Participalisme politique

S’il y a une chose que les Indignés du monde peuvent nous apprendre, c’est le modèle différent de concevoir la société et les rapports entre les hommes qu’ils apportent.

Dans leurs camps d’occupation – inspirés de l’autogestion et de la participation de tous aux délibérations ainsi que dénués de chef ou de figure dominante –  une véritable vie communautaire et solidaire se développe en opposition à la société qui les entoure où règne le chacun pour soi et l’individualisme exacerbé.

Ce modèle, situé à l’antipode des dogmes productivistes et compétitifs du capitalisme, influe un vent de changement dans des sociétés mercantiles déracinées de tous liens sociaux durables.

Et, au niveau politique, le mouvement des indignés suggère un nouveau paradigme.  Il propose le participalisme politique et la prise de décision en groupe au-lieu d’une démocratie représentative, datant du 13e siècle,  aux mains de groupes d’intérêt privés dont les velléités sont souvent contraires au bien commun.

Pour lutter contre le cynisme ambiant envers la classe politique, il est de mise de redonner le pouvoir décisionnel aux principaux intéressés, les citoyens, en organisant des jurys citoyens, des budgets participatifs, des sondages délibératifs ou des référendums.

Après tout, comme le dit l’adage, on n’est jamais mieux servi que par soi-même. Et cela se vaut aussi en politique.

Niveau de difficulté de texte selon Scolarius d’Influence Communication : 185 (universitaire)

Wisconsin : la dictature de la liberté

Les événements du Wisconsin initiés par le programme d’austérité du jeune gouverneur républicain Scott Kevin Walker, en poste depuis seulement deux mois, constituent le premier jalon de la politique libertarienne du Tea Party.  Au grand plaisir des partisans du mouvement ultraconservateur, l’accession au pouvoir de l’un des leurs est une victoire inespérée et propulsera encore plus en avant leur dogmatisme ainsi que leur arrogance.

Ainsi donc, les diaboliques syndicats, ayant pris le contrôle de l’appareil de cet État du Middle West américain, sont mis en échec, malgré les protestations populaires réunissant, à plus d’une reprise, des centaines de milliers de personnes devant le Capitole du Wisconsin.  Pourtant, les syndicats ont déjà été passablement affaiblis depuis les trente dernières années et les leaders syndicaux du Wisconsin avaient déjà ouvert la porte à des compromis afin d’alléger le déficit de l’État. 

Mais que cela ne tienne.  Comme un éléphant entrant dans une boutique de porcelaine, on saccage tous les droits sociaux les plus élémentaires en usant de stratagèmes antidémocratiques frisant le despotisme. Cela donne aussi le ton que pourront employer les entreprises privées dans leurs pourparlers avec leurs salariés syndiqués.

Non seulement les républicains du Wisconsin ont empêché à des élus d’entrer dans la Chambre lors de l’adoption du contesté projet de loi, ils ont aussi fait fi des règles parlementaires au Sénat en contournant le quorum de l’assemblée par une entourloupette procédurale – 14 sénateurs démocrates ayant refusé de siéger à cette occasion.  On voit clairement ici que la démocratie passe bien loin derrière les velléités idéologiques des ultraconservateurs qui affichent donc comment ils régleront le cas de ceux qui osent s’opposer à leurs politiques.

Par ailleurs, toutes ces manœuvres autocratiques vont à contre sens de la pierre angulaire de l’idéologie des républicains du Tea Party : la liberté.  Ainsi donc, en bafouant le processus de négociation syndicale-patronale, ils contreviennent à la liberté d’association, un droit reconnu internationalement, ne laissant primer que les libertés individuelles afin de diviser pour mieux régner.  En reléguant l’individu comme seule entité morale capable de revendiquer la plénitude de ses droits, il le confine dans un coin en étant l’unique responsable de ses déboires ou de ses succès. 

