Citoyenneté à vendre

La crise grecque a atteint son paroxysme.

Avec le nouvel accord imposé par l’Union Européenne, la nation hellénique se doit de sabrer sauvagement dans les services publics, de vendre son patrimoine historique, de remettre au plus offrant ses infrastructures urbaines et, le comble, d’augmenter les impôts, les taxes tout en diminuant les pensions de retraite.

Néanmoins, toute cette vente de feu révèle un sombre avenir qui guette toutes les nations occidentales.

En effet, face à la mondialisation néolibérale, les États-nations sont soumis au diktat économique du FMI et de la Banque Mondiale en laissant partir une partie de leur souveraineté à l’avantage de l’implacable capitalisme international.

Désormais –  en fait,  depuis les années 80 –,  les gouvernements ont plié devant les velléités du libre-marché mondial et acquiescé implicitement à ce délestage de leurs prérogatives en politique économique et sociale au détriment des besoins des citoyens qu’ils doivent, supposément, représenter.

Ainsi, la citoyenneté et la démocratie s’érodent progressivement, car les droits politiques qu’elles comportent, sont aliénés par un despotisme supranational immatériel et dépourvu d’instance politique officiel.

Seul demeure le marché, la « main invisible », censée résoudre toutes les problématiques et maintenir l’équilibre, mais qui, en réalité, ne fait que détruire le tissu social sur l’autel du mercantilisme primaire sans foi ni loi situé à mille lieux de la justice sociale et des préoccupations concrètes des hommes.

Le fléau de cette « citoyenneté à vendre » se répand même aux États-Unis – aussi empêtrés dans un dossier de dette souveraine divisant leur monde politique entre démocrates voulant augmenter les impôts des plus riches et républicains intraitables sur une réduction unilatérale de l’État sans contribution des plus nantis.

Sans un pouvoir politique fort – contrepoids aux intérêts particuliers-  incarné par un État, les droits politiques inhérents à la citoyenneté et à la démocratie sont menacés ainsi que les besoins humains les plus élémentaires passant alors à la seconde place derrière les priorités purement économiques et financières d’un système qui ne repose que sur l’argent et le bénéfice immédiat.

Niveau de difficulté de texte selon Scolarius d’Influence Communication :  239 (initié)

Le paradis sur terre du libertarien

Oui, mes frères, le paradis sur terre au Québec est à notre portée.

Il se situe à l’exogène de l’État et de la dictature syndicalo-socialiste qui empêchent le Québec d’avancer dans la prospérité perpétuelle.

Depuis 40 ans, le peuple québécois est prisonnier du joug arbitraire gouvernemental associé à la mafia syndicale qui brime nos libertés individuelles et nous maintient sous sa coupe afin de nous accroupir dans les pires conditions de vie du continent nord-américain.

Cuba, Corée du Nord, ancienne URSS, Québec, du pareil au même.  La pauvreté du Québec n’a d’égale que celle des pires régimes communistes.

Ne croyez pas les indices de qualité de vie ou les rapports évoquant fallacieusement une juste répartition des richesses qui soutiennent que le Québec est un bon endroit où vivre.

Ne tenez pas compte des études démontrant que le ratio de la dette publique nette du Québec (c’est-à-dire en considérant les actifs) versus le PIB est dans la moyenne des nations occidentales, et même un peu en deçà.

Ne tombez pas dans le panneau des fanatiques de l’environnement.  Jacques Brassard l’a bien dit : le réchauffement planétaire repose sur des données erronées.  Il faut continuer le développement économique sans se soucier des conséquences environnementales.  La terre est pérenne et les humains ne perturbent nullement son équilibre.

Tout cela est mensonger, issu d’un vaste stratagème des réseaux tentaculaires des grandes centrales syndicales internationales et du complot socialiste qui manipulent tous les médias mondiaux.  Et encore pire, vos esprits.

La seule solution pour remettre le Québec sur les rails de la prospérité économique éternelle est d’ouvrir les vannes de l’exploitation de nos ressources naturelles et de notre main-d’œuvre sans contrepartie fiscale ainsi que de s’engager sur la même voie que l’Irlande et l’Islande ont emprunté : privatiser tous les services publics, abolir les impôts aux entreprises et en finir avec la racaille syndicale responsable de tous les maux de la terre.

Mais, ces deux nations sont présentement en faillite, me direz-vous? Oui, c’est justement l’œuvre des génies syndicaux qui ont magouillé et ont mis des bâtons dans les roues aux réformes émancipatrices afin de pousser ces pays à la banqueroute.  Leur ignominie n’a pas de limite.

Laissons l’individu gérer ses affaires lui-même en parfaite liberté.  Le despotisme du social sur la personne est voué à l’échec.  La chute du communisme l’a bien démontré.  Il faut alors éradiquer toute intervention du gouvernement désormais dépassée.

