Le fil d’Ariane de la violence

Cet article a paru dans Le Devoir,  le 23 janvier 2015 et dans Métro Montréal, le 27 janvier 2015

Comment ne pas voir de relation entre les écarts extrêmes de richesse étalés par Oxfam ces derniers jours et la prolifération de groupes intégristes islamiques dans les zones les plus démunies de la planète?

La misère et le désespoir frappant le Moyen-Orient déstabilisé par les conséquences de l’intervention américaine en Irak ainsi que le Nigeria où environ deux tiers de la population vivent en dessous du seuil de la pauvreté grandissent sans cesse les rangs de l’État islamique et de Boko Haram dans ces régions du globe.

Au lieu d’évoquer encore et encore une « guerre au terrorisme » exacerbant la haine et la violence, il devient de plus en plus nécessaire de remonter enfin le fil d’Ariane liant la pauvreté à l’extrémisme religieux tout en s’interrogeant sur la problématique des inégalités sociales dans le monde…

Noël n’est plus Noël

Noël, quelle belle fête.  On se retrouve, on se dit comment on s’aime, on prend une petite bière en admirant le sapin tout illuminé.

Mais Noël n’a pas la même signification pour tout le monde.

Pour les plus chanceux, c’est un moment de réjouissance et de retrouvaille familiale qui donnent lieu à un joyeux festin et à une remise réciproque de cadeaux.

Pour les moins chanceux, c’est la vie à l’extérieur à une température inférieure à zéro.  C’est les maigres repas provenant des dons alimentaires ou charitables pour les familles démunies.  C’est l’apathie envers leurs conditions misérables malgré les chants cantiques et le soi-disant « esprit de Noël ».

On prétend être compatissant durant ce temps des fêtes, mais le reste de l’année nous nous complaisons dans l’indifférence envers nos congénères.

Noël n’est plus Noël.  Ce n’est que la période la plus prospère pour les commercants.

Ce n’est qu’un prétexte pour nous vendre des bébelles inutiles et des cochonneries superficielles, originaires de la Chine ou d’une autre partie du monde.  Des travailleurs, souvent des enfants, partout sur la planète,  se tuent à la tâche dans la production de ces biens avec des salaires médiocres.

Nous accourons dans les centres commerciaux en achetant des cadeaux pour nos proches afin de nous racheter de notre désintéressement envers autrui à tous les autres jours de l’année tandis que les mercantiles s’en mettent plein les poches.

En fait, plusieurs entreprises ne pourraient survivre sans cette fête devenue maintenant capitaliste.

Joyeux Noël à tous, malgré tout!

Mario Dumont, Montréal-Nord et l’éducation

Le sans-pareil chef de l’Action Démocratique du Québec utilise les événements de Montréal-Nord afin de discréditer le système d’éducation public du Québec. Une récupération politique crasseuse dont lui seul à la recette.

À son avis, cela confirme la faillite du régime d’éducation et l’on devrait, bien sûr, se tourner vers le merveilleux modèle américain qui s’approche, selon lui, de la perfection.

Néanmoins, les données du « Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA) » démontrent que le Québec s’en tire très bien sur le plan éducatif. Les résultats scolaires des jeunes québécois en mathématique surpassent ceux des autres provinces canadiennes et se classent au 5e rang mondial derrière Taïwan, Hong-Kong, la Corée et la Finlande. En lecture et en sciences, le Québec se situerait aussi au 4e rang international.

Alors monsieur Dumont devrait se tourner sept fois la langue dans la bouche avant de parler de faillite de l’éducation au Québec et d’exploiter indument tout ce qui se passe dans l’actualité afin de convaincre les électeurs de la pertinence de son programme néolibéral.

En somme, il propose tout bêtement de régler les problèmes ethno-sociaux de Montréal-Nord en misant sur l’éducation lorsque la véritable cause des maux qui affligent cette localité n’est pas le manque d’instruction, mais bien le chômage chronique. En fait, à Montréal-nord, le taux de chômage s’établit à 12%  tandis qu’il est de 7,4% dans l’ensemble de la population québécoise.

