Du vert conservateur

Cet article a été publié dans le journal Métro Montréal le 16 septembre 2019

À une lointaine époque, j’ai milité pour le Parti vert du Québec, car je croyais à un certain progressisme social et environnemental. Mais, les récentes prises de position de son cousin fédéral me font douter de voter vert au prochain scrutin pancanadien.

Les verts canadiens semblent bien différents de leurs collègues québécois situés plus à gauche. Sa base principale se trouvant dans l’Ouest canadien, ce parti vert peut être considéré comme une aberration au plan idéologique.

En effet, le mouvement politique vert se place idéologiquement à gauche sur le spectre politique, car le programme environnemental qu’il soutient implique nécessairement une réforme socio-économique profonde de la société. Ce n’est manifestement pas le cas ici pour le Parti vert canadien qui s’est positionné, pour sa part, ouvertement pour l’exploitation des sables bitumineux à moyen terme, pour une privatisation des infrastructures d’eau des Premières Nations et pour permettre à ses éventuels députés de voter librement lors d’un possible projet de loi des conservateurs sur le droit à l’avortement – bien que la cheffe Elizabeth May se soit rétractée récemment dans la confusion la plus totale.

D’aucuns pourraient penser qu’avec un parti vert comme ça, nous n’avons pas vraiment besoin d’un parti conservateur…

Les verts devancent l’ADQ dans Bourget et Hull

Le Parti Vert du Québec n’a pas remporté la victoire qu’il espérait tant dans les récentes élections partielles. Cependant, dans les circonscriptions de Bourget et de Hull, ses candidats ont tout de même dépassé dans les suffrages les poulains de l’Action Démocratique du Québec.

Un prix de consolation pour le parti écologiste, mais, surtout, une défaite humiliante pour le parti de l’opposition officielle qui a mordu la poussière et perdu le terrain qu’il avait gagné dans ces circonscriptions lors des dernières élections générales.

Que dire? Nous pouvons affirmer que les idées cohérentes l’emportent sur la basse démagogie.

L’ADQ n’est qu’une mode, un éternel parti marginal et inconsistant qui vire parfois à 180 degrés quand ça lui chante et attaque de tous bords tous côtés afin de mousser sa popularité.

Les élections de 2007 n’étaient qu’un accident de passage, un vote de protestation ponctuelle, qui ne traduisent en rien la volonté des québécois d’opter pour les principes réactionnaires et ambigus de Mario Dumont qui domine son parti sans partage.