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De nouvelles informations sur l’état de la planète ont été récemment dévoilées.

La menace sur la pérennité de la biodiversité et donc sur la capacité à nous nourrir est en péril.

Voici les grandes lignes :

–         le rythme actuel d’extinction des espèces est de 1000 fois supérieur à la normale.

–         De 1970 à 2006,  près du tiers de la masse animale a été rayée de la carte.

–         45% des espèces d’amphibiens sont en danger d’extinction, ce qui laisse présager une explosion de la population des insectes pouvant répandre plusieurs infections chez l’Homme, telle que la malaria.

–         25% des mammifères sont menacés de disparition.

–        Les abeilles sont atteintes de maladies dues à l’épandage massif d’insecticides et ainsi la pollinisation si vitale en agriculture risque de fléchir dangereusement.

–         en 2010, la consommation annuelle de l’être humain a dépassé la capacité de régénérescence des ressources terrestres.

Mais, que faisons-nous en réponse à ces malheurs annoncés?  Rien du tout.

Nous perpétuons un système économique autodestructeur sans se poser de questions.

Pourtant, si les adeptes des théories du marché et de la rentabilité appliquaient les mêmes raisonnements théoriques aux écosystèmes et au fonctionnement de la nature, ils constateraient que la faillite du capitalisme sous sa forme actuelle est imminente.

En effet, selon les préceptes de la comptabilité, avec ses actifs et ses passifs, si chers aux gourous du mercantilisme, la terre est présentement dans le rouge et le sera davantage si l’on ne dévie pas de la course actuelle.  Les richesses se raréfieront et la biomasse se rétractera jusqu’à faire vaciller toute la vie sur la planète.

Et quelles actions entreprendraient des administrateurs de compagnies privées dans une telle situation?  Ils limiteraient les dégâts.  Ils instaureraient des mesures afin d’assurer la survivance de l’entreprise en changeant de paradigmes tout en modifiant les anciennes méthodes de faire.

Alors, pourquoi ces petits génies de la finance et du commerce ne constatent-ils pas ce parallèle entre économie de marché et économie de nature et ne se contraignent donc pas à remettre en question tout leurs schèmes de pensée?

Le capitalisme a désormais atteint ses limites.  Si, autrefois, il créait de la richesse, dixit Adam Smith, maintenant, il en détruit.

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