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Les nouveaux barbares ne brandissent pas l’épée.

Ils ne massacrent pas leurs adversaires ni ne violent leurs femmes ou déciment leurs progénitures mâles.

Leur opération se veut plus discrète et comment plus lâche.

Bien assis derrière leurs bureaux, accoutrés de vestons haut de gamme avec un étalement de diplômes de marketing sur les murs,  ils ont la loi de leur coté et portent en étendard l’effigie du sacré marché.

Ils décident de la vie de millions de gens et rayent d’un trait de crayon leur gagne-pain au nom du profit.

Leurs conquêtes ne se limitent plus au territoire, mais surtout aux richesses et au labeur des masses.  Il ne s’agit plus de prendre par la force, mais de manipuler les pensées.

En déferlant insidieusement sur un pays sous le credo du libéralisme économique, ils s’accaparent la force de travail de la population locale à maigre prix autant que les ressources en appelant ça le « progrès ».

Mais, en fait, les nouveaux barbares se soucient peu des conditions de vie de leurs nouveaux sujets.

Ils ne veulent que leurs biens pour agrémenter leurs portes-feuilles d’actions,  et ils l’auront.

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