La main invisible et le divin marché régulateur régleront toutes nos difficultés. L’État, ce n’est pas la solution, mais le problème…

Le libertarien et son code de la route

Le libertarien n’aime pas les contraintes.

Il proclame une latitude individuelle quasi-absolue et pourfend hardiment toute initiative contraignante.

On connaît son idéologie politique : diminution des législations sociales, réduction ou même abolition de l’impôt, privatisation mur à mur des services publics et, bien sûr, castration de l’État ou même sa disparation complète.

Alors transposons cela dans un modèle théorique plus concret : le code de la route.

Avec l’assurance que la recherche rationnelle des intérêts individuels amène le bien collectif, le code de la route du libertarien ne mériterait même pas d’être rédigé.

Tout le monde étant gentil dans le meilleur des mondes issu de la pensée magique, chacun céderait le passage aux piétons, ne roulerait pas à une vitesse excessive, exécuterait son arrêt complet au coin de la rue même sans la présence voyante de l’affiche « arrêt-stop » et pourrait se faufiler sans problème à travers les dizaines d’automobiles qui croisent simultanément une intersection!

Dans la réalité, les gros poids lourds écrabouilleraient les petites voitures et surtout les piétons, ces « va-nu-pieds » incapables de se payer des véhicules.

Pas besoin d’une boule de cristal pour entrevoir qu’un code de la route libertarien ne peut permettre un flux constant et sécuritaire sur le réseau routier – les routes devenant engorgées de voitures accidentées et jonchées de cadavres.

Il en est de même pour un système social.

Une société sans garde-fou, sans contrepoids socio-économique aux envies privées, dénuée d’un minimum de cohésion et de justice sociale ne pourrait perdurer.

À l’image d’un code de la route caractérisé par le chaos, le corps social libertarien se scléroserait en poussant la communauté dans un vortex d’iniquité et d’exclusion.

L’iniquité fiscale des libéraux

Bien que le premier ministre Jean Charest n’ait pas endossé entièrement la proposition d’un relèvement généralisé des tarifs évoqué par les jeunes de son parti lors de leur récent congrès, il semble qu’il s’engage tout de même sur cette voie.

«Nous avons annoncé lors du dernier budget que nous voulions faire une remise à niveau sur la question des tarifs et c’est de là que nous allons partir. Il y aura cette évaluation et nous verrons de quelle façon on peut agir, de manière équitable», a affirmé le premier ministre à la presse.

Ainsi, dans la ligne de mire se trouvent les tarifs d’électricité et conséquemment dans l’avenir ceux de tous les services gouvernementaux. En corolaire, toute hausse des impôts est écartée par le gouvernement Charest.

Cependant, contrairement à ce que croit le chef du Parti libéral du Québec, ce genre de mesures fiscales est tout sauf équitable.

Le concept de l’utilisateur-payeur va à contre-sens de la justice sociale et de la juste répartition des richesses.

En fait, une hausse globale des tarifs frapperait plus durement les classes démunies et moyennes que les nantis de la société, car plus élevé est le revenu d’un individu ou d’un ménage, plus facilement il peut absorber des nouvelles taxations sans diminuer son niveau de vie et envisager de couper dans ce qui est le plus essentiel, comme la nourriture, le logement, les médicaments, etc.

Somme toute, il s’agirait d’un impôt déguisé épargnant les citoyens les plus aisés et alourdissant du même coup la charge fiscale aux coffres de l’État des autres contribuables moins richissimes.

Seule une augmentation des impôts sur le revenu selon une table progressive peut assurer une perception fiscale équitable car elle porte sur la capacité à payer de chaque contribuable.

Mais si le gouvernement libéral désire y aller uniquement avec une majoration des tarifs des services publics afin de retrouver l’équilibre budgétaire au Québec, il devrait, par souci d’équité, établir ces nouveaux tarifs selon les revenus des demandeurs et non pas en rapport à une grille tarifaire uniforme et arbitraire.

Ce serait alors véritablement plus équitable.

Entrevue de Léo-Paul Lauzon au 98,5

Voici une récente entrevue avec Léo-Paul Lauzon, professeur en sciences comptables à l’UQAM et titulaire de la Chaire d’études socio-économiques, diffusée sur le 98,5.

Après avoir combattu le cancer, il conserve son verbe et son franc parler.

Comme toujours, il critique la société mercantile ainsi que le néolibéralisme avec son cortège de privatisations et de déréglementations et se porte en tant que défenseur de la justice sociale.

Une entrevue à écouter absolument et des propos à réfléchir!

CLIQUEZ ICI POUR ENTENDRE L’ENTREVUE!