La situation aurait été probablement moins explosive si le gouverneur Scott Walker avait réparti l’ensemble des coupures à une communauté plus large.  Ce qui n’a pas été le cas.  Un autre pan de son programme fut d’allégé les impôts sur les hauts revenus et d’abaisser la taxation aux entreprises –  la belle vieille rhétorique des républicains depuis les années Reagan stipulant que seuls les nantis peuvent créer de la richesse.  Une croyance qui a pourtant mené les États-Unis dans un criant état d’inégalité des revenus ayant généré la crise économique de grande ampleur qui perdure depuis 2008 par un taux d’endettement record.  De la pure pensée magique.  On préfère détrousser la classe moyenne pour satisfaire les envies des riches. 

La vague libertarienne commence à déferler sur une Amérique en désarroi économique. L’Ohio est la prochaine en liste. Elle visera à recroqueviller l’État sur lui-même, en sabrant dans les services et la fonction publique avec, comme effet, de laisser les individus seuls avec eux-mêmes et dépourvus de réseaux de protection sociale.  Autre conséquence : ces coupes sauvages auront tendance à faire vaciller la timide reprise économique car bien des personnes, dont les employés de l’État, perdront en pouvoir d’achat pour s’assurer des avantages sociaux de base (santé, assurance, pension) que le gouvernement ne leur fournira plus.

Trop de liberté, c’est comme pas assez.  En vérité, la liberté, sans l’égalité la soutenant, ne mène qu’à la dictature idiote de la liberté…

Niveau de difficulté de texte selon Scolarius d’Influence Communication :  173 (universitaire)

Le paradis sur terre du libertarien

Oui, mes frères, le paradis sur terre au Québec est à notre portée.

Il se situe à l’exogène de l’État et de la dictature syndicalo-socialiste qui empêchent le Québec d’avancer dans la prospérité perpétuelle.

Depuis 40 ans, le peuple québécois est prisonnier du joug arbitraire gouvernemental associé à la mafia syndicale qui brime nos libertés individuelles et nous maintient sous sa coupe afin de nous accroupir dans les pires conditions de vie du continent nord-américain.

Cuba, Corée du Nord, ancienne URSS, Québec, du pareil au même.  La pauvreté du Québec n’a d’égale que celle des pires régimes communistes.

Ne croyez pas les indices de qualité de vie ou les rapports évoquant fallacieusement une juste répartition des richesses qui soutiennent que le Québec est un bon endroit où vivre.

Ne tenez pas compte des études démontrant que le ratio de la dette publique nette du Québec (c’est-à-dire en considérant les actifs) versus le PIB est dans la moyenne des nations occidentales, et même un peu en deçà.

Ne tombez pas dans le panneau des fanatiques de l’environnement.  Jacques Brassard l’a bien dit : le réchauffement planétaire repose sur des données erronées.  Il faut continuer le développement économique sans se soucier des conséquences environnementales.  La terre est pérenne et les humains ne perturbent nullement son équilibre.

Tout cela est mensonger, issu d’un vaste stratagème des réseaux tentaculaires des grandes centrales syndicales internationales et du complot socialiste qui manipulent tous les médias mondiaux.  Et encore pire, vos esprits.

La seule solution pour remettre le Québec sur les rails de la prospérité économique éternelle est d’ouvrir les vannes de l’exploitation de nos ressources naturelles et de notre main-d’œuvre sans contrepartie fiscale ainsi que de s’engager sur la même voie que l’Irlande et l’Islande ont emprunté : privatiser tous les services publics, abolir les impôts aux entreprises et en finir avec la racaille syndicale responsable de tous les maux de la terre.

Mais, ces deux nations sont présentement en faillite, me direz-vous? Oui, c’est justement l’œuvre des génies syndicaux qui ont magouillé et ont mis des bâtons dans les roues aux réformes émancipatrices afin de pousser ces pays à la banqueroute.  Leur ignominie n’a pas de limite.

Laissons l’individu gérer ses affaires lui-même en parfaite liberté.  Le despotisme du social sur la personne est voué à l’échec.  La chute du communisme l’a bien démontré.  Il faut alors éradiquer toute intervention du gouvernement désormais dépassée.

La main invisible et le divin marché régulateur régleront toutes nos difficultés. L’État, ce n’est pas la solution, mais le problème…

Le libertarien et son code de la route

Le libertarien n’aime pas les contraintes.

