Les syndicats et la corruption

Lorsqu’on parle de corruption dans la construction, on accuse surtout les syndicats en les associant au crime organisé.

Évidemment, certains syndicats n’ont pas pattes blanches dans ce domaine.  Intimidation, chantage, favoritisme sont parfois évoqués.  Mais, ils sont malheureusement imbriqués dans un système corrompu dont ils ne sont que des acteurs insignifiants.

Leurs torts sont minimes devant ceux des vrais initiateurs de la corruption.

Demandons-nous quelque chose : qui soumet les appels d’offres, a remis les enveloppes brunes et fixé les prix en collusion avec d’autres?  Les firmes de génie-conseil ainsi que les compagnies de construction.

Ce ne sont pas les syndicats qui manipulent les coûts des projets.  Ce ne sont pas les syndicats qui magouillent en arrière de portes-closes et qui achètent le Parti Libéral du Québec avec des techniques de contournement de la loi sur le financement des partis politiques.

Or, dans les médias, on suppose que les syndicats sont responsables de la corruption dans la construction, parce qu’il est plus facile de les mettre sur les bancs des accusés que les puissants patrons et ingénieurs possédant maints contacts et amis bien placés.

En fait, l’Opération Marteau évoque la collusion de 14 compagnies de construction et Le Devoir parle d’un regroupement de 9 firmes d’ingénieries qui se situeraient au centre de tout ce scandale de la corruption dans la construction.

Encore et toujours, le mouvement syndical est éternellement un paratonnerre aux crimes du patronat acoquiné avec les médias contrôlés par les forces de droite.

Schizophrénique Amérique?

Les élections de mi-mandat aux États-Unis confirment un fait avéré: les électeurs américains sont autant imprévisibles qu’inconséquents.

Il y a deux ans, ils ont élu le premier président noir issu de la classe moyenne, contrairement à tous ses prédécesseurs, doté d’un vaste programme de redémarrage de l’économie et de réformes sociales et médicales.

La catharsis populaire fut à son comble et un véritable vent de changement soufflait sur cette Amérique embourbée dans une crise économique comparable à celle des années 30 du siècle dernier.

Mais, face aux puissants médias et lobbies des forces de droite, du conglomérat pharmaceutique et des compagnies d’assurances privées en santé, la popularité du nouveau chef de l’état fédéral ne cessa de décroître au fur et à mesure que leur propagande de salissage envers Obama s’intensifiait.  On le traitait de communiste, d’islamiste, voire de nazi, en dépit du sens commun et de la vérité.  Ses opposants semblent avoir bien assimilé ce qu’enseignait Goebbels: “Plus le mensonge est gros, plus il passe.”

La désinformation a tellement bien fonctionné que Barack Obama se verra contraint à plier aux demandes des républicains suite à la prise de contrôle de la chambre des représentants  par ceux-ci ou abandonner tout son programme de réformes jusqu’au prochain scrutin général en 2012, en espérant un revirement de situation.

Le Tea Party, cette nouvelle dénomination du Parti républicain visant à draper d’un linceul de nouveauté la même équipe ayant mené à l’endettement chronique du pays ainsi qu’à la crise financière et économique actuelle, gagne du terrain tandis qu’on blâme Obama pour l’empêtrement des États-Unis dans le marasme économique.

Comme si on pouvait faire changer de cap un navire aussi gigantesque que l’économie américaine en à peine 24 mois.  Pourtant, dans la dernière dépression, les effets du New Deal de Franklin Roosevelt ne se sont fait sentir que plusieurs années plus tard, et encore, il fallut un conflit mondial pour remettre l’économie des États-Unis sur les rails.

L’Amérique est schizophrène.  Un jour, elle élève au rang de sauveur un président ayant étalé ouvertement ses projets et, un autre jour, elle le punit pour avoir essayé de mettre en pratique ses politiques.

