Une démocratie en péril

La grogne d’une grande partie des Américains s’est fait sentir dès le lendemain de la victoire surprise de Donald Trump à la présidentielle américaine. Des manifestations spontanées ont éclos dans plusieurs grandes villes américaines en guise de protestation (Not my president).

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Beaucoup évoquent un manque de légitimité du nouveau président à la suite de la divulgation du résultat final qui donne une majorité des voix à Hillary Clinton.

Le même phénomène s’est aussi produit à la présidentielle de l’année 2000 mettant en lumière un dysfonctionnement du système électoral américain lorsqu’il est confronté à un écart serré entre les candidats. Cependant, cette fois-ci, le discours de Donald Trump suscite beaucoup plus d’appréhension et d’incertitudes que celui de G.W. Bush à l’époque – ce qui explique cette explosion de contestations.

Les motifs de ce mouvement anti-Trump résident plus dans la crainte d’un affaiblissement des principes fondateurs de la démocratie américaine que dans la personnalité incisive et imprévisible du personnage. En effet, ses promesses d’un pouvoir accru octroyé aux forces policières et son dénigrement des minorités, entre autres, se placent en contradiction avec la pensée de la constitution américaine et de ses idéaux de liberté et de justice.

Les prochaines années seront houleuses sous la gouverne de Donald Trump et l’on est en droit de se demander si la première démocratie libérale de l’époque moderne ne deviendra pas la première à vaciller dangereusement sur ses fondations…

En hommage à G.W. Bush

Dans cette vidéo, Megadeth, un groupe heavy métal des années 80-90, a été précurseur du règne de G.W. Bush et a même dépassé la réalité avec un scenario que plusieurs avaient envisagé.

Prenez attention aux symboliques!  Elles sont nombreuses!

À VOIR JUSQU’AU BOUT (ça en vaut la peine)!

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BON VISIONNEMENT!

Sarah Palin : future présidente des États-Unis?

La gouverneure de l’Alaska annonce sa démission du poste de chef de l’exécutif de son état. Le 26 juillet, elle passera les rênes du pouvoir à son lieutenant-gouverneur.

Malgré sa défaite aux dernières présidentielles américaines en tant que colistière de John McCain, madame Palin demeure l’une des meilleurs prospects possibles du Parti Républicain pour lutter contre Barack Obama à l’élection de 2012.

Ce serait d’ailleurs pour préparer sa campagne présidentielle qu’elle quitterait la gouvernance de l’Alaska.

On constate bien ici que les républicains se débattent comme des diables dans l’eau bénite afin de se relever de la débandade qu’ils connaissent d’un océan à l’autre des États-Unis.

Les candidats à la présidence ne doivent pas faire la queue devant les bureaux du Parti Républicain et ce dernier semble désespérément prêt à accepter n’importe qui avec un semblant de notoriété pour porter son flambeau.

La déconnection des républicains avec la réalité est de plus en plus évidente.

Après avoir souligné vivement leur opposition au programme de relance économique d’Obama, ils s’apprêteraient à choisir comme leader une femme qui fut la risée de la planète par sa bêtise et son manque de connaissance du monde. De plus, sa récente déclaration qu’Obama mène l’Amérique vers le socialisme n’a rien pour bonifier le peu de crédibilité qu’elle possède.

Il faut dire que la venue de Sarah Palin à la tète des républicains constituerait la suite logique du règne de G.W. Bush. Tant qu’à promouvoir des ignares sans culture, le Parti Républicain irait encore plus dans la même lignée avec madame Palin.

Mais quelle expérience possède Sarah Palin pour oser prétendre à la présidence? Sa fonction de gouverneure de l’Alaska?

Pas du tout.

N’importe quel imbécile peut gérer un état qui engrange des surplus faramineux en raison de sa faible population et de ses ristournes pétrolières. En fait, l’état de l’Alaska est tellement riche qu’il octroie des allocations universelles à tous ses habitants.

Mais la donne a changé récemment. La crise économique ainsi que la demande baissière de pétrole à travers le monde ont miné la prospérité de l’Alaska. Le nombre de sans-emplois a cru de 27% depuis un an et le taux de chômage a bondi de 6.8% à 8.4% depuis décembre 2008.

Le plus inquiétant est que la gouverneure quitte le navire de son état en pleine crise économique même s’il restait encore 18 mois à son mandat.

Elle a déclaré d’ailleurs : « Cela me fait mal de faire ce choix mais je fais ce qu’il y a de mieux pour l’Alaska« .  Que voulait-elle dire?  Quelle est trop incompétente pour gérer une situation économique difficile?

