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Aujourd’hui, on se serait cru dans les années 50.

Le PDG d’Hydro-Québec, Thierry Vandal, a voulu octroyer avec des fonds publics un don de 250 000$ au collège Notre-Dame, une école secondaire privée qu’il a lui-même fréquenté et qui est pourtant subventionnée à 60% par l’État québécois (l’un des taux les plus généreux parmi toutes les provinces canadiennes). De plus, il est le président du conseil d’administration de cette école!

Il s’agit ici d’un flagrant conflit d’intérêt.

Thierry Vandal, qui travailla jadis dans l’industrie pétrolière, est habitué de diriger une entreprise sans considération envers la justice sociale.  Les mauvais plis sont difficile à aplanir lorsqu’on a depuis toujours la mentalité d’un haut cadre du secteur privé accoutumé à arroser ses petits copains et ceux qui lui ont permis de gravir les échelons.

Malgré que l’institution d’enseignement privée ait refusé cette donation, il en demeure que le dossier soulève de nombreuses questions d’éthique dans le domaine de la gestion des entreprises publiques.

Est-ce que Hydro-Québec et toutes les autres sociétés d’État sont dirigés comme de vulgaires compagnies privées sans profession de foi envers les contribuables et le bien-être de la société québécoise?

On aurait tendance à le croire.

Pensons à la Caisse de dépôt et placement du Québec avec son ancien président Henri-Paul Rousseau, ex-décideur pour la Banque Nationale et la Banque Laurentienne, qui a quitté le navire de cette société publique lorsque que celle-ci naviguait en eaux troubles tout en empochant une prime de 380 000$ avant d’aller vendre ses services à Power Corporation.

Pourquoi toujours demander à des ressortissants du privé de venir gérer des institutions publiques lorsqu’on constate qu’ils n’ont pas la fibre morale ou sociale nécessaire à l’occupation de ce genre de fonctions ?

N’existe-t-il pas au Québec des gestionnaires formés et expérimentés dans la sphère du management public qui seraient plus aptes à gérer nos avoirs collectifs sans la fâcheuse tendance à copier les agissements du monde des affaires ?

Oui, probablement, mais ces gens pourtant compétents ne sont pas dans la clique d’affaires du Parti Libéral du Québec et ne pourront espérer occuper des postes de haute direction tant que ce gouvernement sera au pouvoir.

À lire: Hydro-Libéral