Certains diront que Montréal-Nord comporte un pourcentage élevé de décrocheurs et ils ont raison. Mais ce n’est pas l’origine de la problématique, mais simplement la conséquence. On ne résout pas un problème en s’attardant aux résultats en aval, mais en s’attaquant à la source en amont : une famille dont les parents sont victimes de chômage et de pauvreté n’offre pas un milieu propice à la réussite scolaire des enfants. Bref, la pauvreté engendre la pauvreté.

Aussi, comme tout bon défenseur des idées de droite, Dumont entend instaurer une discipline accrue dans les institutions d’enseignement et créer des groupes policiers d’intervention spéciale pour lutter contre les gangs de rue. Pourtant, l’expérience tend à prouver que la répression ne résout pas la criminalité, mais la catalyse encore plus en suscitant la révolte et en brisant des familles par les incarcérations subséquentes. La véritable voie est l’intégration par l’emploi mais monsieur Dumont n’est pas capable de comprendre ce concept.

Le chef de l’ADQ aborde ce dossier dans une logique inverse sans tenir compte de l’ensemble du tableau socio-économique de Montréal-Nord. Il place sur l’avant-scène des solutions faciles tout en évitant des questionnements profonds sur une société basée sur les inégalités économiques et les valeurs individualistes.

S’endetter pour la santé

Une récente étude américaine démontre que 41% des citoyens américains adultes ont dû s’endetter afin de recevoir des services médicaux.

Pire encore.  62% de toutes les faillites personnelles aux États-Unis seraient reliées aux coûts de santé.

Près de 72 millions d’américains ont pigé dans leurs épargnes et carrément contracté des emprunts afin de pallier aux prix excessifs de l’industrie médicale états-unienne.

Et la tendance ne fait pas que se maintenir, mais s’accentue de plus en plus. En fait, en 2006, seulement 34% des américains admettaient avoir des problèmes de financement concernant leurs soins médicaux. Il s’agit donc d’une hausse moyenne de 3.5% par année (de 2006 à 2008 ) qui contribue à accentuer la pauvreté générale car les personnes touchées se doivent de couper dans l’alimentation et les besoins de base afin de régler leurs factures médicales.

Le plus surprenant est que 61% des personnes endettées détiennent pourtant des assurances privées. Exactement ce qu’évoquait Michael Moore dans son film Sicko sur la piètre qualité de la protection médicale privée américaine.

On peut bien tenter de mettre en doute le rôle négatif du privé dans le domaine de la santé, mais ces dernières nouvelles confirment qu’une administration privée sans barèmes n’est pas viable dans une distribution juste et équitable des soins.

Au Québec, on essai de nous vendre le même modèle sans parler de l’autre coté de la médaille d’une privatisation à l’américaine. On refilera ainsi la charge financière de leur propre santé à la classe moyenne et aux plus démunis sans considération des coûts sociaux qui y sont associés.

Voir aussi: « Le privé n’est pas le loup dans la bergerie » et La santé n’est pas une marchandise

Six raisons pour détester la Droite

– Parce qu’elle ne pense qu’aux intérêts d’une minorité bourgeoise qu’elle défend sans tenir compte de l’intérêt du plus grand nombre.

– Parce qu’elle se fiche des droits humains lorsque cela permet de faire encaisser un peu plus d’argent à ses amis capitalistes.

– Parce qu’elle use de mensonges, de messages fallacieux et de désinformation afin de conformer la population à ses idées via le contrôle qu’elle détient sur les médias.

– Parce qu’elle contribue aux caisses des partis politiques bourgeois qui détiennent actuellement le pouvoir en Occident et que cela profite aux grandes corporations qui engrangent de plus en plus de profits au détriment du bien collectif.

– Parce qu’elle minimise la détérioration de l’environnement ou dénie carrément la causalité des activités humaines sur le réchauffement climatique ou la pollution de la biosphère.