Je vous le demande : les États-Unis ont-ils besoin de ce genre de politiciens qui tirent leur révérence lorsque les choses tournent au pire?

Ceci en dit long sur l’implication sociale et l’engagement public de Sarah Palin.

Barack Obama et sa politique conservatrice en éducation

Une étonnante nouvelle provenant des États-Unis a défilé sur les fils de presse du monde entier.  Barack Obama veut imposer à son pays une réforme de l’éducation que l’on pourrait qualifier de conservatrice et de populiste.

 

Une amère déception pour tous les progressistes de la planète.

 

Tout comme la pensée de la politique éducative de son prédécesseur, l’actuel président fleurte avec des mesures inspirées du principe de la carotte et du bâton. 

 

Avec G.W.Bush et son programme « No Child Left Behind », on punissait les écoles ne réussissant pas à hausser les « scores » de leurs élèves et l’on récompensait celles y parvenant. Au final, ce programme fut soldé par un constat d’échec avec les révélations de manipulation de chiffres de la part de plusieurs écoles, par l’exclusion des étudiants les moins doués ainsi qu’en raison des récentes statistiques sur la médiocrité académique des jeunes américains dans les principales matières de base.

 

Ici, le nouveau président ne s’attaque pas aux institutions d’enseignement comme le fit son prédécesseur, mais s’en prend directement au personnel enseignant. Méthode différente, mais même logique basée sur l’idéal du « rendement » si prisé par les idéologues de droite américains.

 

En effet, Barack Obama blâme les instituteurs pour les déboires du système éducatif américain. Il envisage de payer au mérite les plus « performants » et de simplement congédier ceux qui ne « livrent pas la marchandise » selon les critères établis par le Département de l’Éducation.

 

Mais une telle mesure ne générerait-elle pas des manœuvres malhonnêtes comparables à celles du No Child Left Behind Act? Et qui déterminerait les évaluations des enseignants?  Les écoles? Les élèves? Les parents?

 

Les écoles auront tendance à falsifier les données si elles connaissent une rareté de personnel enseignant; les élèves attribueront de mauvaises évaluations aux professeurs les surchargeant trop de devoirs; les parents jugeront les performances des enseignants en fonction des dires subjectifs de leurs enfants ou des notes biaisées par les écoles; et cela est sans compter les différences socio-économiques d’une région, d’une ville ou d’un quartier envers un autre qui faciliteront ou compliqueront le travail des professeurs.  Ainsi, l’instituteur d’une école aisée aura sûrement moins de difficulté à faire apprécier son travail qu’un autre localisé dans un secteur plus problématique au niveau social.

 

Par ailleurs, cette nouvelle initiative ne tient pas compte des complications de la pratique de cette profession.  Le métier est ardu et les épuisements professionnels fréquents.  Est-il alors opportun d’instaurer un régime répressif dans un domaine qui pousse déjà au bout du rouleau bien des enseignants?  Une des conséquences serait sûrement l’accentuation des départs volontaires des professeurs.  Qu’on ne vienne alors pas râler lorsque les États-Unis connaitront une pénurie de professionnels de l’enseignement.

  

De plus, ce projet de Barack Obama vient de signer l’arrêt de mort de la lune de miel qu’il entretenait avec le mouvement syndical américain l’ayant pourtant supporté moralement et financièrement durant la campagne présidentielle.  En jetant la faute des ratés du système éducatif américain sur les instituteurs du secteur public, Barack Obama ne fait guère mieux que ses prédécesseurs républicains.

 

Incroyable! Ce sont bien les démocrates avec ce président se proclamant l’un des plus progressistes de l’Histoire qui détiennent maintenant les clefs de la Maison Blanche et la majorité au Congrès?  On a de la difficulté à le croire.

 

En vérité, le tort ne retombe pas entièrement sur le corps enseignant.  Il est trop facile de pointer du doigt un groupe précis en les accablant de toutes les responsabilités. 

En fait, l’échec revient à toute la société américaine : les parents ont délaissé leurs enfants en s’investissant trop dans leurs occupations professionnelles et dans l’accumulation de biens matériels; le gouvernement n’a pas cherché à établir des programmes de conciliation travail/famille; les entreprises ont négligé leurs employés en les accaparant avec de plus en plus de tâches au détriment de leurs vies familiales au nom de la productivité-à-tout-prix.

 

Cette proposition de Barack Obama nous rappelle que les américains sont, au fond, des conservateurs acharnés dans la sphère sociale nonobstant leurs affiliations au Parti Démocrate ou Républicain. 

