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Bien que le premier ministre Jean Charest n’ait pas endossé entièrement la proposition d’un relèvement généralisé des tarifs évoqué par les jeunes de son parti lors de leur récent congrès, il semble qu’il s’engage tout de même sur cette voie.

«Nous avons annoncé lors du dernier budget que nous voulions faire une remise à niveau sur la question des tarifs et c’est de là que nous allons partir. Il y aura cette évaluation et nous verrons de quelle façon on peut agir, de manière équitable», a affirmé le premier ministre à la presse.

Ainsi, dans la ligne de mire se trouvent les tarifs d’électricité et conséquemment dans l’avenir ceux de tous les services gouvernementaux. En corolaire, toute hausse des impôts est écartée par le gouvernement Charest.

Cependant, contrairement à ce que croit le chef du Parti libéral du Québec, ce genre de mesures fiscales est tout sauf équitable.

Le concept de l’utilisateur-payeur va à contre-sens de la justice sociale et de la juste répartition des richesses.

En fait, une hausse globale des tarifs frapperait plus durement les classes démunies et moyennes que les nantis de la société, car plus élevé est le revenu d’un individu ou d’un ménage, plus facilement il peut absorber des nouvelles taxations sans diminuer son niveau de vie et envisager de couper dans ce qui est le plus essentiel, comme la nourriture, le logement, les médicaments, etc.

Somme toute, il s’agirait d’un impôt déguisé épargnant les citoyens les plus aisés et alourdissant du même coup la charge fiscale aux coffres de l’État des autres contribuables moins richissimes.

Seule une augmentation des impôts sur le revenu selon une table progressive peut assurer une perception fiscale équitable car elle porte sur la capacité à payer de chaque contribuable.

Mais si le gouvernement libéral désire y aller uniquement avec une majoration des tarifs des services publics afin de retrouver l’équilibre budgétaire au Québec, il devrait, par souci d’équité, établir ces nouveaux tarifs selon les revenus des demandeurs et non pas en rapport à une grille tarifaire uniforme et arbitraire.

Ce serait alors véritablement plus équitable.