Il ne faut pas s’en surprendre dans une société foncièrement raciste et réactionnaire ancrée dans le matérialisme croyant encore majoritairement que le monde a été créé en 6 jours…

Corruption au Québec : la faute du Canada

La crainte d’une sécession prochaine du Québec étant écartée à moyen ou long terme,  le Canada anglais ne se gène pas pour taper une fois de plus sur le peuple québécois.

La revue Maclean’s déverse le fiel des préjugés anti-québécois en affirmant que le Québec est la province la plus corrompue au Canada.

Les velléités indépendantistes et l’État social-démocrate du Québec sont cités comme les causes directes de la corruption qui rongerait la Belle Province.

Ces dénigreurs de la nation québécoise, qui n’y connaissent apparemment rien à la réalité de chez-nous, détournent les faits historiques en oubliant que si le Québec est corrompu, c’est directement la faute des fédéralistes et des sbires francophones à leur service, pas des souverainistes portant sur leurs épaules une cause légitime!

Qui a détourné les résultats du référendum de 1995 pour sauver la fédération canadienne en instaurant un programme douteux de commandites en violation des lois électorales du Québec sur le financement des campagnes référendaires?   Les libéraux du fédéral avec leur petit porteur d’eau de service, Jean Chrétien.  À noter : la corruption venait ici de l’État fédéral, pas provincial!  Le Canada serait-il alors corrompu?

Qui a parachuté sur la scène politique provinciale un certain Jean Charest, ancien président du comité du NON en 1995 et pourfendeur des souverainistes?  Les fédéralistes canadiens.

Et qui a implanté au Québec une culture de corruption dans l’institution gouvernementale en moins de 7 ans de pouvoir?  Ce même Jean Charest, ancien ministre fédéral sous l’ère conservatrice Mulroney qui a connu un lot impressionnant de scandales, notamment avec l’affaire Oerlikon et les conflits d’intérêts de Stevens Sinclair.

Il apparaitrait que Charest ait appris à bonne école.

Aussi, à propos des conservateurs, les responsables de ce torchon propagandiste semblent tasser volontairement sur le bas-côté l’histoire du Parti Conservateur, présentement au pouvoir à Ottawa, qui elle aussi ne constitue pas un exemple d’intégrité –  on se remémorera encore la gouvernance houleuse en corruption de Brian Mulroney.

Sans compter l’attitude actuelle du cabinet du premier ministre Stephen Harper qui filtre l’information émanant du gouvernement et aussi des scientifiques fédéraux en environnement, comme s’il avait quelques scandales à cacher sur ses liens avec les pétrolières et les impacts écologiques de l’exploitation des sables bitumineux.

Et que dire de la présomption fallacieuse d’une relation entre la taille de l’État québécois et le degré de corruption?  Dans la mesure où les pays les plus corrompus sur la planète sont ceux abritant des pouvoirs gouvernementaux faméliques, on constate très limpidement le mensonge d’une telle assertion.

De plus, la société québécoise avec son faible écart entre les classes sociales prouve d’emblée que la justice sociale y est fort présente.  Ce qui contredit encore le lien entre la grosseur de l’État et la corruption rampante car une société contaminée par un avilissement du genre engendrerait à coup sûr des inégalités sociales très prononcées.

MacLean’s utilise comme prétexte la commission Bastarache et les scandales dans la construction pour vomir une diatribe anti-québécoise abjecte qui ne colle pas à une réalité politique québécoise n’ayant encore jamais connu tels scandales avant la venue du champion du fédéralisme canadien, John James Charest, au poste de premier ministre du Québec.

La revue canadienne use malhonnêtement d’une exception de l’histoire québécoise afin de diffamer une société parmi les plus éthiques au monde.  Pour preuve, nous nous empressons de faire enquête au moindre signe de corruption.  Ce qui ne semble pas être le cas dans le reste  « plus blanc que blanc » du Canada.

