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Il n’y a pas de réelle reprise économique en Occident.

Les informations de cette semaine le confirment.

Les bourses ont périclité et la confiance des consommateurs est à son plus bas.

La reprise escomptée ne s’est jamais pointé le bout du nez.  Au mieux, il s’agissait d’une relance « molle » ou sans emploi, selon les euphémismes positifs employés par les « grands économistes » pour caractériser cette crise économique sans précédent depuis La Grande Dépression des années 30.

L’Europe vivote. La production accrue en Allemagne et la croissance du PIB en Italie font contrastes avec le chômage latent en Espagne, en Grèce et dans de nombreux pays de l’Union économique européenne des 27.

Et les États-Unis, dont plusieurs ont sonné le glas d’une très anticipée effervescence économique salvatrice, s’embourbent dans une récession sans fin.   Le plan de relance du Président Obama n’a pu modifier une course économique désastreuse que seule une demande interne forte pouvait redresser.  Mais voilà.  La demande n’y est pas. Et pour cause.

Depuis le début de l’ère néolibérale, que l’on peut datée par l’élection de Ronald Reagan aux États-Unis et de Margaret Thatcher en Grande-Bretagne, la situation de la classe moyenne n’a cessé de se détériorer : allégement des impôts aux entreprises, iniquité indue dans la répartition des revenus et accroissement du fardeau fiscal du contribuable ordinaire ont pompé le peu de marge de manœuvre financière que possédaient les ménages.

Alors, ceux-ci se sont endettés pour maintenir leur niveau de vie tout en déboursant les frais pour des services publics de plus en plus pesant en raison du vieillissement de la population, des problèmes sociaux et des urgences environnementales.

Et pendant ce temps, les grandes entreprises enregistraient des profits monstrueux en profitant de subventions déguisées en raison de leur retrait à la participation aux revenus de ces États qui sont présentement au bord de la faillite.

Rien ne va plus.  La roulette du capitalisme a tourné… et le petit peuple a perdu.  Comme toujours, la maison – c’est-à-dire les maitres du jeu –  ramasse la cagnotte.

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