Survie ou profit

Avec la conclusion de la conférence COP21 à Paris, les leaders politiques de la planète se congratulent mutuellement et déposent le dossier du réchauffement climatique sur la pile des problèmes quasi réglés. Mais la réalité est tout autre.

Ce nouvel accord international suscite beaucoup d’espoir, comme le défunt Kyoto, et tel ce dernier, il risque de tomber caduc en raison de ses moyens contraignants édentés.

Il faut aussi tenir en considération cette phase économique actuelle que l’on appelle la «  Grande Récession  » dont la porte de sortie apparaît encore lointaine et qui prive beaucoup d’États des ressources financières nécessaires à un combat efficace contre la hausse des températures mondiales – autant en soutien aux pays en développement qu’en transition vers des énergies alternatives moins polluantes.

Et, fait important, ce sommet fut commandité en partie par quelques grandes multinationales soucieuses de redorer leur image verte (Air France, Volkswagen, Nike…) et certains bonzes du capitalisme mondial, tel Richard Branson (Virgin), Mark Zuckerberg (Facebook) ou Bill Gates (Microsoft), ont proposé leur collaboration dans ce projet.

Reste à voir si leurs bonnes intentions tiendront la route devant la facture à payer. La tentation sera grande pour ces grandes entreprises de refiler la facture à leurs clients ou de demander des subventions onéreuses afin d’opérer la conversion écologique de leurs activités.

Mais voilà… la classe moyenne occidentale a été délestée de plus en plus de sa richesse en trois décennies d’ère néolibérale et les gouvernements n’ont guère de marge de manœuvre financière pour faire face à ce nouveau défi.

Donc, apparemment, à moins d’un revirement spectaculaire dans la balance du pouvoir dans notre monde, la balle est dans le camp des investisseurs et des grands acteurs privés qui devront soit s’éveiller à une prise de conscience urgente à la survie de l’humanité en modifiant leurs façons de faire au-delà des coûts engendrés, soit demeurer sur le même chemin de vision à court terme qu’ils ont toujours emprunté afin d’assurer plus de profits à leurs actionnaires… au grand dam du genre humain.

Ça passe ou ça casse pour Barack Obama

Suite de mon billet Le moment de vérité pour Barack Obama

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Il y a onze jours, le nouveau président américain, Barack Obama, annonçait vouloir s’attaquer aux paradis fiscaux des particuliers et surtout des grandes entreprises.

Lundi dernier, il a continué de plus belle en promettant d’annuler les avantages fiscaux concédés sous l’ancienne administration  aux contribuables les plus riches ainsi qu’aux grosses compagnies.

En plus, il veut mettre fin au laxisme économique du règne de G.W. Bush en poursuivant des monopoles comme Microsoft, IBM et même Google pour pratiques anticoncurrentielles.

Le tout doit être approuvé prochainement par le congrès américain.

Ouf!  Obama a du pain sur la planche!

Il joue désormais toute sa carrière et le bien-fondé de sa politique économique avec un congrès pourtant démocrate mais hostile à de trop grandes transformations économiques car trop infiltré par des groupes de pression affairistes.

Certains disaient qu’Obama laisserait tomber son agenda économique après la prise du pouvoir… il semble qu’il y tient plus que jamais.

Ça passe ou ça casse pour Obama!  Souhaitons-lui bonne chance!