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Séculairement et plus récemment, l’Irlande a connu ses sorciers.

Au temps antique des royaumes celtiques, le druide fut dépositaire des paroles divines et faisait office de guide spirituel.  Le suzerain et ses vassaux étaient soumis aux geis et aux maléfiques glam dicinn du druide, seul détenteur de la vérité et gardien du savoir ancestral.

De même, à l’époque contemporaine, les chantres du libéralisme économique à tout crin ont subjugué la populace à leur culte avec la promesse de lendemains meilleurs.

L’Irlande de l’après-guerre détonnait par rapport au reste des pays d’Europe occidental.

En effet, la mortalité infantile et la pauvreté pullulèrent tandis que l’espérance de vie et le développement économique atteignirent des bas-fonds.

Alors arrivèrent les apprentis-sorciers, ces druides modernes, consacrés dans le néolibéralisme et l’antiétatisme.

Ils jetèrent alors les sorts de la privatisation des services publics, de la déréglementation, de l’attrition des impôts, surtout pour les nantis et leurs compagnies.

Le sortilège fonctionna pendant un temps.  La richesse cognait à la porte de l’Irlande.  Mais,  la contrepartie ne se fit attendre et le tribut sera lourd à porter pour des générations à venir.

De telle sorte, qu’au début 2011, des mesures drastiques de réduction des dépenses sociales de l’État seront entreprises et le petit peuple en paiera la note afin de se soumettre aux volontés du FMI.

Et les acolytes des apprentis-sorciers, les suzerains contemporains, s’en sortiront sans trop de dégât avec les poches bien remplies…

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