– Parce qu’elle ne nous promet aucun avenir à long terme à l’exception des bénéfices des grandes corporations jusqu’à la dilapidation totale des richesses de la terre.

La droite est, par définition, la conservation des anciens préceptes sociaux et culturels.  Elle ne vise pas l’avenir, mais le retour en arrière.  Elle est inadéquate devant les méga-problèmes que notre espèce aura à affronter dans l’avenir.

En fait, se proclamer de droite veut dire être complètement dépassé et inconscient des problématiques futures auxquelles fera face l’Humanité.

Voir aussi: La droite est inadéquate

La guerre en Irak : un exutoire de la pauvreté américaine?

L’accroissement de la pauvreté aux États-unis est un problème social majeur. 

Selon un rapport du Bureau du recensement, la misère extrême a atteint son plus haut niveau depuis 30 ans.  En 2005, 12,6 % de la population, soit 37 millions de personnes, y compris 13 millions d’enfants, vivaient sous le seuil de pauvreté officiel.  Il est à noter que ce taux « officiel » n’est pas représentatif de la pauvreté réelle qui accable une grande proportion du peuple américain, particulièrement en ce qui concerne les chômeurs, les minorités, les femmes, les enfants et les personnes âgées.

Par ailleurs, il faut mettre en parallèle l’écart des revenus aux États-unis : de 1979 à 2001, les revenus des 20% les plus pauvres ont augmenté de seulement 8%, ceux de la classe moyenne de 17% tandis que ceux des 10% les plus riches de 69% et le premier 1% de 139%!  Cependant, ces données sont relatives car l’augmentation du coût de la vie, la forte inflation dans les domaines de l’énergie et la hausse virtigineuse des prix des maisons avant la crise immobilière du subprime se sont résultées en fait par une diminution du niveau de vie de la plupart des américains.

On prétend que le taux de chômage aux États-unis serait proche de ce qu’on appelle le « plein emploi », mais cet indicateur est souvent trompeur car celui-ci peut diminuer même si l’inactivité se répand car on ne décompte pas les chômeurs qui ne cherchent plus de travail.

En réponse à cette crise sociale à venir, les républicains néoconservateurs au pouvoir ont préféré ignorer le phénomène et poursuivre leur politique de désengagement social de l’État fédéral en dépit des signaux d’alarme de paupérisation qui font feu de partout.

Depuis le début de la présidence de George W. Bush, on a assisté à des coupures drastiques dans la santé publique (voir ce site et cet autre site), l’éducation (diminution de 2 milliards pour l’année fiscale 2006 seulement) ainsi que dans la sécurité sociale (voir ce site) qu’on envisage de privatiser afin de rationaliser encore plus les prestations pour garnir les coffres des entreprises privées qui en prendraient le relais.  Simultanément, on a outrageusement augmenté le budget du ministère de la défense de 5% (20 milliards) en 2006 afin de continuer l’occupation de l’Irak.

On se demande si les actions de l’administration Bush ne visent pas un dessein machiavélique.  En réduisant les ristournes sociales, on aggrave la pauvreté générale et les indigents bombardés de publicités pro-engagement militaire n’ont d’autres choix que de s’inscrire dans l’armée afin de se sortir de la misère et d’accroître les rangs des soldats disponibles pour se battre en Irak.  Une personne qui est satisfaite de son sort économique ne s’engage généralement  pas dans les forces armées au risque de perdre sa vie.  Il faut n’avoir rien à perdre et c’est justement sur ce sentiment que comptent Les va-t-en guerre républicains. 

De plus, on détourne l’attention des citoyens américains des lacunes sociales du pays en priorisant dans les médias les activités des militaires américains en Irak et la lutte au terrorisme.

En conclusion, les néoconservateurs font ainsi une pierre deux coups : ils ont de la chaire à canon pour leurs guerres impérialistes et diminuent alors le nombre de pauvres gênants aux États-Unis.

L’Histoire se répète encore : les pauvres font la guerre que les riches ont déclarée.

