Sans les intellectuels…

Sans les intellectuels que Jean Tremblay honnit, il n’y aurait pas eu de progrès.

Sans les intellectuels, il n’y aurait pas eu de lois.

Sans les intellectuels, il n’y aurait pas eu d’égalité ni de droits de l’homme.

Sans les intellectuels, il n’y aurait pas eu de démocratie.

Et sans les intellectuels, Jean Tremblay n’aurait jamais été élu maire…

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Régis Labeaume, les syndiqués et la ville de Québec

Le maire de Québec Régis Labeaume tire à boulets rouges sur tout le mouvement syndical avec les problèmes des régimes de retraite en toile de fond.

Au lieu d’ouvrir la porte à une possible entente, il alimente le feu de la dissension avec des commentaires démagogiques et irresponsables envers ses employés municipaux afin de susciter une grogne croissante envers tout ce qui est syndical pour mousser sa popularité – une colère quasi irrationnelle qui ouvre la porte à tous les dérapages.

En effet, des menaces contre des employés de la ville et leurs familles ont été proférées : un récent communiqué de l’Association des payeurs de taxes de la ville de Québec (A.P.T.V.Q) affirme « qu’elle a répertorié les coordonnées des chefs syndicaux, des employés et de leurs familles et qu’il ne reste qu’à définir le jour et l’endroit de la partie de bâton de baseball ».

Pourtant, d’autres maires ont réussi à s’entendre avec leurs syndicats sans leur déclarer la guerre. Le non moins conservateur maire Jean Tremblay de la ville de Saguenay a réussi à atteindre un point de compromis avec ses salariés et Montréal en a fait autant avec ses cols bleus – ce qui démontre qu’ en faisant preuve de bonne foi de part et d’autre, une voie alternative à la confrontation est possible.

Bien que la ville de Québec soit composée d’une multitude de fonctionnaires syndiqués, on y remarque la prépondérance d’une idéologie conservatrice latente qui détonne avec tous les autres grands centres urbains de la province.  Les victoires électorales de plusieurs députés conservateurs fédéraux et caquistes au provincial (anciennement adéquistes) dans la région, une radio-poubelle (Radio X) vilipendant la social-démocratie ainsi que ses attributs et évidemment les élections successives de Régis Labeaume à la mairie tendent à le démontrer.

Il s’agit là d’un curieux phénomène de sociologie politique que la popularité du maire Régis Labeaume et du conservatisme dans une capitale nationale où pullulent les syndiqués….

La prière de la discorde

Cet article a paru dans Le Quotidien de Chicoutimi le 7 juin 2013

Le jugement de la Cour d’appel sur la prière aux conseils municipaux de Ville Saguenay consacrant la victoire du maire Jean Tremblay – s’il n’est pas contesté en Cour suprême – vient de planter la graine de discordes futures.

Même si l’histoire du Québec a été marquée par la religion – comme l’énonçaient les juges –  et que les croyants catholiques sont majoritaires dans la société québécoise, cela ne leur donne nullement la primauté au niveau de la gouvernance, car l’État ne représente pas seulement un segment de la société, aussi majoritaire soit-il, mais bien l’ensemble de ses parties.

Bien que tout d’abord ce jugement contrevient au principe laïque de la séparation de la religion et de l’État assurant la neutralité de ce dernier, il crée une discrimination institutionnalisée en faveur de la confession chrétienne catholique au détriment des autres.  Ce concept de séparation n’est pas seulement une règle arbitraire, mais un cautionnement de paix sociale et de respect entre les diverses cultures d’un même corps social.

Par ailleurs, il s’agit d’un jugement à courte vue en considération du changement de visage de la société québécoise.  La rentrée massive d’immigrants, souvent de religions différentes, transformera à long terme la composition ethnoculturelle du Québec, rendant ainsi problématique la récitation de la prière dans les assemblées politiques.

Et viendra un temps où les croyants non catholiques demanderont d’avoir eux aussi une prière à leur image… une boîte de pandore qu’il serait préférable de refermer immédiatement avant les possibles tensions que cette pratique pourrait engendrer dans l’avenir.

La foi obstinée du maire Jean Tremblay

Cet article a paru le 8 août 2008 dans le journal “Le Quotidien ” (Saguenay).

La croyance en Dieu est tellement grande pour le maire de Ville de Saguenay qu’il est prêt à faire payer ses contribuables afin de s’assurer de la perpétuité de la prière aux séances de son Conseil de ville. C’est ce qu’on a appris cette semaine à la suite de la poursuite déposée par des habitants de Ville de Saguenay.

Ce maire populiste tient mordicus à conserver sa petite prière malgré l’opposition marquée de plusieurs de ses électeurs. Une attitude digne d’un petit magistrat régional confiné dans ses croyances conservatrices et religieuses.

Peu importe le fardeau fiscal supplémentaire que ses concitoyens auront à subir et le temps alloué sur cette affaire puérile par les avocats de la ville. Pourtant, ceux-ci devraient être attribués à des dossiers plus pertinents.

C’est à croire que ce notaire, pourtant un homme de loi, n’a pas bien compris la notion de séparation entre la religion et les pouvoirs publics qui est pourtant à la base de la démocratie occidentale depuis l’époque des Lumières.

En tant que maire responsable, il devrait jeter l’éponge et passer à des choses plus importantes dans l’intérêt de sa municipalité et de son électorat.