Il proclame une latitude individuelle quasi-absolue et pourfend hardiment toute initiative contraignante.

On connaît son idéologie politique : diminution des législations sociales, réduction ou même abolition de l’impôt, privatisation mur à mur des services publics et, bien sûr, castration de l’État ou même sa disparation complète.

Alors transposons cela dans un modèle théorique plus concret : le code de la route.

Avec l’assurance que la recherche rationnelle des intérêts individuels amène le bien collectif, le code de la route du libertarien ne mériterait même pas d’être rédigé.

Tout le monde étant gentil dans le meilleur des mondes issu de la pensée magique, chacun céderait le passage aux piétons, ne roulerait pas à une vitesse excessive, exécuterait son arrêt complet au coin de la rue même sans la présence voyante de l’affiche « arrêt-stop » et pourrait se faufiler sans problème à travers les dizaines d’automobiles qui croisent simultanément une intersection!

Dans la réalité, les gros poids lourds écrabouilleraient les petites voitures et surtout les piétons, ces « va-nu-pieds » incapables de se payer des véhicules.

Pas besoin d’une boule de cristal pour entrevoir qu’un code de la route libertarien ne peut permettre un flux constant et sécuritaire sur le réseau routier – les routes devenant engorgées de voitures accidentées et jonchées de cadavres.

Il en est de même pour un système social.

Une société sans garde-fou, sans contrepoids socio-économique aux envies privées, dénuée d’un minimum de cohésion et de justice sociale ne pourrait perdurer.

À l’image d’un code de la route caractérisé par le chaos, le corps social libertarien se scléroserait en poussant la communauté dans un vortex d’iniquité et d’exclusion.

Le capitalisme est contre-nature

On entend souvent dire : le capitalisme est à l’image du comportement humain et de sa psyché.  À la base, l’Homme serait un être absolument axé sur lui-même. Seule la motivation pécuniaire peut influencer l’humain car ce dernier ne serait pas un animal altruiste.

Rien n’est plus faux.

Le fait est que l’Homme est le résultat de son environnement et de ses expériences. L’individualisme primaire qui règne dans l’Occident contemporain n’est donc pas un absolu du comportement humain.

D’autres communautés se sont construites en s’appuyant sur des valeurs contraires, comme le partage et la solidarité : citons les amérindiens et les tribus primitives de la préhistoire qui combinaient les forces de tous leurs membres afin de survivre dans un milieu hostile.

À notre époque, l’omniprésente domination culturelle des élites industrielles et commerciales qui imposent leur vision de la société aux autres citoyens est probablement la cause de cette attitude individualiste ayant maintenant entré dans tous les esprits. Le modelage des valeurs ne vient pas du bas de la structure sociale, mais bien, de nos jours, du haut. Une minorité nous force à accepter ses idées par sa propagande mercantiliste incessante dans les médias et cela à un point tel que nous les prenons pour des vérités inaltérables.

Il est aussi tout autant inapproprié de soulever la théorie que le capitalisme est perpétuel et, qu’à l’image du milieu naturel, il évolue selon les concepts de compétition et d’équilibre un peu comme un écosystème vivant avec sa balance naturelle.

Comment a-t-on le culot de proposer une pensée du genre?  Ce système économique ne cesse de polluer la biosphère, de détruire les espèces animales et d’épuiser les ressources naturelles du globe.

Et du coté humain, le capitalisme accroît les inégalités sociales et l’injustice.  Il divise l’Humanité au-lieu de la rassembler et les désirs égoïstes qu’il suscite fait ressortir ce qu’il y a de plus vil chez l’être humain.

Le capitalisme amène des valeurs qui sont aux antipodes de celles ayant permis à notre espèce de siéger au-dessus de la pyramide de la chaine alimentaire et de dominer la planète.

Il faut sortir de cet occidentocentrisme nous faissant fallacieusement croire que notre civilisation est immuable et que seuls nos paradigmes culturels, sociaux et économiques sont des valeurs universelles.

C’est justement ces croyances préconçues qui ont fait tomber toutes les civilisations avant la nôtre et nous retombons lamentablement dans le même piège.

