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La présente crise économique est particulière et diffère de la Grande Dépression des années 30.

Bien qu’elle présente des similitudes avec cette dernière – crédits élevés des consommateurs et écart des richesses-, elle se distingue par l’endettement chronique des États.

En effet, à la troisième décennie du siècle dernier, les gouvernements furent mieux équipés pour faire face à une crise que ceux du début du troisième millénaire, car leurs finances n’étaient pas ankylosées par d’énormes dettes publiques, en raison du faible interventionnisme étatique qui prévalait dans les « années folles » d’avant le Krach de 1929.

Mais, de nos jours, les États, devenus plus interventionnistes justement en conséquence de la première dépression et du second conflit mondial, ont hérité d’une charge fiscale accrue avec un transfert de l’assiette fiscale – sévissant depuis les années 80 – des entreprises aux simples contribuables qui réduisit leurs revenus.

Donc, non seulement la perturbation économique actuelle comporte un gonflement dangereux du crédit chez les particuliers qui ont dû s’endetter pour maintenir leur niveau de vie en raison des écarts de revenus croissants et de la hausse du coût de la vie, elle se combine aussi avec des mauvaises créances des États.

Les anciennes recettes de stimulation économique ne marchent plus.  Elles ne donnent aucun résultat.  La crise est si systémique et la demande si atone, qu’une potentielle reprise économique est de plus en plus éloignée.

Contrairement à la dernière débâcle économique, aucune reconstruction de l’Europe, aucun Plan Marshall, aucune « Trente glorieuses », ne viendront sauver la mise d’un ordre économique ayant lui-même creusé sa propre tombe avec des politiques néolibérales inadéquates.

Peut-être, enfin, l’humanité cessera de confier aveuglément sa destinée aux lois du marché et se réappropriera la mainmise sur son avenir….

Niveau de difficulté de texte selon Scolarius d’Influence Communication :  202 (initié)