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Récession et déficit appréhendé obligent, le gouvernement Charest et son ministre Sam Hamad de l’emploi et de la solidarité sociale raclent les fonds de tiroirs en s’attaquant aux assistés sociaux, ces bandits de grands chemins qui vivent le grand luxe au frais des contribuables avec moyennement 675$ par mois.

Selon une récente étude gouvernementale, les soi-disantes « fraudes » dans le régime d’assistance sociale s’élèveraient en moyenne à 69 millions sur un budget annuel de 3 milliards de dollars.  Autrement dit, une goutte d’eau dans l’océan.

Par ailleurs, en divisant ce montant par le nombre de prestataires, soit environ 370 000 personnes, on obtient le chiffre faramineux de 189$ par année par assisté social.  Une somme pourtant insignifiante, mais qui peut faire toute la différence pour une personne vivant avec à peine 8 100$ annuellement.

Mais cette constatation n’empêche pas les sbires du ministère de l’emploi et de la solidarité sociale de courir après ces fraudeurs invétérés avec tous les moyens coercitifs possibles en dépit des éventuelles dérives et injustices d’une telle manœuvre. Nous avons pu le constater dernièrement avec la coupure sauvage et injustifiée des prestations d’une assistée sociale des Laurentides ayant souffert d’un anévrisme.

Cela n’est pas sans rappeler les Boubou Macoutes de Robert Bourassa, comme si les libéraux québécois avaient toujours tendance à frapper en priorité sur les moins chanceux de la société.

Bien sûr, il faut lutter contre la fraude, mais on se doit de s’attaquer aux vrais fraudeurs et non pas aux plus démunis de la société que l’on pousse souvent à déjouer le système afin de pallier à leur manque de ressources.

Mais qui sont ces véritables fraudeurs? Il s’agit des nantis qui usent d’évasion fiscale.  Il s’agit aussi des grandes entreprises qui reçoivent des congés d’impôt indécents et des subventions généreuses sans motif valable ou les entrepreneurs en construction routière obtenant de manière douteuse des contrats gouvernementaux juteux par un procédé d’appel d’offre corrompu (lire:Le vol de la dette publiqueCorruption libérale et  Convergence politico-médiatique).

Pour le gouvernement libéral, il est plus facile de mettre l’emphase dans les médias sur les têtes de turcs de l’assistance sociale qui n’ont pas droit à la réplique que sur ses riches copains donateurs au Parti Libéral extorquant le Québec d’une somme bien plus considérable que ces misérables millions.

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