En somme, sans le Canada jouant dans nos affaires internes afin de nous dévier de notre destinée en tant que nation, il n’y aurait simplement pas de corruption au Québec…

Tea Party : un masochisme à l’américaine

La popularité montante du Tea Party aux États-Unis a permis récemment aux candidats de ce mouvement politique ultraconservateur de ravir les primaires républicaines aux Delaware, New Hampshire et dans l’État de New York.

Cette ascension qui se veut une réaction aux politiques keynésiennes du président Barack Obama puise sa force dans l’endettement public ainsi que le mécontentement suscité par la chancelante reprise n’ayant pas encore apportée une diminution du taux de chômage officiel qui voisine le 10% tandis que le taux réel est de 16%.

Pour les Tea Partyers, avec Glen Beck et Sarah Palin en figures de proue, l’État doit être réduit au minimum et il demeure vain de soutenir une économie ébranlée par l’une des pires crises de l’Histoire – ironique lorsque l’on sait que ce sont des républicains près des idéaux du Tea Party qui ont surendetté l’État fédéral et ont jeté les bases de la débandade économique actuelle.

Ces partisans du « moins d’État » dénoncent les onéreux programmes de stimulation économique d’Obama, mais oublient que la vaste majorité de l’endettement public américain est l’héritage des administrations républicaines Reagan, Bush père et fils comme nous pouvons le constater sur le graphique ci-contre.  Comparativement, il est à noter que le poids de la dette a été stoppé et même amoindri sous le président démocrate Bill Clinton.

De surcroît, la déréglementation du secteur banco-financier et de l’économie, encore l’œuvre de ces mêmes présidents républicains, est la cause directe de la présente crise économique.

Ainsi, les prétentions et politiques de ce succédané du Parti Républicain frôlent le masochisme.

Il propose aux américains les mêmes recettes ayant déjà démontré leur inefficacité comme s’ils n’avaient pas déjà payé assez cher l’expérience désastreuse de l’application de ces dogmes socio-économiques.

Et comment les américains peuvent-ils encore tomber pour ce genre de fadaises quand les prédécesseurs idéologiques du Tea Party – les dernières gouvernances républicaines – ont aussi brandi de pareils préceptes tout en chargeant par la suite le pays d’un passif budgétaire désastreux – contrairement à leur idéologie anti-État – que les générations futures devront payer?

Appuyé par de grandes corporations conservatrices telles que Verizon, AT & T, Philip Morris ainsi que des milliardaires du pétrole comme les frères Koch et moussé par la propagande des réseaux médiatiques de droite comme Fox, le Tea Party prend racine dans un terreau fertile caractérisé par des exacerbations du sans-emploi et reçoit en conséquence de plus en plus d’appuis chez les électeurs déboussolés malgré le bon sens et les vérités historiques.

La sainte croisade de Richard Martineau

Richard Martineau dans son « Franc-parler » publié le 11 septembre 2010 dans Le Journal de Montréal élève sur un piédestal la sainte chrétienté, tout en dénigrant au passage un monde musulman dangereux par son intégrisme et ses exactions sommaires.

En premier lieu, affubler de barbarisme une religion qui englobe près de 1,8 milliard d’individus sur la planète est tout autant irrespectueux que démagogique.

Tous les musulmans ne sont pas des terroristes ou des intégristes en puissance.  Martineau use d’une généralisation malsaine qui traduit son étroitesse d’esprit et ses préjugés xénophobes.

En second lieu, Martineau semble occulter l’héritage de l’histoire chrétienne qui elle aussi n’a pas brillé pour son humanisme.  A-t-il oublié les bûchés de l’inquisition qui carbonisaient les « hérétiques »?  A-t-il oublié les croisades avec son lot de massacres de musulmans au Proche-Orient?  Et se souvient-il de la prise de Constantinople par les croisés contre d’autres chrétiens de confession orthodoxe?

Pas très reluisant comme passé, n’est-ce pas?

Ainsi, nous sommes mal placés pour faire la morale aux musulmans.

