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Le maire de Québec Régis Labeaume tire à boulets rouges sur tout le mouvement syndical avec les problèmes des régimes de retraite en toile de fond.

Au lieu d’ouvrir la porte à une possible entente, il alimente le feu de la dissension avec des commentaires démagogiques et irresponsables envers ses employés municipaux afin de susciter une grogne croissante envers tout ce qui est syndical pour mousser sa popularité – une colère quasi irrationnelle qui ouvre la porte à tous les dérapages.

En effet, des menaces contre des employés de la ville et leurs familles ont été proférées : un récent communiqué de l’Association des payeurs de taxes de la ville de Québec (A.P.T.V.Q) affirme « qu’elle a répertorié les coordonnées des chefs syndicaux, des employés et de leurs familles et qu’il ne reste qu’à définir le jour et l’endroit de la partie de bâton de baseball ».

Pourtant, d’autres maires ont réussi à s’entendre avec leurs syndicats sans leur déclarer la guerre. Le non moins conservateur maire Jean Tremblay de la ville de Saguenay a réussi à atteindre un point de compromis avec ses salariés et Montréal en a fait autant avec ses cols bleus – ce qui démontre qu’ en faisant preuve de bonne foi de part et d’autre, une voie alternative à la confrontation est possible.

Bien que la ville de Québec soit composée d’une multitude de fonctionnaires syndiqués, on y remarque la prépondérance d’une idéologie conservatrice latente qui détonne avec tous les autres grands centres urbains de la province.  Les victoires électorales de plusieurs députés conservateurs fédéraux et caquistes au provincial (anciennement adéquistes) dans la région, une radio-poubelle (Radio X) vilipendant la social-démocratie ainsi que ses attributs et évidemment les élections successives de Régis Labeaume à la mairie tendent à le démontrer.

Il s’agit là d’un curieux phénomène de sociologie politique que la popularité du maire Régis Labeaume et du conservatisme dans une capitale nationale où pullulent les syndiqués….