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L’encyclique « inattendue » sur l’environnement du Pape François a fustigé les milieux ultraconservateurs américains pourtant très croyants et pourfendeurs avérés de la thèse du rôle de l’activité humaine dans le réchauffement climatique.  Même un journaliste de Fox News (Greg Gutfeld), chaine d’extrême droite aux États-Unis, a affublé le Pape du qualificatif d’«homme le plus dangereux de la planète».

L’évêque de Rome dénonce l’égoïsme des puissants employant les carburants fossiles pour engranger plus de richesses – tandis que les plus pauvres de la planète subissent les contrecoups de la hausse des températures –  et qui se complaisent dans leur inaction en évoquant l’implacable diktat du marché.  Le Pape François appelle ainsi à un changement de paradigmes économique, social et écologique afin d’assurer l’avenir d’un monde qui se détériore rapidement.

Le plus paradoxal est de constater une véritable dichotomie de foi entre un représentant divin sur terre naviguant habituellement dans l’intangible qui se réfère à des données scientifiques probantes pour étayer son discours écologique et des fondamentalistes chrétiens acoquinés au grand capital qui accumule de nombreuses ressources financières et matérielles à l’aide d’une science et d’une technologie utiles au capitalisme tout en réfutant simultanément cette même méthodologie scientifique sur laquelle s’appuie aussi la thèse plus que certaine de la causalité humaine dans le réchauffement climatique…