Et surtout, il faut démontrer de l’empathie envers ces peuples de foi musulmane qui ont subi la brutale colonisation européenne pendant des siècles.  De plus, la création de l’État d’Israël et les occupations de la Palestine, de l’Irak ainsi que de l’Afghanistan sont des constants rappels de l’impérialisme occidental qui domine dans l’ensemble de la sphère musulmane.

Difficile alors de jouer la vierge offensée.

Martineau ne prouve pas son intelligence ici en sortant une telle diatribe antimusulmane la journée même de l’anniversaire des événements du World Trade Center.

Il dénonce le sectarisme de l’Islam, mais en fait lui aussi preuve, tout comme les croisés du Moyen-âge…

Léo-Paul Lauzon et la désinformation‏

Voici une entrevue qui résume bien ma pensée.  Écoutez-la jusqu’à la fin!!!

http://www.985fm.ca/audioplayer.php?mp3=77643

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Nous autres, les sales gauchistes qui n’y connaissent rien à rien, sont toujours dénigrés par les médias qui favorisent les positions des grandes compagnies et des banques tout en brainwashant l’esprit du citoyen ordinaire.

Vous n’aimez pas la politique?  Vous dites que tous les politiciens sont des crosseurs?   Mais, ciboire, c’est normal!!!  Vous votez pour les partis des nantis (libéraux, conservateurs, etc.) au-lieu de voter pour des gens qui représentent réellement votre position sociale!!   Ce n’est que de votre faute si le cynisme se répand en politique!  Faites les bons choix et arrêtez de croire toutes les peurs que vous chantent les médias privés!

Vous voulez que la politique change?  Mettez au pouvoir les bonnes personnes qui vous comprennent!  Pas des parvenus qui se crissent bien de vos difficiles fins de mois et qui se vautrent dans la richesse tandis que vous avez peine à rejoindre les deux bouts!

Terre de confusion

Un ami blogueur, Hérétik, m’a fait découvrir cette nouvelle version vidéoclip de la pièce musicale « Land of Confusion » de Genesis, très populaire dans les années 80 et ici rééditée par Disturbed.

Disons simplement que ce clip correspond très bien à la pensée générale de ce blogue!

Remarquez les références au film « V pour Vendetta » et aux Lilliputiens des « Voyages du Gulliver ».

Evian et sa publicité contre-environnementale

J’ai tombé en bas de ma chaise en regardant cette nouvelle publicité d’Evian.

La compagnie se targue de procurer la jeunesse éternelle avec son eau embouteillée et utilise une publicité présentant des bébés tous heureux de boire de l’eau Evian.

Pourtant, l’eau fournie par les aqueducs municipaux est souvent de qualité égale et même parfois supérieure à celle offerte par les compagnies privées.

Mais, le pire, c’est que cette compagnie présente dans cette campagne publicitaire des bouteilles d’eau en plastique qui polluent l’environnement à un point tel que certaines études ont démontré des traces de plastique dans les poissons que nous mangeons!

Alors, il est carrément indécent de diffuser cette publicité qui contrevient à l’environnement et à l’avenir de nos enfants!

Dette publique : en finir avec la désinformation

La droite idéologique tente de nous faire avaler que le Québec est l’un des États les plus surendettés de la planète afin de nous faire entrer dans un délire de privatisations qui profiterait au monde des affaires.

Même Quebecor de Pierre-Karl Péladeau s’en mêle avec sa campagne propagandiste: Le Québec dans le rouge.

Cette entrevue de Paul Houde au 98,5 avec Louis Gill, économiste et membre du groupe Économie Autrement, tend à mettre en perspective notre endettement collectif en rapport à nos actifs financiers.

Selon son analyse et aussi celle de Léo-Paul Lauzon, notre dette NETTE approche les 42% du PIB, bien en deçà de la moyenne des pays de l’OCDE.

À écouter attentivement!    Entretien avec Louis Gill

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