 

Malgré l’accession de ce nouveau président qui ravivait bien des espoirs, il ne faut pas s’attendre à une transformation profonde de la psyché des États-Unis d’Amérique.  L’idéologie fondamentale demeurera semblable et l’avènement de la véritable révolution culturelle américaine semble encore loin à l’horizon.

 

 

Barack Obama n’a pas les moyens de ses ambitions

Le candidat démocrate à la présidence a le vent des les voiles à quelques jours des élections avec son programme qualifié de gauche en politique américaine.

Des idées d’un système universel de santé, surtout applicable aux enfants, de grands travaux publics comparables aux politiques keynésiennes des années 30 et de baisses d’impôts à la classe moyenne assorties d’une hausse de la participation à l’assiette fiscale des plus nantis séduisent un électorat désespéré devant la crise financière et économique frappant les États-Unis.

Mais Barack Obama a-t-il réellement la possibilité de mettre en pratique ses politiques socio-économiques?

L’éventuel futur président américain héritera d’une économie délabrée et d’une dette étatique incommensurable. Le compteur de l’endettement public américain ne cesse de tourner depuis l’accession de G.W.Bush à la présidence et le début de sa guerre au terrorisme ayant culminé avec l’invasion de l’Irak.

En fait, à ce jour, on estime à 10 000 milliards$ le niveau de la dette fédérale américaine. Alors comment, dans ce contexte, Obama pourrait-t-il financer ses projets de relance de l’économie et de renouveau du « rêve américain »?

Il propose d’alléger le fardeau fiscal de l’américain moyen en promettant de percevoir l’argent là où il se trouve, c’est-à-dire dans les riches corporations et dans le haut de la pyramide des revenus individuels. Mais cela ne ferait-il pas fuir le capital loin du territoire américain? C’est après tout le jeu des compagnies et des fortunés dans cette mondialisation néolibérale.

Barack Obama semble vouloir aligner son pays dans une nouvelle voie et ses intentions sont louables. Cependant, il est douteux que ses stratégies rapportent les buts escomptés. Il n’a simplement pas les moyens économiques de ses ambitions…

La fin de la droite

Tenons-nous le pour dit : l’idéologie de droite sera jetée aux oubliettes dans quelques années.

La dérape majeure des marchés financiers américains que nous connaissons actuellement est loin de se résorber. On parle même d’un état de panique. La crise n’est pas seulement bancaire, mais touche toutes les facettes de l’économie américaine et même mondiale. Récemment, on annonçait que la première caisse d’épargne des États-Unis, la Washington Mutual, sombrait à son tour sous la mer houleuse de la faillite.

Et cette fois-ci, la droite néolibérale de G.W. Bush ne pourra mettre les torts sur quiconque que sur elle-même, même avec son projet de financement d’urgence de 700 milliards$ dont l’efficacité est loin d’être garantie.

En déréglementant l’économie à tout vent, la droite américaine prétendait créer la richesse, mais il ne s’agissait que d’une prospérité à court terme qui s’essoufflerait de manière brutale une fois le point de rupture atteint. Et nous en sommes rendus là.

L’économie des États-Unis était sur le respirateur artificiel depuis plusieurs années. On a facilité le crédit en absence de barèmes ou limitations sans penser aux contrecoups futurs sur un système économique basé sur l’emprunt facile.

De plus, le gouvernement républicain ayant sabré dans les programmes sociaux afin de financer ses guerres impérialistes a favorisé l’instabilité économique en dénuant de recours sociaux les travailleurs américains affectés par le sans-emploi ou le travail précaire. Ce que la droite n’a pas compris est que les mesures sociales en matière d’aide aux chômeurs et aux démunis ou en rapport au droit de services de santé accessibles et gratuits permettent de réguler l’économie ainsi que de la protéger relativement des soubresauts des cycles économiques capitalistes.

Mais non. Ils ont dégraissé les budgets sociaux d’un État régulateur pour faire aveuglément confiance aux sacro-saintes lois du marché et à l’entreprise privée. On en constate les résultats aujourd’hui.

Même chose pour les promesses d’abondance du Consensus de Washington envers les pays sud-américains. Le FMI et la Banque Mondiale ont déréglementé les économies locales sous coups de menaces et obligé les gouvernements à privatiser les services publics sans considération des effets très négatifs sur le niveau de vie des habitants et en conséquence des partis politiques de gauche ont investi les parlements de ces pays afin de rétablir un certain équilibre social.

Le problème, c’est que cette idéologie de droite ne marche pas! L’économie selon la vision néolibérale est comparable à un camion qu’on laisserait sans chauffeur sur l’autoroute. Soyez certain qu’il se fracassera dans le fossé!