Les murs dans notre esprit

Partout, on construit des murs.  Des murs pour nous protéger de l’autre qui nous fait peur.  Des murs pour ne pas voir la misère de notre prochain. Des murs pour nous isoler dans nos croyances face aux idées perturbatrices qui remettent en question notre conception de la vie et de la société.

L’Histoire regorge d’exemples en ce sens : les limes de l’ancien Empire Romain cherchant à protéger ses frontières des invasions barbares; le mur de Berlin concrétisant la scission entre les idéologies capitaliste et communiste; les remparts autour des palestiniens séparant le peuple hébreu de ces derniers; les clôtures des quartiers bourgeois de nos sociétés occidentales protégeant les riches des hordes de démunis; les cloisons entre le Mexique et les États-Unis voulant flouer l’immigration illégale de pauvres gens espérant une amélioration de leur niveau de vie; etc.

En fait, ces murs ne sont que l’expression de nos propres craintes intérieures que nous édifions dans l’érection de barrières physiques sur cette terre qui est la nôtre.  Ils ne sont que le reflet concret de notre manque de compassion et de compréhension envers autrui et du désir de ne pas voir opérer des transformations dont nous avons peur.   

Les murailles tombent quand l’injustice et la tyrannie sont trop grandes ou lorsque la vérité éclate enfin au grand jour.  Et lorsque cela arrive, le dénie de certains d’entre-nous ne peut arrêter la vague de changement qui déferle sur les digues de l’esprit humain éclatant alors sur une nouvelle perspective. Le monde a besoin d’ouverture, non seulement économiquement, mais culturellement et socialement afin de progresser.

Les murs dans nos esprits nous empêchent d’avoir un regard ouvert sur les autres habitants de la planète et retardent l’ascension de l’Humanité à un nouvel âge d’or de paix et de justice.

Ouvrez vos esprits.

La droite aveugle


Les sympathisants de la droite sont aveugles. Ils ne voient pas le dépérissement de l’environnement, la pauvreté croissante, l’exclusion sociale, la détresse individuelle conséquente de la nouvelle économie appelée « néo-libérale » qui surenrichit un petit nombre au désavantage de la majorité. Ils exproprient les ressources, l’eau et la terre. Ils s’approprient aussi la pensée, la culture, l’information et même la génétique de la vie.

Pour eux, tout est une marchandise, tout se vend et s’achète, et tout se jette aux ordures. Ils utilisent ce qui leur convient jusqu’au maximum de leur utilité et s’en débarrassent par la suite lorsque le profit n’est plus au rendez-vous.

Et lorsque tout aura été exploité, consommé, consumé, pollué et que l’avenir apparaîtra soudainement sans lendemain, ils se demanderont enfin : qu’avons-nous fait ? Mais il sera trop tard, et ultimement le monde sombrera avec ces inconscients.

Il faut rechercher une autre voie, plus logique et digne du génie humain. Une vision à 360 degrés, une nouvelle ère des Lumières, excluant les besoins individuels excessifs ainsi que sectaires, qui permettra à l’humanité de dépasser son infantilité et d’atteindre enfin sa maturité sociale, écologique et humanitaire.

Sans ce changement incontournable, la race humaine ne vaudra pas mieux que toutes les espèces précédentes ayant disparu, malgré son intelligence supérieure. Elle aura subit stupidement son extinction de sa propre main lorsque que son avenir aurait pu être grandiose et extraordinaire.

Ruiner les pauvres


Par son inaction dans le dossier de la réduction des machines à sous dans les quartiers populaires, Loto-Québec démontre un manque d’empathie envers les moins fortunés de la société.

Après avoir affirmé son intention d’aller de l’avant avec cette politique, il semble que Loto-Québec a contourné de façon insidieuse cette promesse. Par exemple, à Pointe-St-Charles qui a un revenu familial moyen de 31 288$ par année et à Saint-Henri, le nombre d’appareils de loterie vidéo a demeuré stable depuis 2005. Bien que des bars aient fermé, on a simplement relocalisé les machines à d’autres endroits. La société d’État voulait même implanter son futur casino dans Pointe-St-Charles, l’un des secteurs les plus pauvres de la Ville de Montréal.

