La vraie politique

Laissez-moi vous instruire sur ce que devrait être la vraie politique.

 

La politique ne devrait pas être dédaignée par le commun des mortels.  La politique ne devrait pas être reléguée à un rang inférieur dans les intérêts des citoyens et être surpassée par la vie des stars du cinéma ou les aléas des équipes des sports professionnels.

 

La politique est le centre de notre vie sociale.  Elle représente notre volonté de vivre ensemble et notre aspiration à rechercher un consensus commun afin de permettre un milieu de vie adéquat pour nous-mêmes et nos descendants.

 

Vous n’aimez pas la politique?  Vous n’êtes pas seul.  Mais ce n’est pas la politique en soit qui est le nœud du problème, mais la façon dont on nous impose la politique.  En fait, la politique en 2009, ne sert qu’à préserver le statu quo et le pouvoir de ceux qui le détiennent.

 

Vous êtes-vous déjà demandé ce que serait la société sans politique? C’est-à-dire sans État ou gouvernement? Bonjour le chaos!

 

Imaginez un environnement social sans loi et règlement. N’importe qui pourrait dérober votre bien, vous agresser ou exploiter de façon odieuse votre labeur sans réprimande car aucune balise légale ne serait présente.      

 

La politique va de pair avec l’État de droit et sans celui-ci nous ne pourrions vivre dans une société digne de ce nom. 

 

Mais allons encore plus loin.  La politique ne se limite pas à la détermination arbitraire du cadre légal régissant les rapports entre individus, mais se prolonge aussi dans la capacité de pourvoir une juste subsistance matérielle pour tous et chacun. 

 

Sans une véritable redistribution équitable des richesses, n’importe quelle société ne pourrait atteindre et maintenir un stade viable de stabilité socio-économique permettant à tous ses membres de s’épanouir et de vivre des vies décentes.  En fait, aucun ordre social ne survivrait sans un équilibrage pondéré des richesses.

 

Ne soyons pas dupes.  Les élites économiques, les détenteurs des moyens de production et d’échange, désirent notre désaffection de la chose politique car cela permet leur prédominance et leur mainmise sur l’ensemble de la société.  Et c’est même cette désillusion de la politique qui les maintient au pouvoir car aucune volonté collective ne remet en doute leur hégémonie.

Avant de dire que vous n’êtes pas concerné par la politique, soyez conscient que la politique vous rattrape et décide pour vous sans votre consentement.

 

«Vous avez beau ne pas vous occuper de politique, la politique s’occupe de vous tout de même.»

Charles de Montalembert

 

La droite est inadéquate

La droite est néfaste à la continuation de l’espèce humaine.  Cette idéologie politique est désormais inadéquate devant le flot de problématiques qui assaillent le genre humain.

Elle défend, au mieux, le statu quo, et, au pire, la prolongation et le renforcement de ce système économique capitaliste qui détruit sur son passage l’équilibre de l’environnement, la justice sociale, l’égalité des chances, l’empathie et la compassion envers nos congénères pour les remplacer par le signe du dollar qui est maintenant devenu la nouvelle idole que tous adulent. 

Le néolibéralisme n’est que la phase ultime de ce régime économique s’apparentant à l’impérialisme, le stade suprême du capitalisme, décrié par Lénine et qui élève chaque homme contre son prochain et chaque nation contre une autre.

La démocratie n’a plus d’effet dans ce contexte car les véritables décisions sont prises au-dessus de la volonté populaire.  Le pouvoir économique transnational domine et l’influence des oligopoles commerciaux atténue les forces publiques.

Les politiciens ne sont que des pantins des hyper-bourgeois.  Ils se prosternent devant leurs seigneurs et lèchent leurs bottes en espérant obtenir leur faveur.  Ils ne sont que des prostitués vendant leurs âmes pour des rétributions monétaires au mépris des revendications populaires.  Il n’est alors pas surprenant que les électeurs se sentent inutiles et dénigrent le monde politique.
 
En plus, on projette les idées de la droite dans les médias contrôlés par les grandes corporations qui nous désinforment des véritables enjeux de notre époque.  Les mensonges sont tellement énormes que le battage médiatique les tourne en vérités.

En fait, on détourne notre attention des véritables parasites sociaux. Ils nous montent les uns contre les autres : la classe moyenne contre les démunis; les prestataires d’aide sociale contre les travailleurs; les syndiqués contre les non-syndiqués car cela sert les objectifs de la droite qui consistent à diviser pour régner tandis que les élites maintiennent leur pouvoir. 

Pendant que l’on se déchire pour des miettes, les nantis se gardent la plus grosse part du gâteau.

Du pain et des jeux

Notre civilisation n’a rien à envier au défunt Empire Romain antique qui régnait autrefois sur l’Europe.  Les classes opulentes des deux époques avaient bien compris de quelle façon amadouer la masse populaire en lui donnant le minimum nécessaire à sa survie tout en l’égarant de sa triste réalité avec des distractions futiles.

Comme le Colisée de Rome, nos stades et nos arénas de hockey ne servent qu’un but : faire sortir la vapeur émanant de la colère et de l’insatisfaction de la population et la dérouter dans l’adoration de jeux factices afin de lui camoufler le pitoyable état de la société. Le citoyen s’identifie à son héro sportif en regardant la télévision, bien assis sur son sofa avec une bière à la main droite et un sac de croustilles à la main gauche, au lieu de manifester pour une amélioration de son niveau de vie et de la qualité de l’environnement.

En fait, un exutoire dont tirent avantage les élites car de cette manière, les regards sont détournés de leurs activités et elles s’enrichissent impunément pendant qu’on adule les vedettes sportives à la télévision. 

Victimes de l’abrutissement par le sport professionnel commercialisé, nous sommes à  l’image d’un enfant dont on détourne l’attention afin de lui dérober son bien.