À lire:

“Le capitalisme touche à sa fin” – Entrevue avec Immanuel Wallerstein

Le participalisme et l’après capitalisme

Les Dix Commandements du Capitalisme

• Premier commandement: Je suis l’Argent, ton Seigneur et ton Dieu.
• Deuxième commandement : Tu prononceras toujours le nom du Dieu-Argent et te soumettras à ses volontés.
• Troisième commandement : Tu convoiteras le bien de ton prochain.
• Quatrième commandement : Tu accumuleras des montagnes de richesses sans considération envers la misère d’autrui.
• Cinquième commandement : Honore le marché et le saint système financier.
• Sixième commandement : Tu ne remettras jamais en question les saintes paroles des grands prêtres de l’économie mercantile.
• Septième commandement : Tu pollueras impunément l’environnement tout en espérant t’en tirer à bon compte le plus longtemps possible.
• Huitième commandement : Tu ne tueras point, sauf de manière détournée (appauvrissement, guerres… ) et si cela permet de t’enrichir encore plus.
• Neuvième commandement : Tu ne voleras point, sauf si cela est encadré de façon « légale » avec tes copains au pouvoir.
• Dixième commandement : Tu ne feras point de faux témoignages, sauf pour t’éviter la prison en cas de fraude.

Richard Martineau et les clichés à l’occidental

Comme propagandiste de droite, Martineau est difficile à battre dans sa chronique « C’est l’économie, stupide ! » de lundi dernier dans le Journal de Montréal.

Il affirme que seul l’incitatif économique peut changer l’être humain et que ce dernier n’est pas un animal altruiste. Ce chroniqueur faisait référence ici à la hausse du prix du pétrole qui oblige les consommateurs à faire des choix plus « verts » dans leurs moyens de transport.

Martineau devrait s’enrichir de quelques notions d’anthropologie avant de sortir ce cliché purement occidental.

Le fait est que l’Homme est le résultat de son environnement et de ses expériences. L’égoïsme et l’individualisme primaire qui règnent dans l’Occident contemporain ne sont pas des absolus du comportement humain.

D’autres communautés se sont construites en s’appuyant sur des valeurs contraires, comme le partage et la solidarité : citons les amérindiens et les tribus primitives de la préhistoire qui combinaient les forces de tous leurs membres afin de survivre dans un milieu hostile.

Aussi, la domination omniprésente de l’élite industrielle et commerciale qui impose sa vision de la société aux travailleurs est probablement la cause de cette attitude individualiste qui est maintenant entrée dans tous les esprits. Le modelage des valeurs ne vient pas du bas de la pyramide sociale, mais bien, de nos jours, du haut. Une minorité nous force à accepter ses idées par sa propagande incessante dans les médias (tel que Quebecor World qui est l’employeur de monsieur Martineau) et ce à un tel point que nous les prenons pour des vérités inaltérables.

De plus, comment opter pour un mode de vie plus écologique quand les producteurs ne proposent pratiquement aucune alternative de consommation?  Par ailleurs, comment acquérir des produits moins polluants et plus dispendieux lorsqu’un salarié moyen a peine à joindre les deux bouts?

Ici, Martineau fait preuve d’occidentocentrisme et d’un manque de vision globale. Ce n’est pas le « peuple » qui est responsable de la stagnation devant les problèmes environnementaux, mais bien les actionnaires des grandes entreprises et leurs sbires qui retardent les véritables changements car ceux-ci ne s’avéreraient pas rentables à court terme.

Ne pas payer d’impôt : un exemple à ne pas suivre

L’ex-médecin Guylaine Lanctôt refuse de payer ses impôts depuis 13 ans, au risque d’être incarcérée, qu’elle qualifie de frauduleux car ils serviraient à financer des guerres, les paiements des intérêts des dettes gouvernementales et l’acquisition d’armements.

Aussi, elle ne désire simplement pas payer pour des services publics qu’elle ne veut pas.  Elle s’est d’ailleurs désaffiliée du régime d’assurance maladie du Québec en stipulant qu’elle paierait elle-même ses frais médicaux en cas de maladie.

En fait, ce n’est que du pur individualisme rejetant la mise en commun de services essentiels desservants le plus grand nombre.

