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Certains poussèrent un soupir de soulagement.  Le premier budget conservateur majoritaire n’a pas été aussi draconien que prévu dans son austérité –  les conservateurs ayant sciemment choisi de couper la poire en deux afin de ne pas nuire à la relance de l’économie.  Mais le pire est sûrement à venir.

Le budget consacre des coupures dans tous les ministères, laissant croire à une certaine forme d’équité interministérielle dans la méthode.  En fait, c’est mensonger.

Le plus inconcevable est l’émasculation du ministère de l’Environnement qui deviendra un simple organisme de certification des études-maison des entreprises d’exploitation de ressources naturelles, ainsi que la hausse future de l’âge de l’accès aux prestations de la sécurité de la vieillesse et du supplément de revenu garanti pénalisant les travailleurs à faible revenu.

Notons aussi les révisions des crédits d’impôt aux organismes caritatifs ou écologistes qui pourront être suspendues s’ils critiquent trop ouvertement le gouvernement et le retranchement de 378 millions $ en aide internationale.

Cependant, malgré les coupures généralisées dans l’ensemble de l’appareil gouvernemental, les subsides des ministères de la Sécurité Publique et de la Défense Nationale, eux, continueront à augmenter.

En effet, le fédéral a annoncé, il y a à peine quelques mois, la construction de nouvelles prisons à un coût de 4,8 milliards $ rendant risibles les 688 millions $ de restrictions budgétaires demandées par le gouvernement au ministère de la Sécurité Publique.

Même logique pour les Forces Armées : près de 100 milliards $ – ajoutés à la dette publique du pays – ont été injectés dans l’achat d’équipements militaires depuis l’accession des conservateurs au pouvoir et des augmentations de 2% par année sont prévu par le cabinet Harper.  En soustrayant les 1,1 milliard $ de coupes d’ici 2015, le budget de la Défense Nationale haussera tout de même de 300 millions $ au terme de l’exercice.

Soulignons aussi le maintien des subventions de 1,4 milliard $ à l’industrie pétrolière proche des conservateurs. Stephen Harper a vraiment le sens des priorités!

Apparemment, le principe « faire sa juste part » est aussi relatif dans la gérance des deniers fédéraux qu’il l’a été au Québec avec le dernier budget Bachand…

Niveau de difficulté de texte selon Scolarius d’Influence Communication : 173 (universitaire)