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Les tiraillements et les viles attaques entre les deux principaux candidats à la chefferie de l’Action Démocratique du Québec, Gilles Taillon et Éric Caire, sont carrément pathétiques et l’on se demande bien s’il existe un avenir pour ce parti politique.

Le premier remet en question le parcours académique de son principal adversaire et le second doute de la capacité du premier en raison de la résurgence d’un cancer de la prostate.

On a rarement vu pareil déchirement et un tel éventail de basses manœuvres dans la récente histoire politique du Québec.

Comme toujours, l’ADQ fait preuve d’amateurisme en étalant sur la place publique ses dissensions internes.

La crédibilité de l’ADQ dans l’opinion publique s’en trouve directement compromise et ces incidents entachent davantage la piètre réputation des acteurs politiques et désabusent encore plus les citoyens envers les affaires publiques.

Imaginez une prochaine élection générale avec l’un de ces deux protagonistes comme chef du troisième parti en importance.  Si cette course à la chefferie est représentative du genre de tactiques pouvant être utilisées lors d’un scrutin québécois, nous pouvons s’attendre à une campagne électorale qui marquera l’Histoire pour son manque de décorum.

Récemment, on a pu lire que les deux rivaux chercheraient à mettre fin à cette guerre fratricide. Mais il est probablement trop tard.  Les torts envers leur parti sont quasiment irréversibles et seule l’accession à la position de chef d’un autre candidat pourrait opérer un sérieux coup de barre et permettre la survivance de l’ADQ.

Ainsi, Christian Lévesque se retrouve en meilleure posture que ses concurrents afin de rétablir le peu de pertinence de ce parti.  Par ses idées plus modérées et son comportement plus digne, il représente sans équivoque la meilleure option pour les partisans de l’ADQ qui désirent redorer l’image de leur formation politique.