Citation pleine de sagesse d’un précurseur de la justice sociale

« Partout où la propriété est un droit individuel, où toutes choses se mesurent par l’argent, là on ne pourra jamais organiser la justice et la prospérité sociale, à moins que vous n’appeliez juste la société où ce qu’il y a de meilleur est le partage des plus méchants, et que vous n’estimiez parfaitement heureux l’État où la fortune publique se trouve la proie d’une poignée d’individus insatiables de jouissances, tandis que la masse est dévorée par la misère. »

Thomas MoreL’Utopie (1516 après Jésus-Christ)

Ces lignes auraient pu être écrites hier matin…

Un excellent ouvrage de philosophie politique que je recommande à tous. Un incontournable!

À vos marques…

TEXTE DE PRÉSENTATION DE JIMMY ST-GELAIS SUR LES 7 DU QUÉBEC

C’est avec enthousiasme que j’ai accepté l’offre qui m’était donnée de participer à ce nouveau blogue collectif « Les 7 du Québec» qui constituera un marathon de billets quotidiens touchant à tout ce qui est relié à la politique : économie, écologie, sociologie, philosophie, etc.

Vous avez probablement croisé de l’œil mon nom dans le journal Le Devoir, sur Centpapiers, sur le défunt UHEC ou peut-être sur mon blogue « Pour que Demain soit ».

Mais qui suis-je?

Je suis avant tout un partisan de la justice sociale et de la protection de l’environnement qui a cœur l’avenir de l’humanité.

Lors de mes études secondaires et supérieures reliées à l’urbanisme et aux sciences sociales, j’ai pratiqué le journalisme dans les différents journaux étudiants des institutions d’enseignement que j’ai jadis fréquenté. Au cours des années, j’ai affuté ma plume et aiguisé mon esprit critique afin de dénoncer les incohérences de la société québécoise et mondiale dont nous faisons partie.

Depuis toujours, je m’intéresse à la politique. Au-delà de mes cours suivis en ce domaine, je me suis sans cesse inspiré de plusieurs penseurs politiques et philosophiques qui teintent encore mes écrits : Maurice Duverger, Thomas More, Nietzsche, Étienne de la Boétie, Karl Marx et bien d’autres.

Sur le plan idéologique, on peut me considérer comme un anarcho-syndicaliste ou un libertaire de gauche: rébarbatif à un État trop centralisateur, ennemi du capitalisme monopolistique et des divines lois du marché mercantile, je penche vers une redistribution des richesses équitable par le coopératisme entrepreneurial (autogestion) agrémenté d’un État-arbitre jaugeant les conflits socio-économiques.

Ceci dit, ce blogue collectif connaitra sûrement un vif succès et deviendra indubitablement une référence incontournable de la politique québécoise et canadienne. Ainsi, je serai heureux d’y ajouter mon grain de sel à tous les dimanches !

Alors, à vos marques, prêts, partez!

Ne pas payer d’impôt : un exemple à ne pas suivre

L’ex-médecin Guylaine Lanctôt refuse de payer ses impôts depuis 13 ans, au risque d’être incarcérée, qu’elle qualifie de frauduleux car ils serviraient à financer des guerres, les paiements des intérêts des dettes gouvernementales et l’acquisition d’armements.

Aussi, elle ne désire simplement pas payer pour des services publics qu’elle ne veut pas.  Elle s’est d’ailleurs désaffiliée du régime d’assurance maladie du Québec en stipulant qu’elle paierait elle-même ses frais médicaux en cas de maladie.

En fait, ce n’est que du pur individualisme rejetant la mise en commun de services essentiels desservant le plus grand nombre.

Cette dame avec son ancien salaire de médecin a peut-être les moyens de se substituer à l’aide sociale de l’État en santé, en éducation, en pensions de vieillesse ou en soutien aux sans-emplois, mais ce n’est pas le cas d’une vaste partie de la population.  L’impôt prélevé chez les mieux nantis est une mesure qui garantit une relative équité sociale.

Si on suivait son raisonnement, le gouvernement devrait simplement disparaître emportant avec lui le maintien d’un ordre public minimal et l’existence d’une justice sociale nécessaire dans toute société évoluée.  Ce ne serait qu’un retour à l’état de nature dont profiterait évidemment les plus riches mais qui propulserait dans les bas-fonds les conditions de vie des citoyens à faibles ou moyens revenus.

Cette retraitée devrait saisir le non-sens de ses propos et comprendre que malgré le fait que nos impôts servent dans une certaine proportion à soutenir des activités militaires souvent contestables, la majeure partie sert aussi dans le financement des programmes sociaux qui profitent tout de même à l’ensemble de la communauté qui n’a pas les moyens financiers qu’elle possède.