Le Printemps occidental

Ce texte a été publié dans Métro Montréal le 18 octobre 2011

Les divers mouvements « d’occupation » initiés par les « indignés »sur Wall Street à New York se répandent comme une trainée de poudre dans tout l’Occident et au-delà.

Les temps sont mûrs à la contestation populaire transnationale.  La hausse des prix des aliments partout sur le globe et la débâcle financière – ayant dégénéré en crise systémique du capitalisme –  ont planté les germes d’une opposition à l’ordre socio-économique existant.  Les chômeurs – souvent de jeunes diplômés – prennent d’assaut les temples de la finance et réclament plus de justice sociale.

Cependant,  le fait le plus ironique, au niveau historique de cet événement, est que ce « Printemps occidental » a succédé aux révoltes du « Printemps arabe », comme si le monde arabo-musulman avait allumé la mèche d’une révolution du paradigme social dans la civilisation voisine au nord.

Ironique, car la période du Moyen-âge occidental dans laquelle l’Europe fut plongée – se caractérisant par une noirceur philosophique et une perte de connaissances techniques – côtoyait un monde musulman fleurissant et qui conservait le savoir que l’Occident avait jadis perdu et qu’il se réappropriera quelques siècles plus tard grâce à lui.

Aujourd’hui, la civilisation occidentale s’enfonce dans une pénombre sociale dominée par les nouveaux prêtres de la finance et de l’argent, et c’est les voisins arabes qui nous éclairent encore une fois sur la voie à emprunter…

Niveau de difficulté de texte selon Scolarius d’Influence Communication : 220 (initié)

4 réflexions au sujet de « Le Printemps occidental »

  1. L’analogie est intéressante, mais les dynamiques sont tellement différentes…

    Cela dit, je suis d’accord pour dire qu’il est ironique de constater que le réveil vient de régions que nous croyions endormies tandis que nos terres l’étaient plus qu’elles!

    En espérant que ce réveil perdure…

  2. Attention avec les comparaisons à l’emporte pièce.

    Ca vas peut être faire comme l’ère hippies, les annés 60s, contre culture…
    En vérité TRÈS peu de gens en était, et l’ère était plutôt très conservative encore.

    Et c,est une comparaison valable…

    Pour être franc, je crains que ces mouvements au fond ne mène à rien.Regarder les commentateurs, leurs commentaires.. faites les calculs des nombres de manifestants.

    Le peuple ne se souleve pas, peut être. Une portion qui l’esprit ouvert, mais las majorité des gens sont apathiques.. ou même hostile.

    La vrai révollution… risque d’être de droite. Ou juste rien du tout. L’opposition à la guerre en Irak, ou en Afghanistan… baloune qui a plus ou moins dégonflé, pour être franc.

  3. Homme de peu de foi. Vous ne pourriez voir une révolution même si elle vous sautait en pleine façe.

    Pourtant, une révolte populaire mondiale est en plein ce que le monde a besoin.

    Les rangs des chômeurs et des exclus ne cessent de croître. Le changement est inéluctable.

    .

  4. Peu de foi? Et si il y avait des gens un peu aveuglé par idéologie, utopisme et idéalisme?

    On verra dans quelques mois.

    J’aimerais bien que cà devienne quelque chose, mais on connait l’humain. Il n’y aura probablement que des changements structurels modérés.

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