L’évidente incompétence au niveau économique de la droite vient d’éclater au visage de toute la planète. Après avoir dominé le paysage politique occidental et international depuis plus de 20 ans, elle a creusé sa propre tombe par sa négligence et son inconscience.

Par ailleurs, ce ne sera pas seulement ses préceptes économiques qui prendront la voie de sortie, mais aussi tous les aspects de ses conceptions réactionnaires en justice, en religion, en écologie ou en sciences sociales.

Elle aura perdu toute crédibilité politique après cette grave crise économique qui s’annonce et l’on assistera enfin à un retour de la raison et à une gouvernance éclairée soucieuse du bien-être des citoyens et de la préservation de l’environnement au-lieu de la crasse primauté des intérêts corporatistes sur tout le reste dont nous avaient habitué les idéologues de droite.

Voir aussi:

Une croissance à credit

L’économie américaine au bord du gouffre

La bourse au bord du gouffre financier

Frénésie boursière et endettements massifs

Le public toujours à la rescousse du privé

Certains penseurs de droite se plaignent que les pauvres se tournent toujours vers l’État lorsque les choses vont mal pour eux.

Mais le sauvetage du monde financier américain par le président américain G.W. Bush à coup de centaines de milliards de dollars aux frais des contribuables américains prouve que mêmes les capitalistes de Wall Street quémandent aussi du coté du gouvernement lorsque leurs portefeuilles d’actions sont menacés.

Pourtant, ce sont les premiers à réclamer une déréglementation de l’économie afin que l’État ne soit pas trop dans leurs pattes en laissant le champ libre aux affairistes. Leurs marionnettes républicaines ayant investi la maison blanche se détournent de la situation économiquement précaire de plusieurs concitoyens en leur coupant les vivres par des réductions de programmes sociaux tout en stipulant que ceux-ci sont trop onéreux, mais lorsqu’une crise financière frappe leurs riches contributeurs électoraux de plein fouet, ils n’hésitent pas alors à modifier leurs propres règles à leur avantage.

C’est pour cela que Bush et sa clique néoconservatrice renient leur philosophie économique de non-intervention car ils ne sont que les pantins d’une caste économico-financière qui s’est mise elle-même dans le pétrin. Ils instaurent un plan d’urgence afin de maintenir debout une maison qui branle sous ses fondations et ce seront encore les contribuables américains issus de la classe moyenne qui paieront la facture tandis que les plus nantis ne contribueront presque rien car l’administration républicaine a allégé leur fardeau fiscal depuis l’accession de G.W. Bush au pouvoir!

Les américains ne sont pas sortis du bois. Les États-Unis sont au bord de la faillite avec une dette accumulée astronomique dépassant les 9 000 milliards de dollars pendant que le déficit commercial des États-Unis atteignait 711,6 milliards en 2007, un quasi-record de tous les temps (le record s’est établi en 2006 avec 758,5 milliards).

Mais la droite américaine n’est pas responsable de cette débâcle, bien sûr que non. Elle n’avouera jamais ses torts. Elle attaque depuis toujours la gauche en l’accusant de proposer des mesures socio-économiques trop dispendieuses à la collectivité, mais elle-même n’a guère fait mieux en imposant des politiques économiques désastreuses et une coûteuse guerre impérialiste en Irak dont les motivations sont loin d’être louables.

Son règne a consacré la chute de la première puissance mondiale s’effondrant sous le poids d’un endettement étatique et personnel qui ne s’était jamais vu auparavant. Et l’on dit que la gauche est dépensière et irresponsable…

La colère de Gaïa frappe le Texas

L’ouragan Ike s’est déchainé dans la mer des Caraïbes et se dirige maintenant vers le Texas, patrie natale de l’infâme Président G.W.Bush et pilier du raffinement du pétrole américain.

La planète en a tellement marre de ces dirigeants politiques et de ces compagnies la violant impunément qu’elle a décidé de montrer de quel bois elle se chauffe à ces autocrates bourgeois au service des bandits corporatistes .

Alors, elle a envoyé son messager, Ike, pour leur faire comprendre qu’elle ne se laissera plus faire en attaquant directement le royaume américain du pétrole.

Pourtant, elle a déjà lancé des avertissements avec son dernier émissaire Katrina, mais ce président de pacotille et sa petite clique d’industriels ont préféré les ignorer et fermé les yeux devant la détresse de leur propre peuple en Lousiane.