Cette dame avec son ancien salaire de médecin a peut-être les moyens de se substituer à l’aide sociale de l’État en santé, en éducation, en pensions de vieillesse ou en soutient aux sans-emplois, mais ce n’est pas le cas d’une vaste partie de la population.  L’impôt prélevé chez les mieux nantis est une mesure qui garantit une relative équité sociale.

Si on suivait son raisonnement, le gouvernement devrait simplement disparaître emportant avec lui le maintient d’un ordre public minimal et l’existence d’une justice sociale nécessaire dans toute société évoluée.  Ce ne serait qu’un retour à l’état de nature dont profiterait évidemment les plus riches mais qui propulserait dans les bas-fonds les conditions de vie des citoyens à faibles ou moyens revenus.

Cette retraitée devrait saisir le non-sens de ses propos et comprendre que malgré le fait que nos impôts servent dans une certaine proportion à soutenir des activités militaires souvent contestables, la majeure partie sert aussi dans le financement des programmes sociaux qui profitent tout de même à l’ensemble de la communauté qui n’a pas les moyens financiers qu’elle possède.

Un loup pour l’homme

3246-maitre-des-loupsL’homme est toujours un loup pour l’homme. Malgré ses exploits, ses réussites, il n’a pu, à ce jour, dépassé ses instincts primaires. Après s’être élevé au rang d’espèce dominante dans la chaîne alimentaire, il s’attaque maintenant à ses semblables afin de satisfaire ses pulsions de prédation et de domination. 

Partout nous pouvons constater à l’échelle de la planète de la pauvreté, des injustices, des guerres tribales, rappelant la préhistoire ou l’antiquité, qui nous font douter que l’être humain a évolué pour le mieux.

Pourtant, après la deuxième guerre mondiale, les choses semblaient évoluer dans le bon sens. L’espérance en un monde meilleur laissait présager des lendemains prometteurs.  Le niveau de vie s’élevait, les pays sous-développés sortaient du carcan de la misère, mais au tournant des années 80, le vent a changé de direction. 

Les possesseurs des moyens de production et d’échange ont pris alors le contrôle total des sociétés des nations développées et ont dicté aux peuples les plus pauvres de nouvelles règles économiques inspirées d’un dogme dénommé « néolibéralisme ».  Maintenant, mêmes les habitants des pays dits « riches », à l’instar de leurs congénères du sud, commencent à connaître un recul de leur qualité de vie.

Nous sommes revenus à notre point de départ malgré notre longue évolution et désormais notre égoïsme aveugle menace l’environnement et notre existence même.

Le chacun pour soi


Dans cette civilisation ultra-individualiste qui est la nôtre, nous sommes seuls. Seuls devant la misère, seuls en face des problèmes qui nous affligent et seuls à combattre les maux qui tourmentent nos existences.

Les défis du genre humain sont de plus en plus globaux, sociaux et le capitalisme nous divise en centrant notre attention sur notre petite personne en écartant les besoins des autres et de nous-mêmes.

Le chacun pour soi, voilà le nouveau mot d’ordre. N’aidez pas votre voisin car cela ne vous rapportera rien. Ignorez le miséreux qui tend sa main vers vous car ce n’est qu’un rebut de la société qui ne mérite pas d’exister. Ne pensez qu’à vous, qu’à votre petit bonheur personnel et détournez votre attention de votre prochain car cela n’en vaut pas la peine.

La société capitaliste a introduit ces préceptes dans notre inconscient collectif et nous acceptons sans réticence ses nouveaux commandements.

Elle nous gave de propagande et de publicités abrutissantes nous faisant oublier ce qu’est vraiment un humain : un être social qui a besoin de l’autre pour vivre et exister. L’aide que l’on apporte à la personne en détresse nous revient un jour ou l’autre car nous sommes tous reliés à une grande chaîne de la vie.

La civilisation actuelle nous dévie des valeurs qui ont permis à l’humanité de survivre pendant des milliers d’années. L’avenir apparaît bien vacillant pour notre espèce car le capitalisme triomphant renie ce qui a fait d’elle la race dominante sur cette planète.