Dans les quartiers huppés, comme Westmount, l’Île-Des-Sœurs ou Kirkland, on ne dénombre aucun appareil de loterie vidéo. Les habitants de ces zones ne voulant sûrement pas avoir ces générateurs de vices et de criminalité près de chez eux.

Loto-Québec tire profit de la crédulité des plus pauvres de la société en leur faisant miroiter l’acquisition d’argent facile qui les ferait sortir de leur misère. Un comportement anti-éthique et indigne d’une société publique qui exploite la misère humaine. Au lieu de les aider, on cherche à les ruiner encore plus et à les maintenir ainsi dans leur précarité afin de récolter des bénéfices.

Aussi, ceci constitue une incohérence sans nom lorsqu’on analyse un peu plus la situation. Les prestations d’aide sociale sont aspirées dans le jeu électronique d’État privant les joueurs compulsifs du strict minimum nécessaire à leur survie. Ensuite, ces derniers rentrent dans une spirale infernale de pauvreté ainsi que de malnutrition qui augmente les coûts du système public de santé et sont incités à commettre des actions illicites afin de renflouer ce qu’ils ont perdu dans les machines. Les frais de la lutte au crime s’en voient alors augmenter et on ne tient pas compte ici des effets néfastes sur les proches de ces personnes qui détériorent le climat social et demandent plus d’investissements en intervention communautaire.

Le gouvernement croit augmenter ses revenus de cette façon, mais, en fait, les coûts sociaux subséquents sont tellement énormes que les gains se transforment en pertes pour l’ensemble de la société.

La richesse de l’un est la pauvreté d’un autre


Notre système économique a besoin de nouveaux territoires à exploiter afin d’assurer son existence. Sans l’apport de ressources et de main d’œuvre à bon marché, l’équilibre du capitalisme s’avèrerait difficile à maintenir car il est empreint de contradictions intrinsèques qu’il ne peut résoudre sans l’apport de richesses humaines et matérielles extérieures.

En effet, pour lutter contre ses paradoxes internes, tel que le déséquilibre inhérent entre l’offre et la demande, que l’on comble partiellement, mais non totalement, avec le crédit (voir Frénésie Boursière… ), ce système se doit d’acquérir des ressources et une masse de travailleurs à bas prix afin de permettre aux grandes entreprises d’engranger des bénéfices. Sans cette logique d’extorsion dans les pays étrangers de l’Occident développé, le capitalisme sombrerait dans le marasme.

En conséquence, le FMI et la Banque mondiale imposent aux pays en développement des règles économiques qui favorisent l’implantation des entreprises occidentales et la production à grande échelle. Par exemple, on exproprie des petits paysans afin de créer des méga-fermes dans les mains de grands propriétaires fonciers qui collaborent avec les multinationales. On pompe aussi l’eau des nappes phréatiques de régions entières pour la fabrication de boissons gazeuses au détriment des agriculteurs locaux faisant alors face à la faillite, et qui, pour survivre, se doivent de migrer vers les grands centres urbains et travailler (avec leurs enfants) à des salaires misérables et des conditions inhumaines dans les usines du genre « sweat shop » des hommes d’affaires du nord. Ainsi, la main d’œuvre à faible coût vient compléter l’acquisition de ressources à tarifs modestes.

La propagation de régimes socialistes, en Amérique latine surtout, est une conséquence de ce processus (voir Un nouvel effet domino).

Nous devrions nous questionner sur le bien fondé de notre système économique, et sur le malheur qu’il inflige aux peuples qui ne font pas partie des nations dites développées. Notre qualité de vie est tributaire de l’exploitation de contrées qui ne profitent pas des largesses de la société de consommation. En achetant les articles aux prix alléchants des compagnies présents sur ces territoires, nous acquiesçons à cet état de fait et sommes tout aussi coupables que les conseils d’administration de ces multinationales.