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Quelle est la source de toute corruption politique?  Il s’agit, simplement, de l’ingérence d’intérêts particuliers dans la gestion des affaires publiques qui interfère avec les services collectifs.

Nous le constatons d’emblée avec la crise politique actuelle qui ébranle le monde politique québécois tant au niveau provincial que municipal.

La loi sur le financement des partis politiques instaurée en 1977 par le Parti Québécois est désormais caduque.  Une bonne idée pour l’époque, mais les nombreux stratagèmes de contournement élaborés au fil du temps ont venu à bout de sa viabilité.

Aux grands maux, les grands remèdes.  Il est maintenant temps de mettre le pied à terre concernant l’éthique en politique.

Le prochain projet de loi 113 désirant abaisser les contributions individuelles maximales de 3 000$ à 1 000$ et la volonté de rehausser à 82 cents par vote le financement d’un parti politique sont des mesures allant dans le bon sens.  Mais, elles ne mettront pas un terme à l’interférence privée dans le processus démocratique.  Il faut aller plus loin pour en finir avec ce mal qui ronge la politique québécoise.

Afin d’en finir avec la corruption politique, il est indispensable de repenser totalement le mode de subvention des formations politiques.

Premièrement, on se doit d’interdire toute contribution individuelle, entrepreneuriale, syndicale ou autre et ne permettre que le financement provenant de l’État en rapport aux nombres de voix obtenus lors des élections générales.  Ce serait la seule méthode afin d’assurer l’équité et l’égalité des chances pour tous les partis politiques lors des scrutins.

Deuxièmement, l’accès aux fonctions politiques et administratives de l’État devrait être interdit à toute personne siégeant sur un conseil d’administration d’une organisation exogène au domaine public, que cela soit comme député, ministre, secrétaire d’État ou directeur d’entreprise étatique.  Même réglementation pour un individu travaillant dans un poste de direction ou ayant des contrats de service ou de production avec une compagnie privée.  De plus, une personne possédant plus de 10% d’une entreprise cotée à la bourse ne pourrait envisager une carrière politique.

La politique se veut la gérance du bien commun et ne doit pas être corrompue par tout agent extérieur, tel qu’il soit.

Ajout: un nouveau parti pourrait recevoir du financement en rapport à son nombre de membres et ensuite, après une élection, se voir attribuer des contributions selon les voix obtenues, comme tous les autres.

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