Mots-clefs

, , , , , , , ,

Ce texte a été publié dans Métro Montréal le 4 octobre 2012

Chantal Hébert évoque depuis un certain temps dans Les coulisses du pouvoir ainsi que dans sa chronique dans L’actualité la probabilité d’une coalition du Parti libéral du Québec (PLQ) avec la Coalition avenir Québec (CAQ).

Bien que cela soit possible sur le plan constitutionnel, si le lieutenant-gouverneur du Québec le permet, je ne suis pas d’accord avec une telle assertion.

Politiquement, ça se joue mal face à l’électorat.

À court terme, on voit mal une alliance entre ces deux formations politiques sans qu’un chef du Part libéral n’ait été désigné. Dans cette éventualité, Legault deviendrait premier ministre parce qu’il est le seul chef à avoir été élu en tant que tel.  Peu probable.

De plus, advenant une coalition avec un nouveau chef libéral, qui n’a pas été plébiscité en tant que premier ministre lors d’une élection générale, je vois mal la légitimité de ce possible gouvernement.

Par ailleurs, si un vote de confiance défait le gouvernement sur le budget et provoque des élections générales hâtives, l’odieux risque de revenir aux partis d’opposition qui pourraient y perdre des plumes.

Au fédéral, on avait évoqué une telle possibilité d’alliance pour éjecter les conservateurs du pouvoir sur une question budgétaire, sans jamais le faire.

Bref, il faut vraiment une crise majeure pour valider ce genre de « putsch » et ce ne semble pas être le cas ici.

Publicités