Peter MacKay le lèche-botte

L’armée canadienne en bon petit lèche-botte fidèle de l’Empire américain vient de donner un contrat de 274 millions $ à une firme américaine (Navistar) de l’Illinois dont la production se fait au Texas. 

 

1 300 camions sont ainsi commandés de l’autre coté de la frontière car selon le ministre conservateur de la Défense, Peter MacKay, l’industrie canadienne n’a pas l’expertise ni les moyens de produire ce genre de véhicules.

 

Mon œil !  Le Canada n’est pas le Bengladesh bordel !  Nous pourrions facilement construire ces camions en convertissant les usines abandonnées dans le domaine de l’automobile, particulièrement en Ontario.  De plus, l’entreprise Paccar dans les Laurentides qui a récemment licencié 600 travailleurs possède la logistique nécessaire à ce projet.

Mais non, le grand frère américain a besoin d’un coup de pouce et de l’argent des contribuables canadiens pour soutenir son économie en déroute.

On se demande bien où va l’allégeance des conservateurs : à ses commettants ou à ses amis de l’industrie pétro-automobile états-uniens?   

 

On peut dire que cela commence bien le plan de relance économique du gouvernement Harper. Afin de stimuler l’économie canadienne, on exporte la fabrication industrielle à l’extérieur du pays pour un montant d’un quart de milliard…

 

Ceci prouve encore l’incompétence du gouvernement Harper en économie… tout comme celle du gouvernement Bush aux États-Unis.

 

AJOUT AU 19 JANVIER 2009 : le Blogue « Majorité Silencieuse » a répliqué à ce billet par cet article et n’a même pas daigné publier mon commentaire de réponse.  Si la droite a peur de débattre, bien qu’elle se taise.

Voir aussi: Pourquoi « Majorité Silencieuse » ne veut pas débattre?

 

Le pétrole avant les ours polaires

G.W. Bush vient de démontrer son incohérence en matière de protection des espèces menacées et sa faible adhésion à l’écologie.

Devant le danger de la fonte des glaciers arctiques causée par le réchauffement climatique, il a proposé, dans le cadre du «Endangered Species Act», une législation au Congrès vouant une protection plus étendue de l’ours polaire qui est menacé par la détérioration de son milieu naturel.

Cependant, il faut noter que cette idée n’est pas celle des républicains. En fait, cette initiative trouve son origine dans la démarche du représentant démocrate Edward Markey, président de la commission spéciale de la Chambre des représentants sur le réchauffement climatique et l’indépendance énergétique, qui désirait encadrer encore plus la survivance de cette espèce animale face à la prochaine exploitation de l’or noir en Alaska récemment permise par l’administration Bush. Les États-unis sont en manque de pétrole et désirent maintenant exploiter les ressources en carburant fossiles présentes sur leur territoire.

Mais, le « hic », est que la région spécialement touchée par les futurs forages, la mer de Chuckchi, pourtant à proximité d’habitats d’ours polaires, se trouve exclu de cette loi!

Pour le président Bush junior, l’environnement est un enjeu populaire dont son parti peut tirer avantage, mais il ne doit surtout pas contrecarrer le «Business as usual » de ses amis capitalistes.

Les républicains se montrent environnementalistes afin d’éteindre les craintes dans la population américaine face aux défis planétaires qui cognent à sa porte.

Ceci est « winner » sur le plan électoral, même si leurs intentions écologistes cachent des intérêts qui sont tout sauf préservateurs de l’environnement. En somme, les républicains sont « verts » lorsque cela fait leur affaire (voir Bush devient écologiste devant la montée du dollar canadien). Et encore là, leurs prétentions environnementalistes ne sont pas à la hauteur des attentes : le président Bush s’est montré hostile au pétrole albertain qu’il a qualifié de trop polluant à produire, mais celui-ci rentre toujours à flot sur le marché américain!

L’économie, selon eux, doit toujours et encore prédominer sur tout le reste.

Qu’importe la pérennité des races animales ou la préservation des milieux vivants qui se trouvent sur le chemin de la prospérité du monde des affaires, et surtout des méga-pétrolières.

Note: merci à Steeve C., un collègue de travail, de m’avoir rapporté cette nouvelle!

Bush devient « écologiste » devant la montée du dollar canadien

En début de cette année 2008, on pouvait lire que G.W. Bush était maintenant opposé à l’importation aux États-unis du pétrole issue des sables bitumineux de l’Alberta car celui-ci serait trop polluant à produire. En fait, il est maintenant interdit aux organismes fédéraux américains d’acheter cette énergie.

Certains diront que le président américain s’est éveillé à l’écologie, mais il faut savoir lire entre les lignes. La position de Bush concernant le pétrole albertain cache un autre motif.

Le dollar canadien a surpassé celui de l’Oncle Sam et cela suscite bien des préoccupations.Bush voit d’un mauvais oeil les dollars américains qui s’enfuient vers le Canada et qui compromettent la balance commerciale américaine. L’Amérique étant grande consommatrice de carburants fossiles, un déficit commercial énergétique pèse lourd dans la balance commerciale.

Si le dollar canadien était inférieur au dollar américain, ce président républicain ne daignerait pas profiter de cette manne énergétique à rabais.  Mais ce n’est plus le cas.

Rien d’écologique dans cette décision. Voyons au-delà des apparences.

En conséquence, on désire exploiter de plus en plus les gisements d’or noir de l’Alaska dans une volonté autarcique.  Alors, les américains vont puiser dans leurs réserves nationales de pétrole et conséquemment accroître leur dépendance envers l’importation étrangère lorsque ces réserves seront à sec.

De plus, avec cette nouvelle politique, Bush tourne le dos à son ami idéologique canadien Stephen Harper qui doit se poser des questions. On voit ici que les préoccupations économiques supplantent toutes les affinités politiques.

Finalement, il s’agit simplement d’une mesure protectionniste qui va à contre-courant de l’ALENA et du libre-échangisme dont les américains sont friands seulement lorsque cela tourne à leur avantage.