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Ce texte a été publié dans Métro Montréal le 5 avril 2011

L’autre soir, m’endormant dans les bras de Morphée, un rêve étrange s’empara de moi. Le monde n’était plus ce qu’il est.

Tous roulaient en petites voitures électriques. Des éoliennes pullulaient sur toute la surface du globe, autant sur les océans que sur les continents. D’immenses panneaux solaires couvraient les zones désertiques et on captait l’énergie des mers à l’aide de grandes palmes marémotrices.

Les villes, parsemées d’espaces verts ainsi que de petits plans d’eau, étaient traversées par des lignes de trains électriques tout en étant ceinturées de terres arables. Les dépotoirs n’empilaient plus de déchets. Tout était recyclé, et ce qui ne pouvait l’être était flanqué d’illégalité. L’argent n’existait plus. La communauté fournissait le nécessaire à tout un chacun en échange d’une participation active à la vie et à la prospérité de la cité.

Les politiciens avaient disparu. Comme dans le meilleur de l’antique république athénienne, les fonctions politiques étaient attribuées par tirage au sort. Les lois étaient entérinées par le peuple via des référendums populaires englobant de multiples projets de législation.

Tout à coup, je fus brusquement réveillé par mon réveille-matin et, déçu de ne pouvoir vivre dans ce monde issu d’un tel délire onirique, je bus mon café en regardant, comme toujours, les tristes nouvelles quotidiennes à la télé…