Et cela se perpétuera sans cesse jusqu’à ce que les Hommes et les élites de droite comprennent enfin qu’il faut respecter Gaïa.

La pollution et les gaz à effet de serre sont des affronts constants pour une terre déjà à bout de patience.

Elle nous envoie des signaux et nous regardons ailleurs jusqu’au jour où elle perdra sa retenue et déferlera les pires maux sur l’Humanité.

Le pétrole avant les ours polaires

G.W. Bush vient de démontrer son incohérence en matière de protection des espèces menacées et sa faible adhésion à l’écologie.

Devant le danger de la fonte des glaciers arctiques causée par le réchauffement climatique, il a proposé, dans le cadre du «Endangered Species Act», une législation au Congrès vouant une protection plus étendue de l’ours polaire qui est menacé par la détérioration de son milieu naturel.

Cependant, il faut noter que cette idée n’est pas celle des républicains. En fait, cette initiative trouve son origine dans la démarche du représentant démocrate Edward Markey, président de la commission spéciale de la Chambre des représentants sur le réchauffement climatique et l’indépendance énergétique, qui désirait encadrer encore plus la survivance de cette espèce animale face à la prochaine exploitation de l’or noir en Alaska récemment permise par l’administration Bush. Les États-unis sont en manque de pétrole et désirent maintenant exploiter les ressources en carburant fossiles présentes sur leur territoire.

Mais, le « hic », est que la région spécialement touchée par les futurs forages, la mer de Chuckchi, pourtant à proximité d’habitats d’ours polaires, se trouve exclu de cette loi!

Pour le président Bush junior, l’environnement est un enjeu populaire dont son parti peut tirer avantage, mais il ne doit surtout pas contrecarrer le «Business as usual » de ses amis capitalistes.

Les républicains se montrent environnementalistes afin d’éteindre les craintes dans la population américaine face aux défis planétaires qui cognent à sa porte.

Ceci est « winner » sur le plan électoral, même si leurs intentions écologistes cachent des intérêts qui sont tout sauf préservateurs de l’environnement. En somme, les républicains sont « verts » lorsque cela fait leur affaire (voir Bush devient écologiste devant la montée du dollar canadien). Et encore là, leurs prétentions environnementalistes ne sont pas à la hauteur des attentes : le président Bush s’est montré hostile au pétrole albertain qu’il a qualifié de trop polluant à produire, mais celui-ci rentre toujours à flot sur le marché américain!

L’économie, selon eux, doit toujours et encore prédominer sur tout le reste.

Qu’importe la pérennité des races animales ou la préservation des milieux vivants qui se trouvent sur le chemin de la prospérité du monde des affaires, et surtout des méga-pétrolières.

Note: merci à Steeve C., un collègue de travail, de m’avoir rapporté cette nouvelle!

Bush devient « écologiste » devant la montée du dollar canadien

En début de cette année 2008, on pouvait lire que G.W. Bush était maintenant opposé à l’importation aux États-unis du pétrole issue des sables bitumineux de l’Alberta car celui-ci serait trop polluant à produire. En fait, il est maintenant interdit aux organismes fédéraux américains d’acheter cette énergie.

Certains diront que le président américain s’est éveillé à l’écologie, mais il faut savoir lire entre les lignes. La position de Bush concernant le pétrole albertain cache un autre motif.

Le dollar canadien a surpassé celui de l’Oncle Sam et cela suscite bien des préoccupations.Bush voit d’un mauvais oeil les dollars américains qui s’enfuient vers le Canada et qui compromettent la balance commerciale américaine. L’Amérique étant grande consommatrice de carburants fossiles, un déficit commercial énergétique pèse lourd dans la balance commerciale.

Si le dollar canadien était inférieur au dollar américain, ce président républicain ne daignerait pas profiter de cette manne énergétique à rabais.  Mais ce n’est plus le cas.

Rien d’écologique dans cette décision. Voyons au-delà des apparences.

En conséquence, on désire exploiter de plus en plus les gisements d’or noir de l’Alaska dans une volonté autarcique.  Alors, les américains vont puiser dans leurs réserves nationales de pétrole et conséquemment accroître leur dépendance envers l’importation étrangère lorsque ces réserves seront à sec.

De plus, avec cette nouvelle politique, Bush tourne le dos à son ami idéologique canadien Stephen Harper qui doit se poser des questions. On voit ici que les préoccupations économiques supplantent toutes les affinités politiques.

Finalement, il s’agit simplement d’une mesure protectionniste qui va à contre-courant de l’ALENA et du libre-échangisme dont les américains sont friands seulement lorsque cela tourne à leur avantage.