessaire à la viabilité d’un réacteur ou d’une déflagration nucléaire, mais une réaction en chaine dans la conscientisation des limites ainsi que des périls de cette énergie dite « propre ».