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Cet article a été publié dans Métro Montréal le 17 décembre 2012

La société américaine a toujours été empreinte d’immobilisme social et politique.

La toute dernière des tueries dans la longue liste jonchant l’histoire récente des États-Unis, celle de l’école élémentaire Sandy Hook dans la tranquille ville de Newtown au Connecticut, est sans aucun doute la plus tragique, car elle a touché de petits êtres innocents, et marquera l’histoire de ce pays très longtemps.

Plus que jamais, le temps est venu pour les Américains de rouvrir la question de la possession des armes à feu qui, depuis le début de la république, est un droit quasi inaliénable sanctifié par le deuxième amendement de la constitution américaine –  un article qui a été édicté dans la foulée de la lutte pour l’indépendance contre l’Empire britannique au 18e siècle et qui se veut, à notre époque contemporaine, totalement suranné.

Avec l’amélioration technologique des armes à feu pouvant propulser des dizaines de projectiles à la seconde, la concentration de la population dans de grandes agglomérations urbaines, la précarité  économique poussant plusieurs personnes dans le désespoir le plus profond, le risque de tels massacres perpétrés par des individus à la santé mentale fragile avec un fusil à la main ne peut que s’accentuer.  En fait, il s’agit de la 31e tuerie depuis 1999.

En vérité, le peuple américain se doit de rentrer dans une nouvelle ère de sagesse populaire car les vies perdues de vingt enfants ne peuvent justifier aucun droit constitutionnel…