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Lorsqu’on parle de corruption dans la construction, on accuse surtout les syndicats en les associant au crime organisé.

Évidemment, certains syndicats n’ont pas pattes blanches dans ce domaine.  Intimidation, chantage, favoritisme sont parfois évoqués.  Mais, ils sont malheureusement imbriqués dans un système corrompu dont ils ne sont que des acteurs insignifiants.

Leurs torts sont minimes devant ceux des vrais initiateurs de la corruption.

Demandons-nous quelque chose : qui soumet les appels d’offres, a remis les enveloppes brunes et fixé les prix en collusion avec d’autres?  Les firmes de génie-conseil ainsi que les compagnies de construction.

Ce ne sont pas les syndicats qui manipulent les coûts des projets.  Ce ne sont pas les syndicats qui magouillent en arrière de portes-closes et qui achètent le Parti Libéral du Québec avec des techniques de contournement de la loi sur le financement des partis politiques.

Or, dans les médias, on suppose que les syndicats sont responsables de la corruption dans la construction, parce qu’il est plus facile de les mettre sur les bancs des accusés que les puissants patrons et ingénieurs possédant maints contacts et amis bien placés.

En fait, l’Opération Marteau évoque la collusion de 14 compagnies de construction et Le Devoir parle d’un regroupement de 9 firmes d’ingénieries qui se situeraient au centre de tout ce scandale de la corruption dans la construction.

Encore et toujours, le mouvement syndical est éternellement un paratonnerre aux crimes du patronat acoquiné avec les médias contrôlés par les forces de droite.

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