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Ce texte a été publié dans Métro Montréal le 13 mars 2012

Les pourfendeurs de la grève étudiante sont souvent les mêmes qui décriaient, il n’y a pas si longtemps, l’apathie sociale et la dépolitisation de la jeunesse québécoise.

Or, cette dernière vient de démontrer, avec l’élargissement de la protestation, qu’elle est bel et bien capable de se mobiliser face à des politiques aux antipodes des valeurs sociales ayant jadis été portées par leurs prédécesseurs qui croyaient à un idéal de société juste permettant un accès facile aux études supérieures, garantes de la formation de citoyens éclairés et conscientisés aux enjeux sociopolitiques, si nécessaire à la santé de la démocratie.

Maintenant, un bon nombre de ces mêmes prédécesseurs – parents et grands-parents –  regardent du haut de leur piédestal, et avec une certaine condescendance, leurs progénitures se battre pour préserver ce qu’ils ont autrefois réclamé et obtenu. 

Force est de constater que ces étudiants d’hier ont vite oublié que l’éducation est la principale arme contre l’asservissement d’un peuple et que l’ignorance permet à un régime autocratique de s’installer dans la passivité populaire – comme sous Duplessis.

En fait, ironiquement, ce sont désormais eux qui sont enclins à l’apathie sociale et à la dépolitisation…     

Niveau de difficulté de texte selon Scolarius d’Influence Communication : 270 (initié)